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Police municipale : Estrosi veut faire école

Politique


A Nice, le maire Christian Estrosi, organise jeudi 16 juin les premières rencontres nationales de la police municipale. C'est l'occasion de faire le point avec le maire de la ville dont la police municipale est à la pointe dans ce domaine. Évolutions du métier, attentes des policiers, venue de Claude Guéant... Christian Estrosi répond aux questions de FranceSoir.fr

Christian Estrosi reçoit jeudi Claude Guéant qui doit faire des annonces concernant la profession
Christian Estrosi reçoit jeudi Claude Guéant qui doit faire des annonces concernant la profession SIPA

France-Soir. Vous avez développé la première police municipale de France. Est-ce parce que la police nationale ne peut remplir complètement ses missions ?

Christian Estrosi. Vous savez j'ai une conception forte de la sécurité. La mission de la police nationale reste une mission régalienne. La mission de la police municipale est particulière parce qu'elle est celle du maire qui est celle de la prévention.
La question est doit-on laisser la police nationale et la justice s'occuper de certains problèmes quand la police municipale peut le faire ? Après il y a une tendance lourde, en une trentaine d'années les effectifs des polices municipales ont quintuplé. Aujourd'hui c'est la troisième force de sécurité. On ne peut pas passer à côté de ce chiffre. Les policiers municipaux ont un statut particulier, ce sont des fonctionnaires publics territoriaux. Leur présence au plus près des territoires permet de décharger la police nationale qui peut se concentrer sur ses missions propres de sécurité.

"Souligner l'action de l'Etat"

F.-S. Est ce que le développement des polices municipales ne va pas créer une sécurité à deux vitesses entre les villes riches et villes pauvres ?

C.E. Non. A Nice j'embauche une centaine de policiers supplémentaires mais cela se fera sans augmentation de charges pour le contribuable. Je ne remplace pas un départ sur deux dans d'autres services. Ce renforcement se fait à moyens constants : ça n'est pas un poids, c'est un choix. Ensuite je n'ai pas l'impression qu'il y ait des polices de villes riches et de villes pauvres parmi les 35.000 villes dotées de police municipale. Enfin, je crois qu'il faut souligner l'action de l'Etat et du ministre de l'Intérieur Claude Guéant qui avec des aides permet aux villes de s'équiper. Les 650 caméras de surveillance qui vont être installés à Nice sont financées à 60 % par l'Etat et à 40 % par la mairie. C'est normal, cet équipement sert aux missions de police nationale et à la justice tout en sécurisant les Niçois.

F.S. Qu'attendez-vous de ces premières rencontres de la police municipale que vous organisez à Nice sous la présidence de Claude Guéant, ministre de l'Intérieur ?
 

C.E. Si nous avons pris l'initiative d'organiser ces rencontres c'est pour créer un facteur déclencheur qui permette de considérer davantage cette profession et ces hommes. Cette action n'est pas neutre, elle rentre dans le cadre de la volonté présidentielle. Nicolas Sarkozy s'était exprimé sur le sujet et avait souligné l'importance de ce corps et avait exprimé le souhait que des aménagements soient effectués pour accompagner ces hommes et ces femmes dans leur mission. Il faut reconnaître en effet leur spécificité parce que leur métier a profondément changé et faire ainsi évoluer leur régime de fonctionnaire publics territoriaux en fonction du risque pris qui est réel. La réflexion engagée sur le sujet est déjà avancée. J'attends de la part du ministre de l'Intérieur, que je remercie de sa venue, la même chose que tous les maires de France et que l'ensemble des policiers municipaux : que l'on aille vers plus de formation, d'équipement et de reconnaissance. Je sais que je peux compter sur lui.

 

Dans l'édition de jeudi 16 juin (p.16), retrouvez l'article "Guéant et Estrosi vantent la police municipale" par Benoît Vittek.

 

Propos recueillis par Antoine Kowalski

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Réactions à cet article5 commentaires

  • Par tommy, le 15 juin à 22:38

    tommy
    Guéant et Estrosi

    ben oui,ca coute moins cher que des vrais flics,,je rigolerai bien qu'il mettent les tolards à contribution,ca coutera encore moins



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  • Par Anonyme-77656, le 15 juin à 23:10

    Anonyme-77656
    Police Nationale

    La Police Nationale ne l'est que depuis 1941. Date à laquelle le Maréchal Pétain a voulu l'efficacité jacobine sur sa police. Alors pourquoi considérer que la police ne puisse pas être municipale comme dans bien des pays d'ailleurs ?



