Résultats Présidentielle 2012

» S'identifier
Mardi 28 mars, 15:58
Accueil > Actualité > Faits divers > Lettres de menaces - Les policiers explorent la piste de nostalgiques du SAC

Lettres de menaces - Les policiers explorent la piste de nostalgiques du SAC

Faits divers


Derrière ces trois lettres se cache le Service d’action civique, dévouée au service « inconditionnel » du général de Gaulle après son retour aux affaires en 1958.

Le corbeau présumé avait du plomb dans l’aile, au point d’être remis en liberté : Jean-Michel C., ce Montpelliérain au chômage de 47 ans interpellé mercredi et retenu trente heures en garde à vue dans l’enquête sur l’envoi massif au président de la République, à des élus UMP, à TF 1, l’AFP et France Télévisions de lettres anonymes contenant des menaces de mort et accompagnées de balle de 9 mm, a été mis hors de cause. Aucune charge matérielle n’a pu être retenue contre lui.

Deux policiers sont venus lui annoncer la bonne nouvelle vers 1 heure dans la nuit de jeudi à hier, alors qu’il était assoupi dans une geôle de l’hôtel de police de Montpellier. « Comme le délai de garde à vue est de 96 heures dans une procédure liée au terrorisme, il nous reste un crédit de 66 heures, au cas où… » précisait hier une source judiciaire. Une autre source précise : « L’hypothèse de l’existence d’un complice n’est pas exclue, nous y travaillons toujours ». Mais un élément majeur a conduit la section antiterroriste du parquet de Paris, en charge de l’enquête préliminaire, à faire libérer ce militaire de carrière à la retraite : d’abord, les lettres anonymes expédiées avant le mercredi 4 mars n’ont pas été imprimées sur son imprimante, qui a été analysée par des experts. De plus, les expertises graphologiques ne correspondent pas. Ensuite, le courrier reçu jeudi 5 mars par l’AFP a été posté la veille, dans la matinée, de Montpellier.

Plus de fautes d’orthographe


« Ce matin-là, le suspect n’a pas pu poster cette lettre… il se trouvait au palais de justice où il comparaissait dans une procédure de plaider coupable. Ensuite, il est directement rentré chez lui, un peu avant 13 heures, heure à laquelle nous l’avons interpellé. C’est pour cette raison que nous n’écartons pas l’existence d’un complice, dans l’hypothèse où c’est bien le corbeau », révèle cette source proche de l’enquête qui se base sur ce constat : les dernières lettres anonymes parvenues à l’AFP et à Jacques Blanc, sénateur maire UMP de la Lozère, expédiées les 3 et 4 mars sont différentes dans leur contenu, mais également au niveau de l’orthographe. « Les premières étaient truffées de fautes tandis que les dernières n’en comportent pas », dévoile une source proche de l’enquête.

Cellule 34


Sans abandonner complètement cette piste donc, les policiers du SRPJ de Montpellier et de la brigade criminelle de la préfecture de Paris explorent désormais celle de nostalgiques du feu SAC, le Service d’action civique qui servit le général de Gaulle de 1960 à 1981. Ils sont nombreux à s’être regroupé au sein d’une association baptisée MIL, dont le siège est à Béziers, dans l’Hérault. Parmi eux figurent des policiers à la retraite, ayant eu un rôle d’activiste dans le passé. « Le fait que le corbeau évoque une mystérieuse cellule 34 et utilise des termes militaires, mais qui sont aussi courant dans le langage policier nous laisse penser à un individu ayant évolué dans une structure militaire ou policière, ça implique une notion de groupe », analyse une source proche de l’enquête, avec cet autre constat : le calibre 9 mm dotait dans le passé les armes de service de gendarmes et de policiers et était utilisé dans les stands de tirs où ils s’entraînaient.

De plus, des nostalgiques du SAC naviguent dans l’entourage de Raymond Couderc, le député maire UMP de Béziers, un des premiers élus à avoir été destinataires de ces menaces de mort assorties d’un projectile de 9 mm. Or, selon une note confidentielle établie ces dernières semaines par les policiers du Service d’information générale (SDIG, ex-RG) de la Sécurité publique de l’Hérault. Ces membres actifs du MIL sont connus pour être de virulents anti-sarkozystes.

Pour l’heure, les enquêteurs restent très discrets. Ils ne veulent plus que leur opération se déroule devant des équipes de télévision.

Par Jean-Marc Aubert
C'est sur France Soir !

Plus d'articles Faits divers

Publié : 06/03/09 - 20h15
Mis à jour : 12/03/10 - 13h53
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit

SUIVEZ FRANCE SOIR SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX


FranceSoir l'e-mag en PDF
FranceSoir l’e-mag a 1 an
N° anniversaire gratuit à découvrir en PDF
Télécharger

France-Soir sur Facebook

Plus d’articles


Dernières vidéos

Audiences TV : Taxi est loin devant

» Voir toutes les vidéos

Les derniers commentaires

    Les membres les plus actifs

    • nellyolson nellyolson, le 21 sep à 19:55

      403650 points
      3716 commentaires

      En savoir plus sur nellyolson


    • HeyBaal HeyBaal, le 26 jui à 17:29

      391700 points
      5570 commentaires

      En savoir plus sur HeyBaal


    • pasloi pasloi, le 3 mai à 21:48

      254340 points
      2433 commentaires

      En savoir plus sur pasloi


    • Bluesun Bluesun, le 26 jui à 17:21

      238750 points
      2987 commentaires

      En savoir plus sur Bluesun


    • rafale rafale, le 25 jui à 23:39

      186400 points
      1063 commentaires

      En savoir plus sur rafale


    Quiz

    Testez vos connaissances

    Quiz Info : Insolites, Retraite, Football et Hollande


    Actu du jour en image

    Horoscope Quotidien 2012

    Minute Trente de Montvalon

    TV Tout sur Secret Stroy 6

    Faits Divers Les maisons de l'horreur