Résultats Présidentielle 2012

» S'identifier
Jeudi 08 décembre, 03:01
Accueil > Actualité > Politique > Jean Arthuis : Dette, euro, impôts... "Je lance un SOS"

Jean Arthuis : Dette, euro, impôts... "Je lance un SOS"

Politique


Président de la commission des finances du Sénat, le centriste Jean Arthuis supplie la gauche et la droite de se rendre compte que les dettes de la France sont devenues folles, que le monde a changé et qu'il faut en tirer des leçons. Très vite.

Le centriste Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat
Le centriste Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat SIPA

France-Soir. Quel diagnostic faites-vous de la crise des dettes souveraines, en Europe et aux Etats-Unis, aujourd’hui ?

Jean Arthuis. Depuis des décennies, nous n’avons pas pris la mesure des défis de la mondialisation. On a tenu des discours rassurants : « Je délocalise des emplois, mais c’est pour sauver mes emplois ici. » Surréaliste ! On a fait confiance à l’autorégulation de la sphère financière. Résultat : c’est le casino de la spéculation. On n’a pas pris conscience que les pays émergents avaient un vrai potentiel et une ambition forte. Aujourd’hui, ils produisent plus qu’ils ne consomment, alors que nous, nous consommons plus que nous produisons. Regardez les Etats-Unis : leurs usines sont maintenant en Chine. Tous les discours selon lesquels on peut s’en tirer sans industries ne sont que des boniments de foire.

F.-S. Vous annoncez la catastrophe ?`

J. A. On joue les prolongations, mais on ne tiendra plus longtemps à ce rythme. Le crédit nous a permis de reporter les échéances. On a pu continuer avec des discours convenus et ce déni de réalité qui caractérise les acteurs politiques autant que syndicaux. Mais on n’a pas mesuré la vulnérabilité que suscite le surendettement d’un Etat. Le surendettement, il faut en avoir conscience, tue l’indépendance nationale.

F.-S. Les Etats-Unis et l’Europe ont-ils pris la mesure du problème ?

J. A. Le plafond d’endettement des Etats-Unis avait déjà été augmenté de 140 % depuis 2000. Ce qui est fascinant, c’est l’accélération du phénomène. Certes, ils ont pris des décisions qui tendent à réduire en dix ans de 2.500 milliards de dollars leurs dépenses publiques. Un défi gigantesque, mais si ambitieux qu’on peut se demander si ce sera effectif. N’y a-t-il pas là, une fois de plus, un discours convenu ? Ça me fait penser aux annonces qu’avait faites Nicolas Sarkozy au soir de la conférence sur les déficits l’année dernière : il avait dit qu’on baisserait de 10 % en deux ans les dépenses de fonctionnement et d’intervention. Mais sur le budget 2011, si on obtient 1 % de baisse, ce sera un exploit, et je ne pense pas que 2012 modifie substantiellement la tendance.

F.-S. La note AAA de la France peut-elle être remise en cause ?

J. A. Nous ne sommes pas à l’abri… On va réunir le Parlement en session extraordinaire les 6 et 7 septembre pour approuver les engagements pris pour aider la Grèce. Mais pour prêter de l’argent à la Grèce, qu’est-ce qu’on a fait ? On emprunte. Autrement dit, nous accroissons notre dette. Comment faire autrement ?

F.-S. L’euro est-il menacé ?

J. A. La gouvernance de l’Europe est calamiteuse. On a fait le pacte de stabilité, sorte de règlement de copropriété de l’euro. Mais ce pacte est devenu un pacte de tricheurs et de menteurs. Certains Etats l’ont transgressé. Et les Grecs, eux, maquillaient carrément leurs comptes pour cacher le niveau de leur déficit et de leur dette. Ils trichaient, mais avec la complicité des autres Etats. Si on ne va pas très vite à une Europe fédérale, on n’échappera pas à une implosion de la zone euro. Il faut un vrai gouvernement économique pour prendre de vraies décisions. A Bruxelles, on aboutit très vite à des directives pour protéger les coléoptères. Mais quand il faut faire converger la fiscalité ou réguler les marchés financiers ou encadrer les CDS (credit default survey), c’est mission impossible. Les spéculateurs sont toujours au casino, les traders empochent toujours des rémunérations exorbitantes et l’Europe n’en finit pas d’arrêter ses positions.

