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Mont Blanc : La mort des deux alpinistes était inéluctable

Faits divers


Les deux alpinistes étaient bloqués du côté italien du Mont-Blanc depuis sept nuits et les conditions météorologiques étaient dantesques. Ils ont été retrouvés morts ce mercredi.

Ils étaient bloqués à 4.000 mètres d'altitude sur les Grandes Jorasses, partie sud du massif du Mont Blanc
Ils étaient bloqués à 4.000 mètres d'altitude sur les Grandes Jorasses, partie sud du massif du Mont Blanc SIPA/PureStock

Ils étaient bloqués à 4.000 mètres d'altitude sur les Grandes Jorasses, partie sud du massif du Mont Blanc à cheval entre la France et l'Italie depuis mercredi. Deux alpinistes français, un guide et sa cliente, ont ainsi passé sept nuits dans le froid. Ils ont été retrouvés ce mercredi. Retour sur la course contre-la-montre des secours.

Mercredi 9 novembre : La mort au sommet

Les deux alpinistes bloqués depuis près d'une semaine dans le massif du Mont-Blanc ont été retrouvés morts mercredi par les secouristes italiens à 4.050 mètres d'altitude. « Ils n'étaient pas dans un trou, mais tout près d'une arête enneigée, et sans sac de couchage. Je crois qu'ils étaient en train de descendre » a expliqué Oscar Taiola, le responsable du secours alpin pour la face italienne du Mont Blanc à l'AFP. Les secouristes ont aussi récupéré les sacs des deux alpinistes, qui sont impossibles à ouvrir car gelés par le froid. Les deux alpinistes avaient été repérés « immobiles » à 11h30, à 4.050 mètres d'altitude, par l'hélicoptère de la Sécurité civile et les gendarmes français, avait annoncé la préfecture de la Haute-Savoie un peu plus tôt. Le guide de haute montagne Olivier Sourzac, 47 ans, et sa cliente Charlotte Demetz, une alpiniste parisienne expérimentée de 44 ans, étaient bloqués depuis mercredi soir, 150 mètres environ sous la pointe Walker (4.208 mètres), le sommet des Grandes Jorasses. Les contacts téléphoniques avec eux s'étaient interrompus vendredi après-midi, faute de batterie. Dans les dernières conversations, le guide avait indiqué avoir réussi à creuser un trou dans la neige sous une corniche de glace.

Mardi 8 novembre : Des recherches vaines

Le ciel commençait à se découvrir mardi matin sur la face française du Mont-Blanc, mais il restait très couvert côté italien, là où sont bloqués les deux alpinistes. Les recherches entreprises mardi pour tenter de retrouver les deux alpinistes bloqués dans le massif du Mont-Blanc à environ 4.000 mètres d'altitude sous un épais brouillard ont été vaines, selon la gendarmerie. « Les probabilités de survie diminuent chaque jour, même si elles ne sont pas nulles », a déclaré à l'AFP le commandant du PGHM de Chamonix, Jean-Baptiste Estachy. Les secouristes français et italiens ont survolé à trois reprises les Grandes Jorasses, qui se trouvaient mardi sous les nuages et dans un épais brouillard, avec des vents atteignant jusqu'à 70-80 km/h. Dans la soirée, la température avoisinait les moins 9 degrés à 4.000 m d'altitude avec des chutes de neige, selon Météo France.

Lundi 7 novembre : Un espoir qui s'amenuise

L'espoir s'amenuisait lundi soir pour les deux alpinistes bloqués depuis plus de cinq jours dans le massif du Mont-Blanc à environ 4.000 mètres d'altitude par des températures avoisinant les -10 degrés, les recherches de la journée n'ayant donné aucun résultat. Deux nouvelles tentatives de sauvetage par hélicoptère ont été entreprises lundi malgré la persistance du brouillard côté italien, mais elles se sont révélées vaines. L'hélicoptère du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix a notamment exploré la face sud du sommet des Grandes Jorasses (côté italien), entre 3.900 et 4.200 mètres. Un médecin et un secouriste ont également été déposés sur la pointe Walker afin d'évaluer les conditions sur place. Après les premières recherches de lundi matin, « nous recherchons plus à l'est car nous savons que le guide était à l'est de l'itinéraire de descente » a indiqué le commandant du PGHM, Jean-Baptiste Estachy, en soulignant que la zone de recherche était « extrêmement vaste ». Il a tout de même reconnu : « L'espoir s'amenuise ». Et d'expliquer : « On a toujours de l'espoir parce que c'étaient des alpinistes expérimentés et bien équipés mais le temps ne joue pas en leur faveur. »

