Résultats Présidentielle 2012

» S'identifier
Lundi 22 janvier, 08:31
Accueil > Actualité > Société > "Les junior-entreprises favorisent l'insertion professionnelle"

"Les junior-entreprises favorisent l'insertion professionnelle"

Société


Dans le cadre d’un grand rassemblement proposé par le réseau Animafac à la grande halle de la Villette à Paris, la Confédération nationale des Junior-Entreprises (CNJE) a organisé samedi une conférence débat sur le thème de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Rencontre avec son président, Matthias Brottier.

Matthias Brottier estime qu'il faut poursuivre le rapprochement entre universités et entreprises
Matthias Brottier estime qu'il faut poursuivre le rapprochement entre universités et entreprises DR/DR

France-Soir : Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est exactement une junior-entreprise ?

Matthias Brottier : C'est une structure qui se situe à mi-chemin entre le milieu étudiant et le monde du travail. En France, il en existe à l'heure actuelle 160 dans autant d'établissements de l'enseignement supérieur. Ces junior-entreprises génèrent au total huit millions d'euros de chiffre d'affaires, mais restent cependant des associations à but non-lucratif dont l'ensemble des bénéfices sont directement réinvestis.

F.-S. Comment naissent-elles ?

M. B. L'impulsion de la création d'entreprise est donnée par les étudiants eux-même, puis nous (la Confédération nationale des Junior-Entreprises, ndlr) les accompagnons pour les aider à répondre aux critères des junior-entreprises. Il peut y avoir par la suite des partenariats avec des entreprises ou des établissements de l'enseignement supérieur.

F.-S. Dans quels secteurs d'activité sont-elles créées ?

M. B. Dans l'ensemble de nos domaines de compétence, à savoir l'ingénierie, le commerce, le marketing ou encore la veille économique.

F.-S. Quelle est l'intérêt de ces junior-entreprises ?

M. B. Elles favorisent grandement l'insertion professionnelle. Un récent sondage montre que 96% des acteurs des junior-entreprises ont confiance en l'avenir. C'est normal. Ce sont des personnes qui sont encore étudiantes, mais qui gèrent et cherchent déjà des clients et des structures. Elles n'ont pas peur de ce milieu car elles en maîtrisent les codes.

"25 heures de travail par semaine en plus"

F.-S. C'est une sorte de stage amélioré ?

M. B. Tout à fait, mais c'est un stage dans lequel on est décideur. Et on mène cela parallèlement à ses études ce qui représente environ 25 heures de travail par semaine en plus des cours et des travaux personnels.

F.-S. Quelles sont les critères pour prétendre au titre de junior-entreprise ?

M. B. Il faut qu'elle soit pérenne, c'est-à-dire qu'elle ait des ressources suffisantes pour assurer son fonctionnement même s'il s'agit, et je le répète, d'associations à but non-lucratif. Nous sommes par ailleurs très à cheval sur le respect de la légalité. Comme pour n'importe quelle société, les junior-entrepreneurs sont confrontés à la gestion des déclarations fiscales, de l'impôt, des taxes... Il faut que tout cela soit parfaitement en ordre. Enfin, nous insistons beaucoup sur la qualité de la prestation car c'est elle qui assure en grande partie la pérennité d'une entreprise.

F.-S. Que ressort-il du livre blanc qu'éditera prochainement le Club Junior-entreprises, think-tank des junior-entrepreneurs ?

M. B. Le gouvernement a lancé beaucoup de chantiers, comme la loi SRU. Il y a des choses qui vont dans le bon sens, notamment le rapprochement entre les entreprises et les universités. Mais le fonctionnement de celles-ci est encore très lourd et nous souhaitons que la modernisation de l'enseignement supérieur se poursuive au-delà de l'élection présidentielle et quel que soit son résultat (voir également notre article détaillé).

F.-S. Certains craignent que le rapprochement avec les entreprises ne mène à une privatisation des universités. Qu'en pensez-vous ?

M. B. Je pense qu'il est dommage de faire des études supérieures pour se retrouver au chômage. Je pense qu'il faut, à l'avenir, rassembler les parties prenantes autour d'une table afin que le monde de l'entreprise se rende compte de nos contraintes et inversement.

Par Ph. P.

Plus d'articles Société

Réactions à cet article1 commentaire

  • Par HeyBaal, le 18 mar à 13:59

    HeyBaal
    De toutes façons à quoi

    De toutes façons à quoi servirait de créer une entreprise si c'est pour occulter tout ce qui est complexe (déclarations impôts/charges, étude et rédaction des contrats) ?


    N'importe qui peut apposer sa signature au bas d'un bail et refourguer un produit. Ce sont les aspects complexes qu'il faut étudier.



    Signaler un abus  
Publié : 17/03/12 - 20h38
Mis à jour : 17/03/12 - 21h59
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit

SUIVEZ FRANCE SOIR SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX


FranceSoir l'e-mag en PDF
FranceSoir l’e-mag a 1 an
N° anniversaire gratuit à découvrir en PDF
Télécharger

France-Soir sur Facebook

Plus d’articles


Dernières vidéos

Audiences TV : Taxi est loin devant

» Voir toutes les vidéos

Les derniers commentaires

    Les membres les plus actifs

    • HeyBaal HeyBaal, le 26 jui à 17:29

      288500 points
      5570 commentaires

      En savoir plus sur HeyBaal


    • nellyolson nellyolson, le 21 sep à 19:55

      203400 points
      3716 commentaires

      En savoir plus sur nellyolson


    • Bluesun Bluesun, le 26 jui à 17:21

      155550 points
      2987 commentaires

      En savoir plus sur Bluesun


    • pasloi pasloi, le 3 mai à 21:48

      150550 points
      2433 commentaires

      En savoir plus sur pasloi


    • Jakyburn Jakyburn, le 20 avr à 21:02

      99900 points
      1686 commentaires

      En savoir plus sur Jakyburn


    Quiz

    Testez vos connaissances

    Quiz Info : Insolites, Retraite, Football et Hollande


    Actu du jour en image

    Horoscope Quotidien 2012

    Minute Trente de Montvalon

    TV Tout sur Secret Stroy 6

    Faits Divers Les maisons de l'horreur