F.-S. Vit-on au-dessus de nos moyens ?

J. A. Bien sûr ! Il y a deux sortes de pays aujourd’hui : les pays qui ont un fonds souverain et ceux qui ont une dette souveraine. Le pompon, c’est quand la France, endettée, veut se doter d’un fonds souverain. Pour le constituer, que fait-elle ? Elle emprunte !

F.-S. Ça va craquer ?

J. A. Ce n’est pas exclu. Ça fait trente-sept ans que l’Etat est en déficit et vingt ans que la dette sociale n’arrête pas de s’accumuler. On pousse devant nous une dette qui ne cesse pas de s’accroître et on ne dispose pas des ressources pour en assurer l’amortissement. La France doit se demander comment elle peut imaginer son nécessaire redressement sans remettre en cause les 35 heures, et un certain nombre de normes que nous avons édictées et que nous sommes incapables de financer.

F.-S. C’est un manque de volonté politique ?

J. A. Ce n’est pas seulement ça. Il faut totalement réorganiser l’Etat et les collectivités territoriales. C’est extrêmement lourd. Et puis, il va falloir réviser notre scénographie politique. Ce que je ne supporte pas dans la pratique politique française, ce sont toutes ces habiletés politiques, ce renoncement à la pédagogie, comme si on prenait les Français pour des sots. L’opposition droite-gauche devient mortifère. Dès qu’un camp commence à articuler des propositions de nature à résoudre les problèmes, le camp d’en face sort les arguments les plus archaïques pour garder le pouvoir. C’est consternant.

F.-S. Que préconisez-vous ?

J. A. Il faut revoir l’architecture de nos prélèvements obligatoires. On fait peser sur le travail le financement de l’assurance maladie et de la politique familiale. En faisant cela, nous accélérons les délocalisations, et nous nous tirons une balle dans le pied. Il faut financer autrement l’assurance maladie et la politique familiale. Comment ? Pour augmenter la montée en charge de la dépendance, il faudra augmenter le barème des droits de succession, donc pas question de s’en servir. Il faudra aussi faire disparaître la plupart des niches fiscales, mais les économies ainsi générées devront être affectées à la résorption du déficit. Il ne reste donc que la TVA. Appelons-la TVA anti-délocalisation ou TVA emploi, peu importe. Mais c’est en transférant le financement de la protection sociale sur la TVA que nous améliorerons la compétitivité. En 1987, les Danois ont décidé de supprimer les charges sur les salaires et de porter la TVA à 25 %. Que je sache, ils ne s’en portent pas si mal !

F.-S. Voterez-vous la « règle d’or » défendue par Nicolas Sarkozy s’il décide de convoquer le Congrès à Versailles ?

J. A. D’abord, ce n’est pas vraiment « la » règle d’or. La vraie règle d’or prohibe le recours à l’emprunt pour financer des dépenses de fonctionnement. Aujourd’hui, il s’agit d’introduire simplement dans la Constitution une procédure d’encadrement budgétaire, une projection pluriannuelle avec un plafond de dépenses et un plancher de recettes. Mais oui, je voterai cela, même si je doute qu’il y aura une majorité pour la voter. Mais j’insiste : en matière de lutte contre les déficits, rien ne remplace la volonté politique. Vous pouvez mettre tout dans la Constitution, c’est d’abord une affaire de volonté.

F.-S. Le gouvernement est en train de préparer le budget pour 2012. Est-on sur le bon chemin ?