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  • Par Anonyme-77656, le 16 juin à 14:05

    Anonyme-77656
    Police Nationale

    L'avantage d'une Police Nationale est l'unité.

    Ca évite que des p'tits gars deviennent flics grâce à m'sieur le maire !

    Ca permet aussi à la Police Nationale d'être au courant de tous les petits faits révélateurs que les municipaux gardent pour eux.

    Ca permet aussi aux flics d'être indépendants du maire, par exemple quand il est laxisto-omerto !

    La police municipale n'a pas de raison d'être.



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  • Par Opsomer, le 19 juin à 00:02

    Opsomer
    @ Erwan56

    Si l’on peut faire remonter la définition des pouvoirs de police du maire au décret du 22 décembre 1789, donc à la Révolution, la police municipale fut plus clairement instituée en 1884, précisément par la loi du 5 avril 1884. Cela dit, HISTORIQUEMENT, C’EST LA POLICE NATIONALE QUI EST MODERNE ET NON LA POLICE MUNICIPALE dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Le XIXème siècle voit le début d’un mouvement d’étatisation des polices municipales d’un certain nombre de grandes villes ou de communes appartenant à la conurbation parisienne, qui se poursuit au XXème siècle. Citons à titre d’exemples : Lyon en 1851, Marseille en 1908, Toulon en 1918, Nice en 1920, Strasbourg, Mulhouse et Metz en 1925, etc. Les raisons de cette évolution sont intéressantes. En 1907, une commission que nous devons à Georges Clémenceau concluait à la nécessité d’étatiser les services de police municipale en raison de leur inefficacité, de leur inadéquation aux problèmes posés et de la trop grande proximité entre l’opérationnel et le politique. Il faut aussi rappeler qu’aux reproches déjà énoncés s’ajoutait celui d’un classement sans suite des plaintes des victimes très important. En 1935, la quasi-totalité des communes de Seine-et-Oise et quatorze communes de Seine-et-Marne étaient à leur tour étatisées pour assurer à leurs habitants le même niveau de sécurité qu’à Paris. L’argument de l’égalité face à la sécurité était déjà avancé. Il est toujours d’actualité, car l’écart entre villes riches et villes pauvres n’a cessé de progresser. C’est donc la recherche d’une réponse pertinente à une problématique correctement identifiée qui a conduit à l’étatisation des services de police municipale. Par conséquent, lorsque la loi du 23 avril 1941 crée la police nationale, l’Etat français n’innove pas mais achève l’œuvre entreprise par la défunte IIIe République, République soucieuse d’égalité et d’efficacité. Une remarque néanmoins : si le régime de Vichy établit que toutes les villes de plus de 10 000 habitants verront leur police étatisée, cette réforme ne s’applique pas à l’ensemble du territoire vu qu’une moitié du pays est alors contrôlée par l’occupant allemand. Cette loi ne concerne donc pas Paris et la police parisienne (PP) conservera longtemps sa spécificité ; il faudra attendre la loi du 10 juillet 1966 (à la suite des dysfonctionnements policiers révélés en 1965 par l’affaire Ben Barka) pour que soit créée l’actuelle police nationale, réalisant la "fusion" de tous les services de police (hormis les polices municipales qui, tel le légendaire phénix, ont repris leur envol depuis le début des années 1980, précisément après les élections municipales de 1983).



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  • Par Anonyme-77656, le 20 juin à 18:51

    Anonyme-77656
    Réponse d'un policier municipal

    Un policier municipale doit être armer étant donner qu'il est soumis au même risque que les forces d'état . Je peux vous citer Aurélie Fouquet , policière municipale abattue à Villiers-sur-Marne. Je répond à tommy , un policier municipal n'est pas un sous-policier. En effet , nos formations de tirs sont encadrées par des moniteurs de police municipale eux-mêmes formées par des moniteurs de police nationale ou de gendarmerie. Dernièrement, nous policiers municipaux avons des enfants, des femmes , nous aimerions bien les revoir vivants. Merci de votre compréhension et j'ose espérer que vous aurez un meilleur regard sur notre métier.

    Personnellement , quand je suis devenu policier municipal je l'ai fais pour aider les gens et non pour les verbaliser. Merci



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Publié : 15/06/11 - 21h22
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