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''The Artist'' : Le fabuleux destin de Jean Dujardin

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Pour son rôle dans le film muet ''The Artist'', qui sort ce mercredi 12 octobre dans les salles, Jean Dujardin a obtenu le Prix d'interprétation masculine du dernier Festival de Cannes. Une nouvelle étape dans une carrière en constante ascension, dont voici les grands moments.

  • © DR <em></em>

    NOUS C NOUS Dans les années 90, Jean Dujardin débute dans les bars et les cafés-théâtres avec quatre copains (Éric Collado, Emmanuel Joucla, Éric Massot, Bruno Salomone). Ils forment la ''Bande du Carré Blanc'', qui deviendra les ''Nous C Nous'' et parodiera notamment les boys bands, à la mode à l'époque.

  • © France-2 <em></em>

    UN GARS, UNE FILLE Série télévisée sur France-2 : cinq saisons d'octobre 1999 à juin 2003, 486 épisodes de 6 minutes. C'est ce feuilleton, juste avant le Journal de 20 Heures, qui va les rendre célèbres, lui et sa compagne Alexandra Lamy (ils sont ensemble depuis 2003, mariés depuis 2009), dans les rôles de Chouchou et Loulou, un jeune couple qui s'adore et n'arrête pas de se chamailler.

  • © Mars Distribution <em></em>

    LE CONVOYEUR De Nicolas Boukhrief (2004). Le premier second rôle intéressant de Dujardin au cinéma. Aux côtes d'Albert Dupontel et François Berléand, il est le troisième nom sur l'affiche. Il y joue le rôle d'un convoyeur de fonds confronté au grand banditisme.

  • © Pan Européenne Edition <em></em>

    MARIAGES De Valérie Guignabodet (2004). C'est son premier film comme tête d'affiche, qu'il partage avec Mathilde Seigner (sa femme, dans le film, qui le trompe). Et son premier grand succès (1,9 million de spectateurs). Et son premier rôle de cynique antipathique, qui illustre la crise du mariage par cette formule : ''On peut avoir le dernier mot avec une femme. A condition que ce soit oui''.

  • © TFM Distribution <em></em>

    BRICE DE NICE De James Hunt (2005). Nouvelle étape dans le succès auprès du grand public pour Jean Dujardin : son personnage d'ado trentenaire, surfeur déjanté et tout de jaune vêtu, attire 4,3 millions de spectateurs dans les salles. Le clip vidéo de la chanson du film (''Donne-moi du cash!'') fait fureur. Et sa réplique – bien avant Facebook et Twitter – fait le tour des cours de récré : ''J't'ai cassé !''

  • © Gaumont Columbia TriStar <em></em>

    OSS 117, LE CAIRE NID D'ESPIONS De Michel Hazanavicius (2005). La première de ses trois collaborations avec Michel Hazanavicius. Comme pour ''The Artist'', c'est déjà un hommage au cinéma d'antan, et avec déjà Bérénice Bejo comme partenaire. Une comédie-parodie des films d'espionnage des années 50, James Bond à la française, qui vaut à Jean Dujardin une nomination pour le César du meilleur acteur (la seule, à ce jour). Le film sera suivi quatre ans plus tard par ''OSS 117, Rio ne répond plus'', du même réalisateur, plus drôle mais moins original.

  • © Pathé Distribution <em></em>

    CONTRE-ENQUETE De Franck Mancuso (2007). Eclectique, Dujardin s'éloigne des comédies pour un rôle plus dramatique : celui d'un enquêteur de la Brigade criminelle chargé de retrouver l'assassin de sa fille de 10 ans. Dans la même démarche de contre-emploi, il jouera la même année un publicitaire désabusé et dépressif dans ''99 Francs'', de Jan Kounen, adapté du roman de Frédéric Beigbeder.

  • © Arnaud Borrel/Ocean Films <em></em>

    UN HOMME ET SON CHIEN De Francis Huster (2009). ''Dujardin, le nouveau Belmondo'', titrait ''Le Journal du Dimanche'' en 2007. Pour un petit rôle, l'élève rencontre le maître dans le film de Francis Huster qui marque le grand retour – froidement accueilli – de Bebel au cinéma, huit ans après son grave accident vasculaire cérébral. Le relais est transmis, discrètement.

  • © Wild Bunch Distribution <em></em>

    LE BRUIT DES GLACONS De Bertrand Blier (2010). Nouvelle étape ascendante dans la carrière de Dujardin : c'est à ce jour le réalisateur le plus renommé, Bertrand Blier, qui lui offre son rôle le plus fort, celui d'un écrivain alcoolique et désabusé qui reçoit la visite de son cancer, personnalisé par Albert Dupontel. Un film dérangeant et une interprétation marquante, bien loin d'''Un gars, une fille'' de ses débuts.