J. A. Un budget est construit sur une hypothèse de croissance. Mais les gouvernements ont toujours tendance à la surestimer. Quand vous tablez, comme c’est le cas pour le prochain budget, sur une croissance à 2,25 %, j’ai peur que vous vous racontiez des histoires. C’est commode parce que si vous majorez votre hypothèse de croissance, vous minorez d’autant l’effort à accomplir pour tenir votre trajectoire de réduction des déficits… Dans ce budget, il faut qu’on trouve des mesures pour réduire de 10 milliards le déficit. Pour cela, il va falloir donner un nouveau coup de rabot sur les niches fiscales. Il y en a 468, qui coûtent 75 milliards. Un coup de rabot peut donc permettre d’économiser 4 à 5 milliards d’euros. Je pense qu’il faudra aussi augmenter la CRDS de 0,25 %, ce qui rapporterait 2,5 milliards. Il faut également faire de nouveaux efforts sur un certain nombre de dépenses de fonctionnement. On doit pouvoir économiser à peu près 2 milliards. Je ne suis pas favorable à un dispositif exceptionnel pour taxer les plus hauts revenus, qui serait payé par les employeurs : c’est encore rajouter de la complexité à notre législation fiscale qui l’est déjà trop. Mais je souhaite l’institution d’une tranche supplémentaire, au-delà de 150.000 €, de l’impôt sur le revenu à un taux compris entre 45 et 50 %.

F.-S. Faut-il revenir sur la TVA à 5,5 % sur la restauration ?

J. A. Je doute que le gouvernement soit prêt à s’y attaquer. Je le regrette. Mais toute augmentation de la TVA, pour moi, n’aurait pas pour objet de réduire les déficits, mais de financer autrement la protection sociale, pour réduire le coût du travail et ainsi retrouver des chances de retrouver des emplois.

F.-S. Souhaitez-vous une sorte d’union nationale sur ces questions ?

J. A. Les grandes réformes ne peuvent se décider et être mises en œuvre par un camp contre l’autre. Il faut transcender nos considérations partisanes et nos tactiques électorales. Inverser la tendance déficitaire doit nous pousser à mettre un terme à cette guérilla absurde entre la gauche et la droite. A l’heure de la mondialisation, les Français ont autre chose à faire que s’affronter de manière aussi clanique. C’est vraiment un SOS que je lance, un signal de détresse. La situation des finances publiques, c’est le marqueur de toutes nos inconséquences, de l’enchaînement de nos petites lâchetés. Et les gens le ressentent bien. Entendre la gauche dire qu’elle va ramener la retraite à 60 ans, ce sont des histoires à dormir debout. Personne n’y croit, pas même les militants de gauche.

F.-S. Vous risquez de ne pas être entendu en année électorale…

J. A. C’est justement en année électorale qu’on doit dresser un état des lieux. On a tout pour réussir mais, depuis des décennies, on est sur un mode de gouvernance qui nous envoie droit dans le mur.

F.-S. Voyez-vous « le » candidat capable de porter un tel message ?

J. A. Il faut travailler d’abord le projet. Après, on verra.

F.-S. Vous êtes plutôt Borloo ou plutôt Bayrou ?

J. A. Disons que je suis équidistant… Je souhaite une candidature centriste en 2012, mais cela n’aura de sens que si le projet a une vraie valeur ajoutée, et n’est pas juste une addition de ressentiments. Ce n’est pas l’antisarkozysme qui doit être la marque d’une candidature centriste : c’est l’ambition, la vision, le rassemblement et la confiance.

Christine Ollivier et Dominique de Montvalon
C'est sur France Soir !

Plus d'articles Politique

Réactions à cet article17 commentaires

  • Par Anonyme-77656, le 5 août à 08:44

    Anonyme-77656
    LA DETTE

    SOCIAL....SOCIAL...SOCIAL....IMMIGRATION....INVASIONN....SOCIAL....1OOOOOOO "DIX MILLIONS DE RENTES SOCIALES"

    Les Subventions MRAP SOS RACISME CIMADE etc......Le tarvailleur paye l'assisté rigole et vote......



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 5 août à 10:50

    Anonyme-77656
    Le mécanisme de la dette

    Comment la dette arrive sans qu'on le sache ?

