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Primaires PS : La revanche de Hollande, le mal-aimé

Présidentielle 2012


Le succès de François Hollande, c’est d’abord une victoire personnelle. C’est aussi la preuve que le PS, sur le fond, a profondément changé.

François Hollande s'est imposé ce dimanche
François Hollande s'est imposé ce dimanche MaxPPP/Franck Dubray

En choisissant sans ambiguïtés François Hollande pour affronter en leur nom Nicolas Sarkozy  en 2012 (si Marine Le Pen ne brouille pas les cartes comme l’avait fait son père en 2002), les socialistes peuvent se vanter d’avoir réussi de bout en bout leur « opération primaires ». L’élu de Corrèze, qui bénéficiait du soutien des quatre battus du premier tour (y compris Arnaud Montebourg) est élu  haut-la-main tandis que le nombre de ceux qui se sont rendus aux urnes a encore progressé par rapport au premier tour. Les « chicayas » qui auraient été immanquables si l’écart Hollande-Aubry avait été mince ont été évitées. François Hollande bénéficie désormais, à gauche, d’une incontestable légitimité. Et, à priori, le PS sort globalement renforcé d’une séquence qui n’était pas évidente et qui aurait pu déraper.  Ce n’est pas le cas.

Ce résultat, il faut d’abord l’imputer à une impressionnante performance personnelle de François Hollande. Quand il a quitté (volontairement) le PS au moment du Congrès de Reims -après dix passés à la tête du parti- son image était brouillée, voire carrément médiocre. Même s’il était admis que l’homme était sympathique, endurant et champion dans l’art de la synthèse. Quand il a choisi d’enter en campagne –alors que l’étoile de Dominique Strauss-Kahn était au firmament- combien croyaient en lui ? Une poignée de fidèles. Il a arpenté le terrain (qu’il connaît par cœur). Il s’est débarrassé de son image d’apparatchik. Et, dans une France en crise, il a joué les rassembleurs. Pari payant.

Nettement choisi

A l’inverse, les larmes sont amères pour Martine Aubry.  Tant que DSK était en piste, elle était bloquée. Quand il a chuté, elle est apparue, à son corps défendant, comme une « candidate de substitution». Et, en plus, l’équipe Strauss-Kahn –Anne Sinclair en tête, qui a préféré voter Valls au  premier tour-  lui aura fait payer  « cash » d’avoir dit qu’elle était et serait toujours  « du côté des femmes ». Un propos tenu pour un lâchage de « Dominique » alors que « Martine » n’avait eu de  cesse  de lui soutenir le moral.  Pour ne rien arranger, la maire de Lille –si à l’aise dans sa ville, souvent maladroite à Paris (et avec les médias)-  n’aura fait, au total, qu’une campagne courte où, de façon incroyable, elle a fini par se présenter, contre le « rassurant » Hollande, comme une candidate « anti-système ». Même si c’est injuste, sa fermeté a souvent été vécue comme de la  brutalité.

Voici donc François Hollande –que Jacques Chirac, il y a quelques semaines, présentait quasiment comme son héritier-  adoubé. Et donc en situation, pour la prochaine présidentielle, de prendre le relais en 2012, au nom du PS, de… la mère de ses enfants, la candidate de 2007. Si les militants socialistes et les sympathisants de gauche ont nettement choisi Hollande, il y a, semble-t-il, trois raisons majeures à cela. 1. A la façon d’un Pompidou, d’un Chirac ou d’un…. Sarkozy, il  est allé au contact de ses  concitoyens. 2. Par sa posture et ses propos, il a su rassurer. 3. Il incarne une version européenne, gestionnaire et  pragmatique du socialisme « à la française » qui commence furieusement à ressembler, aujourd’hui, au radicalisme de la « belle époque » : celle de la IIIème République.  

François Hollande –qui n’a jamais été ministre, que Laurent Fabius  surnommait jadis « Flamby » et dont Ségolène Royal disait il y a peu qu’il ressemblait à un « notable »- aurait voulu être candidat dès 2007. Son rendez-vous, c’est finalement 2012. Il peut légitimement  savourer ce succès en forme de revanche, tout en sachant parfaitement que, pour lui, le plus dur commence.  C’est une évidence : Nicolas Sarkozy  sera plus dur à battre que Martine Aubry.

D. de Montvalon
Publié : 16/10/11 - 21h25
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