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Jeux du foulard : Le risque est méconnu par les enfants

Santé


Une étude dévoile le nombre d'enfants ayant déjà eu recours à la pratique du « jeu du foulard » et autres jeux d'évanouissement. Le but est de montrer comment la mort survient alors que l'adolescent se sent invulnérable.

Un enfant sur dix, âgé entre 6 et 15 ans, a déjà joué à une pratique d'évanouissement. La majorité d'entre eux n'ont pas conscience qu'ils peuvent mourir
Un enfant sur dix, âgé entre 6 et 15 ans, a déjà joué à une pratique d'évanouissement. La majorité d'entre eux n'ont pas conscience qu'ils peuvent mourir SIPA/Bruno Bebert

On connaît le « jeu du foulard ». Cette pratique adolescente et infantile qui consiste à amener son corps à la suffocation pour « faire comme les copains, expérimenter un jeu "riogolo" et éprouver des effets "particuliers", "bizarres" », comme l'avancent aux sondeurs d'Ipsos les garçons et filles qui l'ont tenté. Mais cette étude, réalisée pour le compte de l'Association de parents d'enfants accidentés par strangulation (Apeas), lève pourtant d'autres tabous sur ce jeu risqué.

Le nombre d'enfants ayant pratiqué cette expérience de la mort est quantifié. Un enfant sur dix (étude sur des enfants âgés de 6 à 15 ans) a testé au moins une fois dans sa vie un jeu d'apnée ou d'évanouissement. Parmi ce dixième, 51% ont pratiqué le « jeu du foulard » et 34% le « jeu de la tomate » (retenir sa respiration le plus longtemps possible). Ils sont encore un sur quatre à avoir vu l'un de leur camarade se livrer à ces pratiques qui consistent la plupart du temps à comprimer la carotide. Et deux enfants sur trois connaissent au moins l'une des pratiques, soit quelque 750.000 petits bambins en France.

Mort, handicap et séquelles méconnus

Le lieu est presque toujours identique : au sein même de l'établissement, dans la cour de « récré ». En général, la pratique est collective et concerne surtout les garçons. Un voile levé : toutes les catégories sociales sont concernées. Plus inquiétant encore, la majorité d'entre eux n'ont pas conscience des risques : 51% n’ont pas le sentiment qu’ils peuvent mourir, pas plus que 63% qu'ils risquent d’abîmer leur cerveau ou 73% d'avoir des convulsions et 75% de rester handicapé. Seuls la conscience de pouvoir s’évanouir (60%) ou le fait de ne plus pouvoir reprendre son souffle (59%) effleurent leur esprit.

La dangerosité de ces pratiques et les séquelles qu'elles peuvent entraîner sont pourtant importantes. Pas moins d’une soixantaine de morts en France ont été comptabilisées ces deux dernières années suite à des jeux d'étranglement. Et encore, ce chiffre ne prend en compte que les cas signalés par les parents. Et Ne tient pas compte les séquelles telles que le handicap, la surdité, les difficultés d'apprentissage ou les maux de tête.

La mort, involontaire la plupart du temps, intervient par défaut d'oxygénation cérébrale qui déclenche un malaise vagal suivi d'un arrêt cardiaque. Le plus souvent, c'est lors de la réitération au domicile d'expériences faites en groupe à l'école que surviennent les accidents fatals.

Pourquoi les enfants jouent à ces jeux dangereux ?

Pourquoi l'enfant décide-t-il de le faire ? La pression sociale pour se faire accepter et avoir des amis côtoie le goût de tester des sensations inconnues, combinés au sentiment d'invulnérabilité fréquent à l'adolescence. Heureusement, les jeunes qui affirment n'avoir jamais joué à ces jeux, la grande majorité donc, se montrent beaucoup plus conscients de leur dangerosité.

L'Apeas demande que le combat contre ces pratiques dangereuses soit intégré aux programmes scolaires et relayé par tous ceux qui sont en contact quotidien avec les enfants.

Etude menée du 29 novembre au 8 décembre 2011 auprès d'un échantillon représentatif de 1 012 enfants âgés de 6 à 15 ans, cette enquête, financée par le ministère du travail, de l'emploi et de la santé, et rendue publique jeudi 26 janvier

Actu France-Soir

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Réactions à cet article5 commentaires

  • Par rafale, le 26 Jan à 19:09

    rafale
    je pense

    sincèrement qu'il serait important de multiplier les campagnes de prévention de ce genre de jeu dangereux pour les enfants à l'échelle nationale , ce fléau est loin d'etre négligeable surtout que cette pratique existe depuis deja longtemps , il faut une campagne sérieuse avec un encadrement pour chaque établissement pour ne plus jamais entendre que des enfants y ont laisser leur peaux à cause de jeu stupide et surtout mortellement dangereux !!



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  • Par Anonyme-77656, le 26 Jan à 19:38

    Anonyme-77656
    le jeu du foulard

    le titre parait intéressant mais c'est une évidence les gamins ne savent pas ce que c'est que la douleur - sauf lorqu'ils se cassent quelque chose) et ils ne savent rien de la mort et des conditions qui peuvent l'entrainer a 6 7 8 ans si vous etes en bonne santé vous etes immortel, et si vous avez des jeux videos on appui sur la touche resert et ca repart.... on ne peut rien y faire sauf que les adultes doivent faire attention, combien de mere de père traverse la route en poussant devant eux la poussette combien de personne ne surveille pas les enfants autour d'une piscine.... et bien sur combien n'écoute plus leurs enfants ...



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  • Par Anonyme-77656, le 27 Jan à 06:24

    Anonyme-77656
    faites les soigner

    les perversions commencent bien de bonne heure; de mon temps on jouait à la marelle, on ne cherchait pas à se faire mal, de futurs clients de psy



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  • Par Bluesun, le 27 Jan à 08:19

    Bluesun
    Trop de morts

    Prévenir chaque jour les enfants, puis interdire les foulards à l'école.



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  • Par Anonyme-77656, le 27 Jan à 09:10

    Anonyme-77656
    Prévention

    Interdire les foulards ? Tellement plus facile que de surveiller la cour de recréation n'est ce pas ? Il faut que l'information soit donnée en classe primaire au même titre que la prévention routière. Quand à certains enseignants du primaire, il faudrait leur rappeler que la surveillance de la cours de recréation ne consiste pas à rester planter au même endroit pour discuter avec leur collègue !



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Publié : 26/01/12 - 18h13
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