    Le mécanisme est le suivant.

    .

    1 - Un maire dit : "on va construire un nouveau stade, ça donnera du travail aux chômeurs".

    Et les gogos d'applaudir : quel maire social, etc ...

    2 - les années suivantes, la feuille d'impôt réserve une grosse surprise : augmentation de 26%.

    3 - les contribuables s'imaginent qu'avec les grosses hausses des impôts locaux, il ont payés le stade.

    Erreur !

    4 - Le Maire a commandé les travaux du stade ... à crédit.

    Car le devis a, bien entendu, ... doublé !

    et le maire a eu peur de trop augmenter les impôts locaux : ce serait pas bon pour sa réélection !

    C'est à dire que les contribuables n'ont payés que 20% du stade.

    Le reste ... c'est la Banque qui a prêté.

    Comme ce n'est pas la 1ère fois que la municipalité emprunte, le maire vient donc d'endetter ... nos enfants, même ceux qui ne sont pas encore nés !!!

    .

    5 - Bien pire, malgré les emplois générés par la construction du nouveau stade, l'emploi total diminue, et le chômage augmente.

    Pourquoi ?

    Parce que les impôts locaux, dont la taxe professionnelle (aujourd(hui taxe sur les enseignes, encore plus juteuse) découragent les petites entreprises, les contraignent à fermer.

    De plus l'argent confisqué par les nouveaux impôts locaux freine la consommation, ce qui diminue les recettes fiscales.

    Le marasme s'installe.

    De nouveaux chômeurs apparaissent, en nombre supérieur aux emplois créés pour le stade !!!

    Bref, tout le contraire de ce qu'on enseigne à l'ENA !

    .

    6- Pour finir, les habitants de la ville du maire, contemplent le beau stade, et le bel éclairage public,

    mais n'ont rien dans leur assiette, et n'ont pas de quoi faire réparer la chasse d'eau.

    7 - Donc une bonne "relance" serait celle qui laisserait les citoyens aller chez l'épicier et chez le plombier.

    Au lieu de créer des emplois de constructeurs de stade, on crérait des emplois plus utiles d'épiciers et de plombiers.

    8 - Preuve :

    Pendant les 21 ans de socialisme Mitterand Jospin, de 1981 à 2002, on en a fait, des grands travaux !

    Mais le chômage a augmenté :

    1 200 000 en 1981

    3 000 000 en 2002

    .

    Et voilà pourquoi votre maire est muet !!!



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 5 août à 12:37

    Anonyme-77656
    Il faudra être lucides !

    Qui aura le courage de dire stop aux dépenses excèssives et non indispensables. Le social est donné n'importe comment et à n'importe qui .Il faut voire le train de vie des conseils égnéraux où il y a plétore de courtisnts .



    - Signaler un abus  
  • Par jospic, le 5 août à 13:20

    jospic
    entièrement d'accord avec

    entièrement d'accord avec vous mr arthuis.mais que les politiques s'appilquent la règle à eux-memes, qu'ils montrent l'exemple.j'ai lu cette semaine qu'on ne pouvait pas accéder au budget de matignon.


     



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 5 août à 13:22

    Anonyme-77656
    Bah à force

    d'enfoncer des portes ouvertes on se prend un mur ! Quand la Chine s'éveillera, l'Occident sera endormi.... et quand il se réveillera il sera en plein cauchermar. Gouverner c'est prévoir il paraît. Quant aux bilans présentés sont ils réels ou fictifs ? Des économies oui, suppression du sénat et diminution d'1/3 de nos députés.... bonne idée de programme pour le futur candidat. C'est le moment de faire de bonnes réformes, notamment celle de notre constitution et de notre code électsoral. Pas plus de 2 mandats renoouvelables 2 fois....



