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Carmen Maria Vega : “Le travail en studio est l’exercice que j’aime le moins”

Société


Originaire de Lyon, la ténébreuse jeune femme interprète les textes de Max Lavegie sur son premier disque qui porte son nom. VIDEO

Insolente, tête brûlée, et impertinente, Carmen Maria Vega, révélation de l’année, a réussi à imposer sa gouaille et son swing jazz manouche. Après avoir tourné plus de quatre ans sur les scènes francophones, elle a sorti son premier album studio éponyme, dans les bacs depuis le 12 octobre dernier. Un nouvel exercice pour la chanteuse, plus habituée aux planches qu’aux studios.

Pour cet opus, l’artiste a multiplié les allers-retours entre Bruxelles (studio ICP) et Paris où elle a travaillé avec l’équipe de Un manouche sans guitare de Thomas Dutronc : Vincent Carpentier, Fred Jaillard et Xavier Bussy. Loin du « star système » Carmen Maria Vega dresse des portraits acides et humoristiques.

FRANCE-SOIR. Vous venez du théâtre, un univers dans lequel vous avez grandi. Comment avez-vous basculé dans la musique ?
CARMEN MARIA VEGA.
Tout a commencé lorsque j’ai rencontré Max Lavegie. Il revenait de Londres où il avait officié pendant deux ans. De mon côté, je venais de terminer mon école de théâtre. Lui avait envie de chanson française et moi de me remettre au chant. Ayant une formation de comédienne, me remettre à la musique n’était pas évident. Pas parce que je n’assumais pas ma voix mais parce que je ne voulais pas chanter des reprises. J’attendais d’avoir un auteur-compositeur et je l’ai trouvé en la personne de Max Lavegie.

Quelle est la première chanson qu’il vous a écrite ?
La Menteuse. Quand j’ai vu ce qu’il était capable de faire en une après-midi, je me suis dit que j’allais le garder sous le coude (rire).

Avant de sortir cet album, vous avez fait beaucoup de scènes françaises…
Oui, en quatre ans nous avons enchaîné environ deux cent cinquante dates. C’est aussi à cause de ce planning chargé que nous n’avions pas eu le temps d’enregistrer ce premier album. De plus, je voulais arriver en studio avec des chansons bien rodées.

Vos spectacles sont très théâtraux. N’aviez-vous pas peur que l’intensité de vos titres soit amoindrie sur un album studio ?
Si, évidemment mais je pense que nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. De toute façon, je savais que je ne pourrai jamais donner la même dynamique que sur scène. Mais ce n’était pas notre but puisqu’avec ce disque nous proposons un produit différent.

Comment avez-vous abordé ce travail en studio justement ?
J’avoue que l’enregistrement est le travail que j’aime le moins. A contrario, Max, lui, aimait beaucoup cet exercice. Ce qui m’a permis de lui confier les manettes, tout en lui donnant les directives à suivre. C’est très dur de faire passer les émotions lorsque vous êtes enfermé dans une espèce de bunker où il n’y a pas de public… En même temps, j’ai découvert que c’était plus facile de nuancer. Sur scène, il faut être juste tout de suite. Je ne suis pas de nature à refaire vingt fois les prises. Je ne crois pas aux répétitions.

Vous n’avez jamais eu envie d’écrire vos propres chansons ?
Non. Je trouve ce travail un peu rébarbatif. Moi, j’aime être sur scène et interpréter des textes.
Est-ce que Max Lavegie a carte blanche dans l’écriture de vos titres ?
Ça dépend. Il en propose et ensuite je lui dis ce que j’en pense. Ensuite, il les retravaille. En général, je lui fais part d’un thème, d’un angle, d’un sujet pour qu’il en fasse un texte. C’est un échange.

Vous avez une passion pour Sanseverino. Qu’est-ce qui vous touche chez cet artiste ?
Le personnage. Je l’ai découvert à 17 ans. A l’époque, j’écoutais de la musique alternative. Ça a été le premier à mettre du texte et du chant sur du jazz manouche. Il a été culotté.

Certains vous comparent à Edith Piaf ou à Catherine Ringer. Etes-vous flattée ?
Oui, c’est agréable même si je n’aime pas que l’on me compare à d’autres. Piaf, je la découvre encore aujourd’hui. Les Rita Mitsouko n’ont pas bercé mon enfance. Ils ont fait partie de mon inconscient collectif.

Carmen Maria Vega, AZ, 14,99 euros (prix Fnac)

Retrouvez notre vidéo sur www.francesoir.fr

Par Propos recueillis par Magali Vogel
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Publié : 18/10/09 - 15h29
Mis à jour : 12/03/10 - 01h19
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