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PS - Valls-Aubry : le duo de trop

Politique


Après avoir lancé un ultimatum à Manuel Vals qui fait long feu, Martine Aubry paraît avoir beaucoup de mal à asseoir son autorité à la tête d’un parti qui, dépourvu de tout projet commun et sensible aux « coups de chaleur », tend à se décomposer…

Pathétique, pitoyable, dérisoire… La langue française a beau être fort riche en adjectifs, synonymes et faux amis, les mots en arriveraient presque à manquer devant le spectacle offert par le Parti socialiste, sa direction et ses divers représentants. Même les sympathisants les plus complaisants en restent sans voix. Aussitôt après que Martine Aubry, en sa qualité de première secrétaire du PS, s’est adressée par lettre à Manuel Valls pour le sommer, sur un ton résolument grave, de rentrer dans le rang en cessant ses critiques ou de quitter le parti, les réactions, à mots couverts ou non, se sont multipliées.

Immobilisme systémique

Ici, c’est Claude Bartolone, le député de Seine-Saint-Denis, qui juge « important » le message de Martine Aubry, à savoir : « Le parti, c’est pas une auberge espagnole » (sic). Là, c’est Jean-Noël Guérini, le patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, qui « ne comprend pas » la lettre de la première secrétaire adressée au candidat déclaré à d’éventuelles primaires au PS pour la présidentielle de 2012. « J’aurais préféré qu’ils se rencontrent en tête-à-tête plutôt que ça se fasse par écrit », déplore-t-il, avant de souhaiter que « la raison l’emporte » et « qu’on trouve les solutions adaptées ». Là encore, c’est Arnaud Montebourg, le secrétaire national PS chargé de la rénovation qui refuse mordicus « d’en rester au constat de l’immobilisme systémique d’un parti devenu très vieux ». Le député de Saône-et-Loire évoque ainsi la convocation d’un référendum militant afin de trancher la question des primaires et prend l’initiative d’un coup de Jarnac en décidant d’organiser dans la commune charentaise un « séminaire » sur le sujet le 27 août… C’est-à-dire la veille de l’université d’été du PS !

Les vacances comme solution !

Loin d’attendre pour faire fi de l’ultimatum dont il est l’objet, Manuel Valls, « très calme, très serein, très déterminé » jeudi matin sur Europe 1, y va lui aussi de ses petites phrases assassines au sujet de la « conception très datée du parti » et de l’aveuglement manifeste de son actuelle première secrétaire. Au point que Michel Sapin, le secrétaire national du PS à l’économie en est réduit à invoquer les vacances comme solution pour faire face à la crise !

Parallèlement, un ex-soutien de Ségolène Royal comme Gaëtan Gorce agite le spectre du Parti communiste des années 1980. « Il ne faut pas, susurre-t-il à l’Agence France Presse, un Parti socialiste qui se referme sur lui-même comme le Parti communiste d’il y a une vingtaine d’années. » Tandis que de son côté, Pierre Moscovici continue, l’air de rien, de recueillir des signatures dans le cadre de la pétition qu’il a lancée en faveur de « primaires ouvertes »…

Camouflets

Le comble, c’est que ces signes manifestes de graves difficultés sont loin de ne concerner que l’intérieur du parti. La « maison commune » de la gauche qu’a prônée Martine Aubry fait plus que peiner à s’édifier. Non seulement le Vert Daniel Cohn-Bendit a accueilli plutôt fraîchement l’initiative, mais encore Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du Parti de gauche a refusé tout net et la communiste Marie-George Buffet, allant jusqu’à réclamer un « échange sérieux », et non « une démarche de façade ou de replâtrage » ni des « appels miracles au rassemblement », a bien failli voir rouge…

A l’évidence, l’actuelle direction du Parti socialiste ne sort pas grandie de tous ces camouflets, qu’ils soient « internes » ou « externes ». « Voir Martine Aubry et ses amis du PS qui font une campagne absurde contre nous, nous accusent d’être liberticides, fait tristement sourire », a eu beau jeu d’ironiser Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, feignant un peu d’ « étonnement » devant le lamentable spectacle offert. De fait, même si la période estivale paraît pouvoir se prêter à certaines fantaisies ou à des « coups de chaleur », le PS, avec son réseau d’intéressantes collectivités locales et d’apparatchiks souvent réputés intéressés, ressemble de plus en plus à une structure généreusement gratifiée de très substantiels financements publics, mais fort pauvre en idéaux… et, au bout du compte, foncièrement discréditée.

Par Jean-Pierre Thiollet
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Publié : 16/07/09 - 18h38
Mis à jour : 12/03/10 - 14h17
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