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Francis Bouygues, bâtisseur de France

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Après avoir emprunté 12.000 francs à son père, l’homme d’affaires aura, en trente ans de carrière, hissé son groupe au premier rang mondial du BTP. Un esprit novateur qui a bousculé bon nombre d’idées reçues et durablement marqué le secteur de son style.

Le Parc des Princes, le musée d’Orsay, la Grande Arche de la Défense ou encore le tunnel sous la Manche, autant de réalisations emblématiques marquées du sceau « Bouygues ». Mais derrière les édifices, un homme. Francis Bouygues. Dur, orgueilleux, un brin mégalo, jugeront ses détracteurs. Solide, passionné et meneur d’hommes, salueront les autres. Un personnage controversé, dont la réussite a largement contribué à la renommée internationale du génie civil français.

Issu d’une famille bourgeoise, Francis Bouygues naît le 5 décembre 1922 à Paris. Celui que les scouts nommaient « Castor Bégayant » suit les traces de son père et entre à l’Ecole centrale de Paris. Son diplôme en poche, l’ambitieux décide très vite de se mettre « à son compte » et fonde son entreprise en 1952 avec 12.000 francs empruntés à son père.

Génie civil

Promoteur, Francis Bouygues démarre la construction de son empire sur le terreau de l’après-guerre. La France fait peau neuve et manque cruellement de toits. A la fin des années 50, le jeune Francis s’implante sur le marché du logement social et réalise plus de 20.000 appartements en région parisienne. Mais plus que l’immobilier, c’est le développement des activités de génie civil qui est au cœur de son succès. La tour Fiat, premier building de la Défense, le centre commercial Parly 2, dans les Yvelines, et surtout le chantier de l’imposant Parc des Princes, en 1969, donnent à l’entreprise son impulsion hexagonale.

Manager à poigne

Puis viendront les années 1970, l’expansion à l’international. Le groupe entre en Bourse et livre son premier grand chantier à l’étranger : le stade olympique de Téhéran, obtenu face aux plus puissantes firmes américaines de travaux publics. Fervent partisan du capitalisme et de l’initiative privée, l’entrepreneur rompt définitivement avec les pratiques protectrices en vigueur dans le secteur et fait entrer le bâtiment français dans la concurrence mondiale. Nous sommes en 1978, et le groupe réalise près de 40 % de son chiffre d’affaires à l’extérieur des frontières.

Victoire des chiffres mais victoire, aussi, d’un véritable « style Bouygues ». Très tôt, l’entrepreneur importe les rigoureuses méthodes de l’industrie dans le secteur du bâtiment, développant les bureaux d’études et l’informatique. Imparable gestionnaire, Francis Bouygues est un manager à poigne, convaincu que « la richesse d’une entreprise réside dans l’adhésion des hommes qui la composent ». Et sa plus grande fierté restera sans doute la création, en 1963, de l’Ordre des Compagnons du Minorange. Sa volonté de fidélisation le poussera, également, à devenir le premier manager de la profession à mettre en place un 13e mois.

« Sa Majesté Béton »

Un visionnaire constructeur, donc, qui fait aussi partie de ceux qui voient dans l’immigration de masse un atout face à la concurrence. Dans les années 60, plus de 80 % de la main-d’œuvre de l’entreprise est étrangère. « Ces gens-là sont venus en France pour gagner de l’argent », justifie-t-il. Ces techniques d‘organisation, malgré les critiques qu’elles ont pu susciter, auront largement contribué à la solidité et à la compétitivité du groupe.
Fort de ses succès, « Sa Majesté Béton », comme le surnomment les mauvaises langues, ne peut résister à l’appel de la diversification. En 1987, à la surprise générale, il rachète 25 % des parts de TF1, récemment privatisée.

« Une affaire comme on en voit passer une par siècle », estimera-t-il. Il se tournera également vers le cinéma, via CIBY 2000. Bouygues se poste sur tous les fronts, une stratégie qui se révélera payante à l’heure de la crise du BTP.

Mais l’ultime victoire du bâtisseur est sans conteste d’avoir maintenu l’empire au sein du clan familial. « Dès 1985, j’ai compris que ma succession devait se faire autour du nom de Bouygues, qui représente une tradition de pensée et de comportement », expliquera-t-il. En 1989, lorsque son fils Martin prend sa suite, la marque au logo orange pèse 56 milliards de dollars. Loin, si loin, des 12.000 francs empruntés à papa.

Par Stéphanie Aglietti et Jean Bouclier
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