  • © EuropaCorp Distribution <em></em>

    UN BALCON SUR LA MER De Nicole Garcia (2010). Dans le Sud de la France, un agent immobilier marié et père de famille croit reconnaître, au hasard d'une rencontre (Marie-Josée Croze, ici sur la photo), son amour d'enfance quand il vivait en Algérie avant l'indépendance. Sous la direction de Nicole Garcia, Jean Dujardin n'a jamais été aussi nostalgique et romantique.

  • © EuropaCorp Distribution <em></em>

    LES PETITS MOUCHOIRS De Guillaume Canet (2010). Désormais l'un des acteurs les mieux payés du cinéma français, Jean Dujardin peut se permettre quelques fantaisies : apparaître cinq minutes, pas plus, dans le film choral de Guillaume Canet, gros succès de l'année (plus de cinq millions de spectateurs). Au début du film il est renversé par un camion sur son scooter, il est hospitalisé dans un état grave, ses copains partent quand même en vacances sans lui, et à la fin il meurt. Une vraie diva...

  • © Warner Bros. <em></em>

    THE ARTIST De Michel Hazanavicius (2011). L'heure de la consécration sonne pour Jean Dujardin : le jury du 64e Festival de Cannes, présidé par Robert De Niro, lui attribue le Prix d'interprétation masculine pour ce rôle d'acteur vedette du cinéma muet qui voit sa carrière péricliter, du jour au lendemain, à cause de l'arrivée du cinéma parlant. Sa troisième collaboration avec le réalisateur Michel Hazanavicius, dans un film en forme d'hommage émouvant au cinéma d'antan.

  • © Ben Dauchez/Charlette Studio <em></em>

    LES INFIDELES De Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Fred Cavayé, Emmanuelle Bercot, Eric Lartigau (sortie prévue le 29 février 2012). Et hop, encore une nouvelle étape dans la carrière de Jean Dujardin : il passe de l'autre côté de la caméra (tout en restant acteur) pour réaliser l'un des épisodes d'une comédie à sketches sur l'infidélité masculine. Son copain Gilles Lellouche (ici sur la photo) en fait autant.

« You talkin' to me ? ». Eh bien non. Il ne parle pas. C'est pour un rôle entièrement muet que Jean Dujardin a été consacré au dernier Festival de Cannes, récompensé du Prix d'interprétation par le jury présidé par Robert De Niro, pour le film de Michel Hazanavicius The Artist (ce mercredi sur les écrans).

C'était le 22 mai dernier, à Cannes. Cérémonie de clôture. Pour le Prix d'interprétation masculine, De Niro annonce : « Jean Dujardin ». Celui-ci, dans la salle qui crépite d'applaudissements, se lève tout souriant, embrasse sa femme Alexandra Lamy assise à ses côtés, puis l'équipe du film, puis monte sur scène, se penche et pose le genou gauche à terre, en s'inclinant aux pieds de De Niro.

Ensuite, après deux pas de claquettes, le sourire jusqu'aux aux oreilles, après de longues secondes de joie silencieuse, il déclare : « On m'a dit qu'il faut profiter. ''Profite, profite !'' C'est effrayant, mais je profite ! Je prends ! J'aimerais pas être à ma place... ». Après les remerciements d'usage pour ce rôle dans un film muet, il conclut : « Et maintenant je vais me taire, puisque ça me réussit plutôt pas mal... Merci ». Avant de se raviser : « Et bien sûr à ma femme, que j'aime et que j'embrasse. Je t'aime ! ». Dans la salle, Alexandra Lamy lui renvoie ses baisers à deux mains.

Hommage à Hollywood

Jean Dujardin et Alexandra Lamy avaient déjà gravi les marches du Festival de Cannes. C'était en 2005, quand ils n'étaient encore que Chouchou et Loulou. Depuis, Dujardin a fait son chemin, jusqu'à devenir en 2009 l'acteur français le mieux payé, selon l'enquête annuelle du Figaro.

La consécration, ce fut donc ce Prix d'interprétation à Cannes pour The Artist, un projet audacieux du réalisateur Michel Hazanavicius et du producteur Thomas Langmann : film muet, en noir et blanc, hommage ému et brillant au Hollywood du début du siècle. Dujardin y interprète George Valentin, grande star du cinéma muet, qui voit sa carrière brisée soudain en 1927 par l'arrivée du parlant – auquel il ne veut et ne peut s'adapter. Parallèlement, une jeune figurante, Peppy Miller (Bérénice Bejo), suit le chemin inverse et devient une vedette du cinéma parlant. L'ancienne et la nouvelle stars vont bien sûr se retrouver, et tout finira bien...