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 5 août à 15:56

    Anonyme-77656
    UN AVEU D'INCOMPETENCE

    "nous n’avons pas pris la mesure des défis de la mondialisation"


    Un tel aveu d'incompétence, avec un peu de dignité, mériterait cette conclusion:


    "JE DEMISSIONNE"



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 5 août à 16:36

    Anonyme-77656
    la dette la honte de la France

    Comment des gens responsables qui se sont gaver et piller le pays sans compter pendant plus d’une cinquantaine d’années puissent tenir un discours pareil à l’approche d’élections.

    Le pillage de la France commence dans les années 1962 pour en connaitre ou beaucoup de familles ont perçues des indemnisations dont certaines étaient totalement bidons .

    Nos politiques de droite et de gauche ont ouvert la vanne de la pompe à fric pour arroser tout leur milieu et gangréner nos services et toutes nos administrations par la corruption, véritable fléau et cancer par la jalousie et la surenchère des uns et des autres.

    La corruption moderne s’est de délocaliser nos emplois en Chine, en Inde et dans d’autres pays pour recevoir des produits de très mauvaise qualité et bientôt notre bouffe arrivera de ces pays , comme déjà les produits surgelés.

    La situation de la France, de l’Europe est de la faute exclusive de nos politiques de tous nos politiques qui n’ont aucune excuse sauf celle de fermer leurs bouches et d’avoir un peu de respect pour le peuple au regard de la Constitution pour ne plus se représenter.

    Entre 1964 et 1990, pour des associations une simple feuille A4 sur quatre lignes en indiquant sur l’honneur que le préjudice s’élève à tel … montant . Pour l’obtenir sans aucune enquête.

    Encore aujourd’hui , il faut malgré la crise continuer à donner des subventions à des associations totalement bidons et fantaisistes par nos régions et aussi par l’Etat.

    C’est mépriser le peuple, le manipuler et l’humilier encore plus chaque jour.

    Moi, je travaille depuis l’âge de 14 ans et je ne suis pas encore à la retraite après 61 ans…

    Certains arrivent en France via l’Union européenne et en invalidité et sans avoir cotiser un seul jour en France touche la retraite voir une aide.

    C’est la même situation avec la Sécurité sociale certains perçoivent des milliers d’euros à, l’étranger sur le dos du peuple français voir des retraités morts depuis plusieurs années et dont les familles à l’étranger perçoivent toujours la retraite et etc.

    C’est la situation de la France et après le français n’est plus en mesure de se faire soigner et en plus il n’a pas droit à la CMU.

    Vive nos politiques.

    Il faut demander à rapatrier le peuple somaliens en France bientôt se sont trois millions de personnes qui seront mortes de faim…

    Mais pour nos politiques ce n’est pas bien grave pour eux il ne s’agit que de somaliens, ici il n’est pas question de racisme. 500 .000 enfants qui crèveront dans une totale indifférence par un génocide intellectuel, mais pas question de traîner nos responsables devant le Tribunal pénal y compris des responsables de l’ONU.



    - Signaler un abus  
  • Par jean pierre g, le 5 août à 17:51

    jean pierre g
    excellent article

    c'est la première fois que je lis un article plein de bon sens. je ne peux donc qu'applaudir! 


    toutefois l'auteur reste dans la nuance etant pleinement conscient du manque de culture économique du francais moyen et des boulversements qu'impliqueraient la réalisation effective de ses propositions.


    c'est vraiment dommage......car, amon avis, c'est vraiment ce qu'il faudrait faire!


    Comptable et juriste de formation, ancien chef d'entreprise de 54 collaborateurs.......je ne sais vraiment pas pour qui je voterais a droite ou au centre aux prochaines elections présidentielles 



    - Signaler un abus  
  • Par gminterroge, le 5 août à 18:31

    gminterroge
    Constatations sans Innovation

    Mr Arthuis est comme Monsieur Le Pen, il pose les bonnes questions. Par contre les solutions espérer les trouver sur une médiane en Borloo et Bayrou, ca devient de la Science Fiction. Il n'existe pas dans son entourage de personnes capables de nous sortir du gouffre. En effet il est et côtoie des responsables de la gestion de la France depuis 27 ans (Giscard An1)et l'un des responsables de cette pétaudière. Il faut trouver des responsables qui ne travaillent pas pour leur fond de commerce, mais pour l'avenir. Ils doivent être suffisamment désintéressés pour accepter que leurs efforts et leur travail, il n'en auront pas les fruits, car il travaille pour l'avenir. En un mot des hommes ou femmes d'état et non des besogneux aux petits pieds qui courent après prébendes, honneurs, et argent.



