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Quel bilan pour le « Mai 68 » arabe ?

Egypte, l'après Moubarak


Etat des lieux de la révolte arabe, pays pour pays.

En Syrie, la rébellion progresse et le régime de Bachar al-Assad est menacé
En Syrie, la rébellion progresse et le régime de Bachar al-Assad est menacé SIPA

En Tunisie, où tout a commencé, la révolution a été étouffée par l’armée, qui se présente comme la garante de futures élections libres, annoncées six mois après la nouvelle Constitution qui sera adoptée en juillet prochain.

En Algérie, la révolution a été tuée dans l’œuf par les annonces de réforme du président Bouteflika, réputé intègre et aimé pour avoir mis fin à une guerre civile (qui fit 150.000 morts). La chance de Bouteflika est que les Algériens ne veulent plus de révolutions. Ils lui sont par ailleurs gré d’avoir fait construire des logements sociaux et d’avoir « calmé » les islamistes par la loi de la « concorde civile » et en les associant au pouvoir.

Au Maroc, les révolutionnaires ne croient pas aux promesses de réformes du roi Mohamed VI qui annonce une monarchie constitutionnelle. Le « Mouvement du 20 février », très présent sur Internet, qui compte 45.000 membres, appelle de nouveau à manifester. Il revendique une « monarchie parlementaire », dénonce la corruption, le monopole de l’économie par le roi et réclame une séparation des pouvoirs religieux et politiques.

En Libye, les derniers raids de l’Otan sur des sites militaires et civils à Tripoli, Syrte, Al-Khoms, Al-Assa, Gharyen et Misrata, montrent que les Occidentaux (Français, Anglais et Américains) et l’OTAN ont compris que, pour sortir de l’enlisement, ils doivent frapper les forces terrestres de Kadhafi. Cela implique une interprétation extensive de la résolution 1973 de l’ONU, qui prévoit une zone d’exclusion aérienne mais pas de changement de régime ou d’intervention au sol. L’envoi d’armes et d’instructeurs (franco-anglo-italiens) et de drones américains pourrait accélérer la chute de Kadhafi, même si celui-ci mise sur une guérilla civile et les tribus qui lui restent fidèles.

En Egypte, Moubarak est jugé complice du meurtre de 846 civils lors des répressions du début 2011. Mais la révolution libérale du début risque d’être stoppée par l’alliance tactique entre militaires et Frères musulmans, qui ont appelé à voter dans le même sens lors du référendum du mois dernier, réaffirmant la loi islamique (charia) comme source de la Constitution et approuvé à 77 %.

En Syrie, la rébellion progresse et le régime de Bachar al-Assad est menacé. Le maire et deux députés de Deraa (fief rebelle) ont démissionné pour protester contre les répressions et ont été arrêtés. La levée de l’état d’urgence n’a pas calmé les révoltés, qui déplorent 340 morts. Désormais, ceux-ci crient « va t’en Bachar » et détruisent les photos du raïs et les statues de son père, Hafez al-Assad.

Les monarchies du Golfe demeurent les moins touchées. Il est vrai que les deux télévisions arabes qui ont le plus relayé les révolutions d’Afrique du Nord, Al-Jazira (basée au Qatar) et Al-Arabiya (Arabie saoudite), ont boycotté celles du Golfe. Dans le cadre du Conseil de coopération du Golfe, et avec la bénédiction de Washington, la monarchie sunnite minoritaire de Bahreïn a reçu l’appui en soldats de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis pour réprimer sans pitié les opposants liés à la majorité chiite qui réclamaient plus d’égalité. Il est vrai que les monarchies sunnites du Golfe craignent que les révoltes permettent aux minorités chiites, souvent assises sur des puits de pétrole, soient instrumentalisées par l’ennemi chiite iranien. Ainsi, au Qatar, au Koweït et dans les Emirats, les révoltes sont réprimées dans l’indifférence. 

Il n’en va pas de même pour le Yémen, dont le président Abdallah Ali Saleh, déplaît à ses voisins. Dans ce pays divisé en tribus rivales, les concessions n’ont pas calmé les révoltés. Certes, un récent accord signé sous l’égide du Conseil de coopération du Golfe, avec la bénédiction de Barack Obama, prévoit le départ de Saleh dans trois mois. Mais les révolutionnaires exigent le départ immédiat du raïs, qui se pose en unique garant de la stabilité face à al-Qaida, au sécessionnisme du Sud et aux rebelles chiites du Nord. Le président yéménite a même tenté de séduire les islamistes en dénonçant la « mixité contraire à l’islam », lorsque des milliers de femmes ont manifesté à Sanaa, Aden et Taez.

Non seulement le puissant parti islamiste Al-Islah a autorisé exceptionnellement leur présence, mais ils rappellent que Saleh, amateur d’alcool, n’est pas « islamiquement » crédible ou correct…

Anonyme
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Publié : 25/04/11 - 06h34
Mis à jour : 25/04/11 - 07h46
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