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Mort de Jean-Claude Irvoas - Des peines de 5 à 18 ans de réclusion réclamées

Société


Les quatre hommes, jugés en appel par la cour d'assises de Paris pour avoir causé la mort de Jean-Claude Irvoas, un quinquagénaire qui photographiait des lampadaires à Epinay-sur-Seine, en octobre 2005, seront fixés sur leur sort aujourd'hui, vendredi.

Me Frédéric Champagne, conseil des proches de Jean-Claude Irvoas, a plaidé avec la même « intelligence » qu'il prête – à juste titre – à ses clients: « sans vengeance et sans haine ». Jeudi, l'avocat s'est levé pour « une famille qui représente l'inverse de ce que leur père, mari et frère a vécu ce jour-là ». Le 27 octobre 2005 - « une belle journée qui a viré au cauchemar » - Jean-Claude Irvoas devait  prendre en photo les lampadaires de la rue de Marseille, à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) que la société qui l'employait venait d'installer. Un boîtier numérique qui, non seulement, a attiré la convoitise des trois dealers – et d'un complice qui faisait le guet - qui se trouvaient là, mais qui, également, leur a fait craindre qu'il ne soit un policier chargé de les identifier.

Avec talent, Me Champagne a rappelé aux jurés un élément important, qui a sans aucun doute justifié que Jean-Claude Irvoas « ne se laisse pas faire »: « Il savait que cet appareil était le prix de l'engagement total de sa fille dans la garde d'un enfant handicapé pendant les vacances d'été ». « Il n'y a pour nous aucune ambiguïté, vous n'avez pas souhaité la mort de M. Irvoas mais vous aviez décidé de voler l'appareil et c'est à cause de votre action combiné qu'il est décédé. Et qu'avez-vous fait ensuite, après l'avoir projeté à terre? L'un s'est changé et s'est rasé la tête pour ne pas être identifié, et les deux autres sont allés à Auchan pour s'acheter une télé et une console de jeu ! Vous avez cabossé cette famille, abîmé ces enfants, cassé cette épouse... Le plus triste, c'est que Jean-Claude Irvoas est mort pour rien ! », a rugit l'avocat avant de se rasseoir.

« C'est leur loi qui prévaut sur celle de la police »

L'avocat général, lui, est allé plus loin. Selon François-Louis Coste, la phrase qui a déclenché la fureur des agresseurs, c'est celle prononcée par la victime: « Je suis policier à Nanterre », leur aurait-il asséné en espérant calmer leur hargne. « On est dans un véritable conflit de territorialité, au mot « police » on bout ! Pour eux, c'est instinctif, car, pour ce territoire, ce bout de trottoir, ce « trou » qui échappe aux caméras de surveillance, ce petit commerce, on a la volonté de le conserver. Sur ce territoire, c'est leur intérêt, leur loi qui prévaut, pas celle des policiers et ils ont nécessairement tous accepté d'entre dans un processus de violence ».

Reste à savoir qui a porté les neuf coups violents décrits par le médecin légiste. « Comment imaginer autant de blessures émanant d'une seule et même personne ? » », interroge l'avocat général. La réponse n'a jamais été apportée par les quatre co-accusés. Excepté par Benoît Kusonika, un métis de 27 ans, qui s'impute du dernier coup de poing, celui qui a fait chuter Jean-Claude Irvoas sur le muret cerclant le saule-pleureur sous lequel la bagarre s'est déroulée à l'abri des regards. Acheteur de cannabis au moment du drame, il s'était ensuite livré à la police et n'a pas fait fait appel du verdict qui, en première insatnce, l'a condmné à 15 ans de réclusion criminelle. « Les autres (NDLR: Samba Diallo et Icheme Brighet – les deux dealers – ont dit: haro sur le baudet, ils ont un coupable ! ». Mais, François-Louis Coste n'y croit pas: « Ils se sont tous mis en mouvement vers la victime, répondant à leur instinct ». El l'avocat général de réclamer les mêmes peines que celles requises lors du premier procès de vant la cour d'assises de Bobigny: 18 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Kusonika, 12 années contre Diallo et Brighet. Seul trouve grâce à ses yeux le comportement du guetteur Sébastien Beliny depuis sa sortie de prison: 5 ans d'emprisonnement dont trois années assortie de sursis et mise à l'épreuve.

Après les plaidoiries des défenseurs, prévues ce matin, le verdict de la cour d'assises de Paris est attendu dans l'après-midi.

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Publié : 08/01/10 - 09h47
Mis à jour : 12/03/10 - 01h52
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