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Syrie : L’étau se resserre autour d’Assad

Révolte en Syrie


Alors que la France coupe les ponts avec Damas en rappelant son ambassadeur, la Ligue arabe étudie un « mécanisme de protection des civils » et demande aux Occidentaux de ne pas intervenir militairement.

Bachar al-Assad a fait ses études à l’école franco-arabe al-Hurriyet de Damas
Bachar al-Assad a fait ses études à l’école franco-arabe al-Hurriyet de Damas SIPA

C’est l’âge de raison pour la Ligue arabe. L’organisation politique, qui compte 22 pays membres, vient d’écarter (à titre temporaire) la Syrie de ses rangs. Naguère, elle aurait longuement hésité à sanctionner aussi fermement l’un des siens. Le « printemps arabe » est passé par là. Les dictateurs ne sont plus en cour dans cette instance qui leur était autrefois réservée. « Le régime syrien va payer très cher ce qu’il a fait », a ainsi averti, sans prendre de gants, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, en marge d’un sommet turco-arabe extraordinaire qui se tenait mercredi à Rabat (Maroc), réuni pour entériner des sanctions contre Damas. Quelques heures avant son ouverture, on apprenait l’attaque d’un centre des services de renseignement, situé aux portes de la capitale syrienne, par des troupes entrées en dissidence. Une première depuis la naissance du mouvement de contestation dans le pays. Dans la foulée était annoncé la création d’un conseil militaire provisoire, émanation de l’Armée syrienne libre (ALS), dirigée par Riad al-Assad, un colonel déserteur réfugié en Turquie depuis le mois de juillet.

Emboîtant le pas des révolutions tunisienne, égyptienne et libyenne, le soulèvement populaire contre Bachar al-Assad est né dans la ville de Deraa (Sud-Ouest) à la mi-mars. Les contestataires, qui au départ exigeaient seulement la levée de l’état d’urgence (en vigueur depuis près de cinquante ans), la libération des prisonniers politiques et la fin de la suprématie du parti unique, le Baas, entendent à présent faire chuter le régime. Sous pression, le dirigeant syrien avait dû céder du terrain, le 21 avril, en levant l’état d’urgence. Mais les rassemblements et la répression n’ont jamais cessé depuis. Selon l’ONU, la révolte syrienne aurait déjà fait plus de 3.500 morts. Sans compter les opposants, arrêtés par milliers (30.000 selon les militants des droits de l’homme). Torturés ou tout simplement éliminés pour certains par les forces de sécurité. Pour « arrêter l’effusion de sang », la Ligue arabe propose l’envoi de 500 observateurs (militaires et civils) dont on ne connaît pour l’instant ni le mode ni les lieux de déploiement. Le souci des dirigeants arabes est d’éviter, contrairement au cas de la Libye, une intervention occidentale.

Président "par accident"

Bachar al-Assad a fait ses études à l’école franco-arabe al-Hurriyet de Damas. Il y apprend l’anglais et le français, qu’il parle couramment. Il passe son baccalauréat en 1982 puis entame des études de médecine. Doctorat en poche, il exerce de 1988 à 1992 comme ophtalmologiste à l’hôpital militaire de Tishreen (banlieue de Damas), puis part pour Londres afin de se spécialiser en ophtalmologie, où il fait la connaissance de sa future femme, Asma al-Akhras, une Syrienne musulmane de confession sunnite. Bachar al-Assad avait à l’origine une faible appétence pour la politique. Hafez al-Assad avait préparé son fils aîné, Bassel, à prendre sa succession. Ce dernier, qui devait lui succéder, meurt dans un accident de voiture en 1994. Hafez al-Assad fait alors appel à son fils cadet. A la mort de son père, Bachar est élu président de la République par un référendum qui s’est tenu le 10 juillet 2000, le peuple syrien voyant en lui un réformateur qui démocratiserait le pays. A la suite de son élection, le régime se libéralise timidement, ce qu’on appelle généralement le « printemps de Damas ». Des centaines de prisonniers politiques retrouvent la liberté, des forums regroupant des intellectuels qui évoquent la démocratisation de la Syrie et la fin de l’état d’urgence en vigueur depuis 1963 voient le jour. Sous la pression de la vieille garde du régime, dont en particulier Khaddam qui craignait l’« algérisation » de la Syrie, Assad met fin à ce mouvement libéral en déclarant qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Il fait arrêter des dizaines d’intellectuels par la suite. Et le régime ne cesse de se durcir. En mars dernier, le mouvement de contestation prend de l’ampleur et les manifestations pour « plus de liberté et de démocratie » se multiplient dans le pays. Elle sont sévèrement réprimées.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU estime que plus de 2.600 personnes ont été tuées par les forces de sécurité Les cas d’enlèvement arbitraire et de torture sont encore plus nombreux, même s’ils sont plus difficiles à chiffrer.

