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La mort de Steve Jobs met un terme à cinquante-six ans d’innovation

Mort de Steve Jobs


Steve Jobs, mort dans la nuit de mercredi à jeudi, est à l’origine de toutes les grandes révolutions de l’informatique des trente dernières années. Son inventivité a permis de faire avancer le monde des nouvelles technologies comme personne d’autre n’a su le faire.

Du premier Macintosh, en 1984, à l'iPad, en 2010, le patron d'Apple n'a jamais cessé de faire évoluer l'informatique
Du premier Macintosh, en 1984, à l'iPad, en 2010, le patron d'Apple n'a jamais cessé de faire évoluer l'informatique MaxPPP

« Steve Jobs, 1955-2011 ». Quelques mots, repris jeudi par la plupart des grands sites américains en hommage au fondateur d’Apple, qui s’était éteint quelques heures plus tôt. L’homme qui, à la tête de son entreprise, a remporté tant de succès, s’est finalement incliné dans sa bataille contre le cancer du pancréas. L’annonce de sa mort a suscité une vague d’émotion à travers le monde. Les hommages se sont multipliés, de la part de célébrités – comme Barack Obama, qui a salué « l’un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire » – mais surtout de la part des particuliers. Ceux-ci se sont rassemblés devant les Apple Store du monde entier pour laisser des messages, des bougies ou des gerbes de fleurs. Une veillée funèbre improvisée, relayée sur les réseaux sociaux où chacun tenait à saluer une dernière fois l’un des plus grands visionnaires de l’histoire de l’électronique.

La success story parfaite

Steve Jobs, c’est la success story américaine parfaite, celle d’un jeune entrepreneur qui part de rien pour devenir une icône. Fils d’immigré (son père biologique est syrien) adopté à sa naissance, il passe moins de six mois à l’Université avant de se désinscrire pour suivre uniquement quelques cours, en candidat libre. « Je ne savais pas ce que je voulais faire et je ne comprenais pas en quoi l’Université allait m’aider à répondre à cette question. J’étais là, à dépenser l’argent que mes parents avaient mis toute leur vie à économiser », racontera plus tard Jobs. Il suit tout de même quelques cours, notamment celui de calligraphie, qui influencera toute sa vie en le poussant à accorder autant d’importance au design qu’aux performances techniques de ses produits.

Rapidement, il se rapproche de son ami Steve Wozniack, avec lequel il crée son premier ordinateur : « Woz » assemble la machine, Jobs se charge de trouver les clients. Les deux associés s’installent, comme il se doit dans toutes les grandes histoires américaines, dans le garage de la famille Jobs. Le succès est fulgurant. Trois ans après sa création officielle en 1977, Apple est introduit en Bourse et vaut déjà 1,8 milliard de dollars.

C’est la première révolution de l’informatique, que Steve Jobs a initiée à lui tout seul : la démocratisation de l’ordinateur. Au début des années 1970, les ordinateurs sont encore des machines énormes qui emplissent des pièces entières, et que seules quelques grandes entreprises peuvent s’offrir. Avec l’Apple II, premier produit commercialisé avec succès par Jobs, l’informatique entre dans tous les foyers. La machine est vendue pour 1.300 $, le grand public se l’arrache. Viendront ensuite la souris et le lecteur de disquettes, deux innovations qui feront définitivement entrer l’informatique dans la vie de tous les jours. A la suite d’Apple, les concurrents s’engouffrent sur ce nouveau marché, parmi lesquels IBM, qui lance en 1980 le « Personal Computer », plus communément appelé PC.

Le temps des troubles

A la fin des années 1980, Steve Jobs et Apple vont connaître une période de turbulences. En 1985, l’homme est mis à la porte de l’entreprise qu’il a créée, suite à des divergences avec les autres dirigeants. Pour lui la pilule est dure à avaler : « A 30 ans, je me suis retrouvé à la porte. Ce qui avait été ma raison d’être s’était envolé, c’était très dur », raconte-t-il en 2005 aux étudiants de Stanford, lors d’une de ses rares interventions publiques. Il rachète les studios Pixar, puis finalement revient à l’informatique en développant un système d’exploitation concurrent d’Apple, baptisé NeXT.

Loin de lui, Apple périclite peu à peu. Le marché de l’informatique devient de plus en plus compétitif, les ordinateurs coûtent de moins en moins cher, Apple perd son image d’innovateur permanent. L’entreprise accumule les pertes et se retrouve dans une position très délicate à la fin des années 1990. Pour la redresser, en 1997, le conseil d’administration fait revenir l’homme providentiel, celui qui tombe à pic, Steve Jobs. Cette fois, il s’assure qu’il aura les coudées franches pour mener son navire comme il l’entend. Il remet l’innovation et le design au centre de ses préoccupations, et interdit à ses collaborateurs de communiquer sur ce qui se prépare chez Apple.

Le retour du génie

A l’heure où toute la Silicon Valley se tourne vers l’« open source », ce revenant mystérieux, qui n’hésite pas à attaquer en justice les blogs qui colportent des rumeurs sur ses produits, intrigue. Pour relancer son entreprise, Jobs a un plan de bataille : puisque tout le monde fait des ordinateurs, il faut faire autre chose. Il décide donc de lancer toutes les forces d’Apple dans la création d’un lecteur mp3 qu’il baptise iPod. Le succès est sans égal : trois ans après son lancement, 90 % des baladeurs numériques vendus dans le monde sont des iPod. En dix ans, 300 millions d’unités ont trouvé preneur, transformant l’appareil en véritable vache à lait pour son créateur. Fort de ce succès, Steve Jobs va continuer sur sa lancée pour créer successivement une nouvelle gamme de MacBook et surtout l’iPhone et l’iPad. A chaque fois, le design épuré et la simplicité d’utilisation, qui contrastent avec les produits concurrents, permettent à Apple de réussir là où tout le monde échoue.