C'est le troisième film que tourne Jean Dujardin sous la direction de Michel Hazanavicius, après les deux OSS 117 (Le Caire nid d'espions et Rio ne répond plus), là aussi hommages-pastiches des films d'aventures des années 50. Pour The Artist, toute l'équipe est allée tourner à Los Angeles, avec des acteurs américains au générique comme John Goodman, James Cromwell et Penelope Ann Miller.

Pour Dujardin comme pour les autres, ce fut un rêve de gosse devenu réalité. Une nouvelle étape dans une carrière fulgurante, depuis ses débuts au café-théâtre et la série Un gars, une fille à la télévision jusqu'aux rôles plus sérieux et plus imposants, en passant – ce fut peut-être le déclic, en 2005 – par Brice de Nice et son clip vedette en 2005, gros succès chez les ados. Prochaine marche en avant : un Dujardin qui passe de l'autre côté de la caméra, pour un film à plusieurs sur l'infidélité masculine, Les Infidèles, dont il réalise l'un des sketches. Sortie prévue en février prochain. Juste après la cérémonie des Oscars.

Jean-Michel Comte

Réactions à cet article7 commentaires

  • Par HORNY FREAK, le 12 oct à 17:41

    HORNY FREAK
    Battage, quand tu nous tiens !

    Le formatage, le matraquage, et tout simplement le battage autour de ce film, et en vérité je veux parler de l'acteur, m'agacent déjà. De grâce que l'on ne compare pas Jean DUJARDIN à Sean CONNERY, l'excellent initiateur du rôle de James Bond dont le premier (Dujardin) n'est qu'un simulacre ! D'ailleurs il n'est pas dit que Jean BRUCE (l'auteur de OSS 117) ne se soit pas déjà retourné dans sa tombe, sous le rapport de la tonalité frivole (camelote ?) qu'on a donnée dans l'oeuvre cinématographique. Bref, qu'on cesse de nous montrer une opérette lorsqu'on est fan d'opéra. Ceci est mon point de vue et n'engage que moi. 



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  • Par Anonyme-77656, le 13 oct à 07:13

    Anonyme-77656
    Kamelote

    Horny Freak

    Je partage votre point de vue.

    On nous fait prendre des vessies pour des lanternes.



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  • Par Anonyme-77656, le 13 oct à 07:13

    Anonyme-77656
    Kamelote

    Horny Freak

    Je partage votre point de vue.

    On nous fait prendre des vessies pour des lanternes.



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  • Par agnes51, le 16 oct à 22:48

    agnes51
    bel hommage

    Ce film The Artist est un bel hommage de l'âge d'or du cinéma américain. C'est une belle reconstitution de cette époque, avec un magnifique clin d'oeil à Chantons sous la pluie, et au passage à Clark Gable, Fred Astaire et Ginger Rogers, Gene Kelly. Je suis fan de ce genre de films, ceux de l'époque. Chapeau l'artiste !!!! Smile



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  • Par Anonyme-77656, le 19 oct à 08:53

    Anonyme-77656
    HORNY FREAK

    Je crois que vous n'avez pas compris le film (OSS117). C'est extrêmement bien tourné (contrairement à beaucoup de films français actuels), pleins de références, drôle, intelligent. Evidemment de quoi faire des jaloux. Dujardin est un grand acteur, mais avant que l'intelligentsia française l'adoube, il faudra qu'il ait 80 ans (ou mieux, qu'il soit mort). Ah snobisme quand tu nous tiens!



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  • Par Anonyme-77656, le 1 Jan à 13:46

    Anonyme-77656
    retenons

    Justement @ bel hommage dujardin n'a rien de tous les artistes que vous nommez.



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  • Par Greenreinette, le 29 fév à 16:57

    Greenreinette
    Vive Dujardin!

    J'ai adoré The Artist. Il mérite chaque Oscar. Il faut toujours qu'il y ait des jaloux, amers du succès des autres. Comme je n'avais pas apprécié OSS117, je suis allée voir The Artist avec appréhension. Quand le film a fini, je suis restée clouée à mon fauteuil avec l'immense regret que ce soit déjà fini. L'image de la fin est sublime. L'arrivée du son est aussi solennelle qu'Amstrong posant le pied sur la lune.


    Il y a des films que je n'aime pas mais ce n'est pas pour cela que je les crois nuls. Je n'ai pas aimé Hugo Cabret parce que je l'ai trouvé artificiel. J'adore Scorsese mais je trouve que le film d'enfants n'est pas son truc.



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