Devant le tribunal, lundi, des femmes de chambre new-yorkaises sont venues soutenir la cause de leur collègue Nafissatou Diallo.
« Shame on you, shame on you ! » (« Honte à vous ! »), ont-elles martelé sur le passage de Dominique Strauss-Kahn (DSK). En descendant de voiture – un gros 4X4 noir aux vitres foncées –, l’ex-patron du Fonds monétaire international a suscité la fureur d’un groupe de femmes de chambre, venues lundi devant la Cour criminelle exprimer leur soutien à leur collègue Nafissatou Diallo, absente à l’audience à ce stade de la procédure. Vêtues de leurs uniformes – blouses bleu clair à rayures blanches –, ces femmes manifestent leur colère. A New York, la plupart d’entre elles adhèrent au syndicat des employés d’hôtel lorsqu’elles embrassent cette modeste profession. Lundi matin, certaines d’entre elles avaient décidé de réserver à DSK un comité d’accueil peu amène. Quelques-unes portaient une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Une blessure faite à l’une d’entre nous est une blessure pour nous toutes. » Nul doute que l’affaire Strauss-Kahn les a heurtées au plus profond d’elles-mêmes. Penser que la probité de l’une des leurs, de surcroît une jeune veuve élevant seule sa fille de 15 ans, originaire de Guinée et habitante du quartier populaire du Bronx, puisse être remise en question par un riche client leur est tout simplement insupportable. Et ce d’autant que, quelques jours après l’arrestation du résident de la suite 2806 du Sofitel Times Square, un autre client prestigieux était épinglé par la police. Le 1er juin dernier, en effet, Mahmoud Abdel Salam Omar, 74 ans, ancien président de la banque d’Alexandrie en Egypte, était arrêté sur la foi du témoignage d’une employée de l’hôtel Pierre, un établissement de grand luxe situé sur la 5e Avenue, à deux pas de Central Park. L’homme d’affaires, selon cette femme de chambre noire de 44 ans, dit avoir été victime d’une agression sexuelle alors qu’elle venait changer les draps de ce riche client. Hier, au pied du tribunal, les femmes de chambre scandaient si fort leur révolte que leurs cris de réprobation étaient perceptibles treize étages plus haut. Au moment où Dominique Strauss-Kahn plaidait « non coupable » des accusations proférées par leur amie.
Un projet de loi a été déposé dans l'État de New York. Cette loi prévoit de rendre ...
6 commentaires
Ne pourrait-on s'en tenir aux faits en question sans qu'il y ait des débordements en tous genres ! cela ressemble aux manifestations où l'on rencontre toujours des casseurs (manipulés par d'autres intérêts)... Nafissatou dira tout... paroles de l'avocat qui espère gagner un max avec cette affaire !!! Elle restait cachée et d'un seul coup c'est le grand déballage avec force de détails... la copie a bien été relue avec un avocat qui en veut... c'est sont droit et cela va ressembler aux U.S. : très sordide parce qu'ils en sont friands !!!
De NY à La Haye, la 'justice' américaine reste égale à elle même: on ne juge pas, on lynche.
HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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nellyolson, le 21 sep à 19:55
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Jakyburn, le 20 avr à 21:02
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