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 5 août à 19:50

    Anonyme-77656
    le retour de Giscard !

    C'est un fait que Arthuis est un vieux routier de la politique.

    Demi-centriste, tout en nuances et rien en décision, fonctionnaire avec le sourire caractéristique du planqué sans véritables responsabilités,

    et ... bien entendu, européen depuis toujours, comme il était de bon ton dans les "cercles de qualité".

    La dette publique, il connait : il a contribué à la faire, en croyant, comme un bon élève, que c'était bon pour l'emploi, à cause du fameux effet de levier.

    Eh non ! c'est tout le contraire !

    Alors, ne pas compter sur lui pour que ça change !



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 6 août à 15:40

    Anonyme-77656
    dette

    dans le priver,,nous les aurions tous virer,,,

    pourtant,entourer d"experts,d"éconnomistes,de conseillers,des hauts fonctionnaires,et bien ,c"est élites de la nation on ruiner le pays

    pourquoi? tout simplement ,,ILS NE SONT PAS RESPONSABLES

    dans le priver,,la justice s"occuperais de NOUS,abus de biens sociaux,détournement de fonds,et les syndicats,puis saisie de nos biens,,,

    alors comme nos petites entreprises,c"est notre biens et notre argent,on ne peut se permettre de faire une erreur

    eux,c"est le contribuable qui règle leurs erreurs



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 6 août à 15:56

    Anonyme-77656
    intelligence pratique !

    Il a raison pour la TVA sociale (= moins de charges, plus de capacité d'embauche, possibilité de hausse des salaires, et frein aux délocalisation)

    Il a raison sur la réorganisation de l'état (économies énormes pour plus d'efficacité)

    Pour moi, la solution est là. Dans le programme Bayrou.



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 7 août à 18:31

    Anonyme-77656
    La fin de la dette pas pour demain

    De faire une analyse c’est bien, mais de dire ou de faire état qu’un politique est capable de sortir la France de cette situation ce n’est pas de l’utopie, mais de l’inconscience et je suis très inquiet que certaines personnes puissent penser le contraire.

    Un pays fonctionne suivant une règle qui est plus au moins appliquée à une famille.

    La situation de la France ce n’est pas un problème philosophique, intellectuel ou d’instruction ou d’avoir un bac + 35, qui dans cette situation ne sert à rien et strictement à rien.

    C’est quoi alors le problème ?

    Il faut que chacun se pose la question, lorsqu’un avion se crashe, on recherche les causes de l’accident.

    Pourquoi en France et en Europe on ne recherche pas les causes de la situation la réponse est dans la question.

    Une piste : lorsque tous nos politiques sont d’accords pour délocaliser pour le profit de quelques personnes qui entraînera par une réaction en chaîne la perte de dizaines de milliers d’emplois en rajoutant quelques Lois européennes par nos technocrates totalement stupides et incompétents sauf pour monter des dossiers pour leurs amis dans le cadre de leurs fonctions commissaires européens y compris même après l’arrêt de leurs fonctions.



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 8 août à 08:59

    Anonyme-77656
    deficit

    augmenter le pouvoir d'achat sans augmenter la dette? baisse immediate et obligatoire des loyers de 40 pour 100!!!



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 8 août à 09:59

    Anonyme-77656
    politesse

    Politesse bien ordonnéecommence par soi même


    La Grèce, l'Espagne, l'Agleterre, le Portugal ont déjà pris depuis longtemps certaines mesures, cellee de baisser les salaires et le pensions de leurs foncionnaires.


