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Carlos : "L'attentat du Capitole visait Chirac, c'est évident !"

Procès Carlos


Au quatrième jour de son procès devant la cour d'assises spéciale de Paris où il comparaît pour quatre attentats commis sur le sol français, Carlos a nié l'attentat du train Paris-Toulouse en 1982.

L'attentat du Capitole, le train Paris-Toulouse, a tué cinq personnes, en blessant 28 autres.
L'attentat du Capitole, le train Paris-Toulouse, a tué cinq personnes, en blessant 28 autres. SIPA/RETRO/WHEELER NICK/SOLA

Le 29 mars 1982, un attentat visait le Capitole, le train reliant Paris à Toulouse, tuant cinq personnes et en blessant 28 autres. Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, a nié ce jeudi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge pour cet attentat ainsi que trois autres, toute implication. Pour lui, c'est « évident » que cette attaque visait Jacques Chirac, alors maire de Paris et député de Corrèze. Avec cette dernière fonction, il arrivait donc à Jacques Chirac d'emprunter régulièrement cette liaison ferroviaire.

« Il y a eu une rumeur disant que c'était dirigé contre M. Chirac », a rappelé devant la cour le Jean-Jacques Plasseraud, commissaire aujourd'hui en retraite. Mais, a-t-il poursuivi, « dans l'enquête, rien ne nous a ramenés vers M. Chirac », pour lequel « il n'y avait pas de réservation » dans ce train. L'ancien commissaire a également argumenté que « le 29 mars 1982 était un lundi, or il ne paraît pas d'usage que les parlementaires rentrent dans leur circonscription en début de semaine. Pour nous, sur le plan de l'enquête, (c'était) sans consistance ».

Une autre piste que Jacques Chirac visé par l'attentat ? "C'est honteux"

Carlos cherche la preuve qui le désignerait vraiment : la bombe était « cachée derrière le siège de Jacques Chirac (...) C'est évident ! » s'est-il emporté. « Ce jour-là, il était en retard et ça lui a sauvé la vie ». Et que l'on puisse penser à une autre piste, « c'est honteux ! »

Le révolutionnaire et défenseur de la cause palestinienne argue d'une interview télévisée de Jacques Chirac du 14 juillet 2001. Empêtré par le journaliste qui l'interroge sur ces voyages « payés en espèces », Jacques Chirac, devenu président de la République en 1995, avait botté en touche, et expliqué ces agissements « pour des raisons de discrétion et de sécurité ». Alimentant lui-même la rumeur : « J'ai moi-même été l'objet d'un attentat dans le Capitole, que je n'ai pas pris à la dernière minute ».

Pour l'accusation, Carlos aurait ainsi voulu faire pression sur le gouvernement pour obtenir le libération de Magdalena Kopp, sa compagne allemande de l'époque et du Suisse Bruno Bréguet, deux membres de son groupe arrêtés en février 1982 avec des armes et des explosifs.

Gaston Defferre, alors ministre de l'Intérieur, avait reçu un courrier réclamant leur libération « dans un délai de trente jours », ultimatum assorti de « menaces de guerre » contre la France. Les empreintes digitales de Carlos identifiées sur le document ont par la suite été détruites. Un mois plus tard après la réception du courrier, une bombe explosait donc dans la soute à bagages du wagon numéro 18 du train express Paris-Toulouse.

"Beaucoup de sang, de verre et de morceaux de chair"

C'était « une vision d'horreur », a raconté Jean-Jacques Plasseraud. « Au fur et à mesure que je progressais vers l'avant, il n'y avait plus rien, (...) plus de compartiment, (...) plus de structure », mais « beaucoup de sang, de verre et de morceaux de chair ».

Trois heures après, des « amis de Carlos » revendiquent l'attentat auprès de l'Agence France-Presse. Le lendemain, c'est la préfecture de police qui reçoit un coup de fil « au nom de l'amicale terroriste de Carlos », coup de fil suivi d'un appel identique à l'AFP. Si Bréguet et Kopp ne sont pas libérés, dit au téléphone le correspondant anonyme, « nous avons d'autres projets encore plus désastreux ».

Ilich Ramirez Sanchez a alors ironisé : « Le mouvement des amis de Carlos... ça fait pas très sérieux, c'est des gens qui ont fumé un pétard », a plaisanté jeudi l'accusé, qui assure que ces revendications, « ça n'a rien à voir avec nous ». Le procès doit durer jusqu'au 16 décembre prochain.


Par Jean Rioufol

Réactions à cet article2 commentaires

  • Par Anonyme-77656, le 10 nov à 17:39

    Anonyme-77656
    En ce cas....;

    .... Carlos ne peut pas être foncièrement mauvais !



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  • Par pierre Challenge, le 11 nov à 13:27

    pierre Challenge
    Le sourire d'un assassin

    Ce sourire en dit long sur sa personnalité. Que la justice passe et qu'elle soit à la hauteur du crime. Asclépios http://pierrechallenge.overblog.fr



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Publié : 10/11/11 - 17h29
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