Par Jean-Claude Galli
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Réactions à cet article8 commentaires

  • Par Anonyme-77656, le 17 nov à 08:40

    Anonyme-77656
    faut pas rever

    la ligue arabe incarnée par les laches regimes rabes(je parle de regimes) ne peut etre que le miroir de ces memes regimes,elle a pris une position inattendue et "inespérée" en demandant àu tyran de damas de partir,mais ce n'est que pacotille,dans les faits,le statut quo perdurera,aussi l'occident n'interviendra pas cette fois,c'est certain,le pauvre peuple de syrie n'a plus qu' à prendre son destin entre ses mains et declarer la guerre au regime.



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  • Par Anonyme-77656, le 17 nov à 08:50

    Anonyme-77656
    et hop comme une crèpe

    Pauv' tit Bachar, c'est le début de la fin .... !!



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  • Par Anonyme-77656, le 17 nov à 09:12

    Anonyme-77656
    La ligue arabe, avec son

    La ligue arabe, avec son "parrain qatari". C'est curieux le poids qu'à ce petit pays au sein de la ligue (sans doute les pétrodollars et le siège de la radio Al Jazirah) lance un ultimatum au régime syrien. La Ligue arabe (en fait par derrière l'Arabie saoudite et le gouvernement américain) et le gouvernement turc disent ne pas vouloir d'intervention militaire étrangère, mais curieusement le langage employé : "ultimatum" est bigrement un langage militaire.



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  • Par Anonyme-77656, le 17 nov à 12:44

    Anonyme-77656
    Et ailleurs....

    .... les taux se ressèrent autour de l'économie !



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  • Par Redomier, le 17 nov à 13:11

    Redomier
    N'oublions pas que Bachar El

    N'oublions pas que Bachar El Assad combat des Islamistes sunnites qui cherchent à le renverser depuis des années ; auparavant, ils faisaient de même avec son père .


    Car la famille est Alaouite (chiite )et dans la pensée musulmane , on n'aime pas trop les minorités.


     


    Les insurgés , s'ils parvenaient à leurs fins , comme en Tunisie , comme en Lybie , se dépêcheraient d'instaurer la Charia .



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  • Par aladine, le 17 nov à 13:29

    aladine
    un monde différent

    il est vraiment temps qu'il parte ,mais bon si c'est pour faire comme la tunisie,ce n'est pas la peine (un fanatique remplacé par un autre)et j'adore le mot (ultimatum)un mot qui ne ressemble guère a paix et ils désirent entrer dans l'europe et bien court toujours (ultimatum )pour la ligue arabe c'est la ligue de l'hypocrisie ,qui est derrière ?l'arabie saoudite cela veut tous dire !!!



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  • Par Anonyme-77656, le 17 nov à 17:56

    Anonyme-77656
    intox

    bonjour


    le général américain Wesley Clark chef d 'état major des USA en Europe a révélé dans on livre de mémoire que Rumsfeld avait prévu l agression contre la Syrie depuis les années 2000; nous y sommes !



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  • Par Redomier, le 18 nov à 12:22

    Redomier
    Intox , Les Syriens sont les

    Intox ,


    Les Syriens sont les protégés des Russes  depuis  des ....lustres .


     


    Que croyez vous ? Que les U.S.A. vont attaquer un petit pays aussi insignifiant que la Syrie  et se coltiner l'U.R.S.S. et la Chine à l'O.N.U.?


     


    Pour quel bénéfice ?


     


    Votre hypothèse  est absurde



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Publié : 17/11/11 - 07h59
Mis à jour : 17/11/11 - 08h00
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