    La France doit prendre les mesures suivantes:

    Baisser les salaires et les penssions des hommes et femmes politiques de 30%

    avec pour eux 40 annuités de cotisation comme tout le monde et pension calculée sur les 25 meilleurs années

    Baisser le salaire et pensions des fonctionnaires de 15 % avec calcul des retraites sur les 25 meilleurs années comme tout le monde.

    Je rappel que la cours de compte signal:

    qu'au ministère des finance 60% des gains enregistrés par la suppression d'un fonctionnaire sur deux a été redistribué a ses fonctionnaire


    Un journal qui veut mériter ce nom ne peut faire l'impasse ni pratiquer l'omerta sur ces disfonctionnement de notre république


    Si la solidarité est inscrite dans notre devise républicaine " Fraternité" l'égalité a complètement disparue des écrans, des propos et des journeaux


    France soir je demande un grand titre



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 9 août à 06:39

    Anonyme-77656
    la dette

    mr ARTHUIS, est le seul a admettre les erreurs des gouvernements,je le crois sincère

    il me rappele un peu RAYMOND BARRE,il devrait se présenter trés vite



    - Signaler un abus  
  • Par Anonyme-77656, le 9 août à 12:39

    Anonyme-77656
    @gminterroge, le 5 aoû à 19:31

    "Constatations sans Innovation


    "----Mr Arthuis est comme Monsieur Le Pen, il pose les bonnes questions. Par contre les solutions espérer les trouver sur une médiane en Borloo et Bayrou, ca devient de la Science Fiction.---"

    ---------------------------


    Science fiction pour Boorlo ouiiiiiiiii lui qui a soutenu la politique sarkozyste depuis le début et qui y serait encore si sarkozy l'avait fait premier ministre!!!!


    En ce qui concerne F.Bayrou,faut être sacrement gonflé ,ou complétement sectarisé par son parti ,pour parler de science fiction en ce qui le concerne ,lui qui déjà en mars 2006 disait "nous nous dirigeons vers une crise économique,une crise politique et écologiste"...lui qui dénonça la dette....lui qui depuis des années se bat pour que les élites de tout bords travaillent main dans la main,lors de crises graves comme celle que nous traversons,lui qui dit depuis fort longtemps ,qu'il va falloir que les français se retroussent les manches et que les plus fortunés participeront aussi a l'effort national....lui qui ne promet rien aux français,sauf celui de travailler ensemble a la reconstruction du pays.....lui qui dit la vérité aux français et que, curieusement personne,ne veut entendre!!!


    La SECTARISATION...c'est la mort d'un pays!



    - Signaler un abus  
Publié : 05/08/11 - 06h08
Mis à jour : 05/08/11 - 06h10
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit

SUIVEZ FRANCE SOIR SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX


FranceSoir l'e-mag en PDF
FranceSoir l’e-mag a 1 an
N° anniversaire gratuit à découvrir en PDF
Télécharger

France-Soir sur Facebook

Plus d’articles


Dernières vidéos

Audiences TV : Taxi est loin devant

» Voir toutes les vidéos

Les derniers commentaires

    Les membres les plus actifs

    • nellyolson nellyolson, le 21 sep à 18:55

      403650 points
      3716 commentaires

      En savoir plus sur nellyolson


    • HeyBaal HeyBaal, le 26 jui à 16:29

      391690 points
      5570 commentaires

      En savoir plus sur HeyBaal


    • pasloi pasloi, le 3 mai à 20:48

      254340 points
      2433 commentaires

      En savoir plus sur pasloi


    • Bluesun Bluesun, le 26 jui à 16:21

      238750 points
      2987 commentaires

      En savoir plus sur Bluesun


    • rafale rafale, le 25 jui à 22:39

      186400 points
      1063 commentaires

      En savoir plus sur rafale


    Quiz

    Testez vos connaissances

    Quiz Info : Insolites, Retraite, Football et Hollande


    Actu du jour en image

    Horoscope Quotidien 2012

    Minute Trente de Montvalon

    TV Tout sur Secret Stroy 6

    Faits Divers Les maisons de l'horreur