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Le corps de Raymond Gouardo exhumé

Faits divers


Les policiers ont procédé hier à l’exhumation du corps de Raymond Gouardo pour comparer son ADN à celui retrouvé sur Sabine Dumont, l’une des fillettes tuées en 1987.

Raymond Gouardo, qui a violé, torturé et séquestré sa fille pendant vingt-huit ans, était-il aussi un assassin d’enfants ? Lui n’est plus là pour témoigner, il est mort voilà dix ans. Alors, pour tenter de répondre à cette interrogation, l’exhumation de son corps a été ordonnée par la juge d’instruction d’Evry chargée du dossier.

Hier au petit matin, les policiers de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) et leurs homologues de Versailles, accompagnés des gendarmes de Coulommiers, ont procédé à l’opération au cimetière de Coulommes (Seine-et-Marne).

Raymond Gouardo, le « Vieux » comme Lydia le surnommait, y est enterré depuis 1999. Vingt-deux ans après les faits, la science va peut-être permettre de faire, enfin, avancer l’enquête.

Tee-shirt

« Son ADN va être comparé à celui retrouvé sur les vêtements de Sabine Dumont », précisait hier à France-Soir Jean-François Pascal, procureur de la République d’Evry. Sabine Dumont, c’est cette petite fille blonde de 9 ans assassinée le 27 juin 1987 alors qu’elle avait quitté son domicile pour acheter un tube de gouache, à quelques mètres de là (lire encadré ci-contre).

« Une trace ADN avait été identifiée en 1999 sur le tee-shirt de Sabine. C’est un ADN complet, la signature de l’assassin », explique à France-Soir Geneviève Dumont, sa mère. Pour elle, cette comparaison était une évidence depuis le début : « On l’a réclamée tout de suite, car le dossier de Sabine est le seul où un ADN a été isolé et conservé. »

Dans l’attente de ces résultats, les enquêteurs restent prudents. « On sait que Gouardo est allé dans le périmètre où les faits ont été commis. Il y a forcément quelque chose à creuser. Mais ce qu’il manque, ce sont des éléments matériels ou scientifiques », précisait une source militaire.

Des éléments qui pourraient être ainsi apportés par ces analyses ADN. La piste Raymond Gouardo, Geneviève Dumont, elle, a dû mal à y croire : « Ça ne colle pas avec le personnage… Mais il faut en être sûr à 100 %. Si ce n’est pas lui, l’enquête continuera de toute façon. Si c’est lui, c’est une nouvelle enquête qui s’ouvrira. »

Il faudra attendre une ou deux semaines avant d’obtenir les résultats. « On va attendre patiemment. Cela fait déjà vingt-deux ans que l’on attend. Nous ne sommes pas à deux semaines près… » confie la maman de Sabine, avec cependant l’espoir tenace de connaître, enfin, la vérité.

 


Sylvain Skirlo, 35 ans, est le compagnon de Lydia Gouardo depuis neuf ans. Joint hier par France-Soir, il a livré son sentiment à la suite de l’exhumation du corps du « Vieux ».

FRANCE-SOIR. Comment réagissez-vous à l’exhumation du corps de Raymond Gouardo ?
SYLVAIN SKIRLO.
Lydia et moi, nous étions en colère car nous n’avons pas été informés ! Hier (NDLR : mardi), Lydia a été convoquée au palais de justice de Meaux pour être entendue et personne ne nous a rien dit. C’est une voisine qui nous a alertés vers 8 h 30 en nous disant qu’il y avait de l’agitation au cimetière et que ça devait être pour nous… Je suis allé constater. Mais je n’ai pas pu m’approcher. Puis Lydia y est allée à son tour. Elle était énervée de ne pas avoir été mise au courant alors qu’elle coopère avec les enquêteurs. Maintenant, on espère qu’ils ne vont pas faire pareil pour la perquisition !

Le 12 mai dernier, policiers et gendarmes se sont rendus à votre domicile pour faire des devis, avez-vous du nouveau ?
Non, on ne sait toujours pas ce qui va se passer. Il y a deux ou trois semaines, les policiers de Bobigny nous avaient appelés car ils voulaient venir avec des experts du génie civil pour voir comment faire entrer une grue dans la maison. Mais, depuis, on n’a plus aucune nouvelle. Un autre policier devait nous rendre visite à ce sujet et finalement il ne s’est pas déplacé. De notre côté, on a fait venir un entrepreneur pour voir combien cela coûterait de casser plusieurs dalles. Il faut compter au minimum 50.000 euros… Ils parlaient de nous reloger à l’hôtel, mais c’est hors de question, avec les enfants ce ne serait pas pratique, surtout que ça devrait durer un moment.

A vos yeux, cette fouille est-elle toujours nécessaire ?
Oui. Je pense que Raymond Gouardo a caché des choses. Il a fait plein de trous dans les murs, Pourquoi ? D’après ce qu’on nous dit, ils vont peut-être simplement prélever l’ADN et abandonner l’idée de perquisitionner dans la maison. Mais il faut vérifier, il y a d’autres gamines qui ont pu être touchées. Il en a le profil.

 


Depuis l’automne dernier, les enquêteurs s’intéressent à la piste Raymond Gouardo dans les dossiers de quatre meurtres de fillettes commis en 1987 (lire nos éditions des jeudis 14 et 21 mai). Désormais, les affaires sont entre les mains des juges d’instruction de Meaux, Bobigny, Nanterre et Evry, qui le 19 mai dernier se sont réunis pour évoquer leurs dossiers respectifs.

Dans son livre Le Silence des autres, Lydia Gouardo avait soulevé, en mai dernier, l’hypothèse d’un père assassin. Policiers de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles, du service départemental de police judiciaire (SDPJ) de Bobigny, et gendarmes des sections de recherches de Paris et de Coulommiers tentent d’y voir plus clair. Qu’est-il donc arrivé à Hemma, Sabine, Perrine et Virginie, toutes disparues en mai et en juin 1987 ? Le mystère reste entier.

Le 30 mai 1987, Hemma Greedharry, 10 ans, était retrouvée à Châtillon-sous-Bagneux (Hauts-de-Seine) quelques heures après sa disparition. Elle était partie de son domicile de Malakoff pour acheter une équerre au coin de sa rue. Le 27 juin 1987, Sabine Dumont, 9 ans, était sortie (à Bièvres, Essonne) pour acheter un tube de peinture afin de reproduire un tableau pour sa grande sœur. Son corps sera découvert le lendemain à quatre kilomètres de là. Le 27 juin, le corps d’une autre fillette, Perrine Vigneron, disparue trois semaines plus tôt à Bouleurs (Seine-et-Marne), était découvert dans un champ de colza près de Chelles.

Enfin, le 9 octobre 1987, Virginie Delmas, 10 ans, était retrouvée à Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne), cinq mois après s’être volatilisée alors qu’elle jouait au pied de son immeuble de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis). Dans tous les cas, aucun suspect n’a jamais été identifié.

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Publié : 11/06/09 - 18h51
Mis à jour : 12/03/10 - 14h10
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