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Sur les traces du tueur de la RN20

Faits divers


L’interpellation d’un homme de 46 ans a fait sortir de l’ombre les dossiers de plusieurs meurtres de femmes non élucidés, au début des années 80 dans l’Essonne. Toutefois, les enquêteurs demeurent prudents sur l’issue possible de ces affaires couvertes par la prescription.

Le 7 août 1983, le corps de Pascale Lecam, 21 ans, avait été retrouvé aux abords de la N20, dans le sud de l’Essonne. Jeudi, vingt-six ans plus tard, un homme a été arrêté et placé en garde à vue. Depuis, les enquêteurs le soupçonnent d’être impliqué dans trois autres meurtres, tous commis le long de la RN20.

Retour en arrière. Entre le 11 mars 1980 et le 7 août 1983, quatre femmes, âgées de 17 à 26 ans, sont découvertes étranglées – ou pendue pour l’une – en bordure ou près de la route nationale, dans la région d’Etampes. Deux le sont au même endroit, un château d’eau désaffecté au lieu-dit Mondésir.

A l’époque, les enquêtes du SRPJ de Versailles n’avaient pas abouti. Depuis 2006, elles avaient été reprises par l’Office central pour la répression des violences aux personnes. Comme le veut la procédure, à l’issue de chaque instruction, tous les scellés avaient été détruits. Tous, sauf trois mouchoirs jetables, souillés par des traces de sperme, retrouvés sous le corps Pascale Lecam et à proximité. En juillet 2008, l’ADN recueilli sur l’un des mouchoirs a été analysé par le fichier des empreintes génétiques (FNAEG). Un nom est sorti, celui de l’individu placé en garde à vue jeudi. Selon une source policière, l’homme avait récemment « fait son entrée » dans le fichier à la suite de sa mise en cause dans une affaire de violences. Gravitant dans les milieux nomades des ferrailleurs, il avait été placé sous surveillance. Avant d’être interpellé avant-hier.

Passage très fréquenté

Selon des sources citées par l’Agence France-Presse, il fréquentait le Pub Saint-Germain, à Paris, au début des années 80, dernier endroit où Pascale Lecam avait été vue vivante avant que son corps ne soit retrouvé dans un champ de Bruyères-le-Châtel, dans l’Essonne. Un portrait-robot de son compagnon de soirée avait été établi et les policiers avaient « planqué tous les soirs pendant trois mois, dans l’espoir de repérer quelqu’un y ressemblant », se souvient l’un des enquêteurs. En vain.

Aujourd’hui, si plusieurs éléments peuvent paraître de nature à suspecter l’individu du meurtre de la jeune femme, « le fait que son ADN ait été retrouvé ne constitue pas une preuve de son implication », souligne toutefois Jean-François Pascal, le procureur de la République d’Evry. En effet, l’endroit où le mouchoir a été retrouvé est un lieu de passage très fréquenté. Rien ne permet donc de relier l’objet à l’assassinat d’une manière certaine. Et quand bien même il serait prouvé que l’homme en garde à vue depuis jeudi est un tueur en série, le poursuivre en justice est a priori impossible. Le corps de Pascale Lecam a été retrouvé en août 1983. Or, à défaut d’avancées significatives dans l’enquête, le juge d’instruction chargé de l’affaire a clos le dossier quinze ans plus tard, en 1998. Alors, même si l’homme peut « parfaitement être déféré devant la justice, si les éléments recueillis lors de sa garde à vue s’avéraient suffisants, quitte à ce qu’aucune jurisprudence ne permette de le poursuivre », explique des policiers, la justice ne pourrait qu’acter de la prescription. En d’autres termes, l’homme, coupable ou non, ne serait pas poursuivi.

Magistrat instructeur

En ce qui concerne les autres assassinats de femmes, non seulement ils ne peuvent pas être reliés au ferrailleur, mais il n’est pas non plus certain qu’ils aient été commis par un seul et même tueur. Les enquêteurs de l’époque sont d’ailleurs intimement persuadés d’avoir résolu au moins un des trois autres dossiers, celui concernant la mort de Sylvie Le Helloco. La jeune femme, une Bretonne montée à Paris pour travailler comme serveuse, avait été retrouvée dénudée, enroulée dans une bâche, au lieu-dit Rougemont, dans l’Essonne. Les enquêteurs avaient réussi à démontrer que l’un de ses proches, un professionnel de la route, avait menti en prétendant que son véhicule était en panne le jour où elle a été tuée. De plus, le témoignage d’un autre familier de cette victime semblait également incriminer le chauffeur routier. Des éléments que le magistrat instructeur de l’époque avait jugés insuffisant pour le mettre en cause.

Par Guilhem Battut
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Publié : 15/05/09 - 18h54
Mis à jour : 12/03/10 - 14h06
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