Dimanche 6 novembre : Des conditions "himalayennes"

Un guide et sa cliente s'apprêtent à passer une cinquième nuit dans un froid glacial, à 4.000 m d'altitude, sur les Grandes Jorasses, dans le massif du Mont Blanc, a indiqué dimanche la gendarmerie qui procédera à une nouvelle tentative de sauvetage lundi à l'aube. Dimanche, à quatre reprises, des hélicoptères italiens et français ont tenté d'aller récupérer les deux alpinistes, le guide de haute montagne français Olivier Sourzac, 47 ans, et sa cliente Charlotte Demetz, 44 ans. Mais « des conditions météorologiques himalayennes » ont bloqué les appareils, selon le secours alpin italien qui a précisé que ces appareils ne transportaient que le pilote et un guide alpin pour être les plus légers possibles. Impossible de les atteindre à cause de la neige et des rafales de vent qui soufflent en descente sur le versant sud « au risque sinon de mettre en danger la vie des sauveteurs », a expliqué Oscar Taiola, responsable du secours alpin de Courmayeur. Une équipe de huit guides partis de Chamonix et dont fait partie le frère de M. Sourzac, Bruno, a cherché à rejoindre à pied les deux alpinistes bloqués. Mais à cause des conditions météorologiques difficiles, ils ont dû quitter le refuge de Boccalatte (2.804 mètres) et redescendre dans la vallée, ont indiqué les sauveteurs italiens dimanche.

Samedi 5 novembre : Le moral est "plutôt bon"

Le moral des deux alpinistes était « plutôt bon » vendredi, ces derniers disposant d'un « réchaud en état de marche » et de vivres leur permettant «de durer un petit peu», a précisé  le commandant du PGHM, Jean-Baptiste Estachy. « Il est impossible de dire si les deux alpinistes sont encore vivants ou non. Ils peuvent survivre beaucoup de jours dans un abri car ce sont des experts », a estimé de son côté le docteur Enrico Visetti, responsable du secours sanitaire de la vallée d'Aoste. Et d'expliquer que pour survivre, les deux alpinistes doivent être dans un abri, protégés du vent et de l'humidité. Les deux Français sont bloqués du côté italien du Mont-Blanc mais les secours en hélicoptère ne peuvent se faire qu'à partir de Chamonix. Les mauvaises conditions météo sur le versant sud, avec une forte couche nuageuse à très basse altitude, empêchent en effet les hélicoptères de décoller. Côté italien, la météo ne devrait pas s'améliorer avant « mercredi matin », a d'ailleurs indiqué Alessandro Cortinovis, directeur du secours alpin valdotain.

René Desmaison avait survécu 15 jours
En février 1971, l'alpiniste français René Desmaison était resté coincé 15 jours à 300 mètres du sommet de la pointe Walker, avec son compagnon Serge Gousseault, qui était mort à son côté. Il avait raconté ce drame dans un livre intitulé 342 heures dans les Grandes Jorasses.

Par M.-E. W.-J.

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Réactions à cet article3 commentaires

  • Par nellyolson, le 10 nov à 10:23

    nellyolson
    j'en remet une chouche

    d'autant qu'iils étaient partie qu'avec des tel  portables pour un guide expert il n'avait meme pas de balise sur lui, de toute façon ça ne changera rien au dénouement de cette accident...



    Signaler un abus  
  • Par Yves38, le 10 nov à 12:30

    Yves38
    Une balise ?

    Vous vous croyez dans les années 70...


    C'était juste une sortie en montagne, comme des milliers d'autres.


    Ils ont été pris au piège par le mauvais temps (non prévus), qui est arrivé par le versant opposé à celui de la monté, et au moment de basculé sur le versant de descente, les a fauchés. Le vent les ont très certainement plaqués à la parois.


    Un traquenard imprévisible. Cela aurait été pareil sur la route, avec une plaque de gazole ou un pneu arriere dégonflé, pour aller s'enrouler autour d'un platane...


    c'est un accident !



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  • Par Anonyme-77656, le 10 nov à 14:40

    Anonyme-77656
    accident?

    Un expert doit savoir beaucoup de choses, sinon il faut l'appeler amateur et dans le cas présent novice!

    Dommage car cela fait 2 morts inutiles à l'arrivée!



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Publié : 09/11/11 - 15h53
Mis à jour : 09/11/11 - 16h02
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