Cette décennie marque la seconde révolution numérique, impulsée par Steve Jobs, celle de la mobilité. Au début des années 2000, l’ordinateur est un appareil encombrant, que l’on utilise chez soi, depuis une table qui lui est réservée. Pour Jobs, l’informatique doit pouvoir se déplacer avec chacun. C’est dans cet objectif qu’il crée l’iPhone en 2007, le premier smartphone vraiment grand public. Ce téléphone à tout faire, permettant de naviguer sur Internet, d’envoyer des e-mails ou encore d’écouter de la musique, n’est plus l’apanage des professionnels, comme ses prédécesseurs, mais devient un produit grand public. L’informatique devient nomade, on peut accéder à toute sa vie simplement en allant chercher dans sa poche son téléphone.

La vision inégalée du monde de l’électronique a fait de Steve Jobs un véritable mentor pour toute la Silicon Valley, dont beaucoup de créateurs de start-up d’aujourd’hui se sont inspirés. Sergey Brin et Larry Page, les deux créateurs de Google, et Mark Zuckerberg, l’inventeur de Facebook, ne sont que quelques noms célèbres parmi tous ceux qui se sont inspirés de Jobs. Sa devise, prononcée en 2005 à Stanford : « Soyez insatiables. Soyez fous », continuera encore longtemps d’être une source d’inspiration pour les créateurs de start-up du monde entier.

Thomas Morel
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Réactions à cet article7 commentaires

  • Par Anonyme-77656, le 7 oct à 07:30

    Anonyme-77656
    revenons sur Terre

    Je crois qu'on va un peu loin dans l'hagiographie ! Steve Jobs est un personnage considérable mais ni le saint ni le visionnaire que l'on décrit. 56 ans d’innovations ? Disons 35 : en maternelle, il était assez quelconque. Ce n’est pas lui qui a démocratisé l’informatique mais IBM et Microsoft avec des PC bon marché quand les Mac sont restés des produits chers. Il a certes apporté la convivialité mais en reprenant des idées à d’autres, comme Bill Gates. Chassé de son entreprise dès 1985, il n’y est revenu que 12 ans plus tard grace aux subsides de Microsoft. Et on chercherait en vain un seul acte philanthropique dans la carrière de Steve Jobs, à comparer aux dons faramineux consentis par Bill Gates toujours.



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  • Par Anonyme-77656, le 7 oct à 07:59

    Anonyme-77656
    N'importe quoi

    N'importe quoi, c'était un gros business man, pas un inventeur de génie, d'autres bosses dans l'ombre, il n'a même pas inventé le mac, c'est Wozniak (ou je ne sais ki). Pour écrire des conneries pareilles, faut vraiment pas connaitre l'histoire informatique.



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  • Par Marco29, le 7 oct à 11:21

    Marco29
    A contre-courant

    Un petit extrait de mon post :
    - 16.06.10 FOXCONN et les poulaillers bretons
    http://www.lepost.fr/article/2010/06/16/2116700_foxconn-et-les-poulaille...


    L'usine Longhua, du groupe Foxconn (un groupe taiwanais) est non seulement la plus grande de Chine, mais aussi du monde, avec 300.000 salariés.
    De là sortent tous les gadgets électroniques du moment que nous vantent nos médias : del'Iphone d'Apple, aux portables de Sony en passant par les consoles de jeux Nintendo, les ordinateurs Dell, Hewlett-Packard...


    - 01.08.11 lefigaro.fr Foxconn emploiera des robots plutôt que des hommes
    http://www.lefigaro.fr/societes/2011/08/01/04015-20110801ARTFIG00517-fox...
    " En effet ce dernier (Foxconn) qui est aujourd'hui confronté, dans ses usines chinoises, à une vague de suicides, veut remplacer 500.000 employés par des robots d'ici à trois ans.
    Foxconn, le numéro un mondial des composants pour ordinateurs qui fournit notamment des pièces à Apple, Sony et Nokia, prévoit d'utiliser 1 million de robots pour effectuer des opérations «simples», selon le quotidien China Business News.".


    Maintenant faisons un peu d'économie-fiction :
    Imaginons en 2030 une usine où, à force de mécaniser et de robotiser, il ne resterait plus que quelques salariés pour l'entretien.
    Dans ce cas de figure les actionnaires percevraient toujours leurs dividendes mais la part dévolue au salaire aurait, elle, quasiment disparue.
    Cette fiction pour montrer que le capital réel est bien le résultat du travail passé (historique) des ouvriers, comptables, dessinateurs, ingénieurs… et managers.
    Un tel système demande malgré tout des acheteurs et une classe moyenne pour consommer mais la masse de millions et même de milliards de pauvres, elle, gêne.
    Alors ils combattent de plus en plus les PAUVRES (parcage géographique, culturel…) et non la PAUVRETÉ.



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  • Par Anonyme-77656, le 7 oct à 13:10

    Anonyme-77656
    "Steve Jobs, mort dans la

    "Steve Jobs, mort dans la nuit de mercredi à jeudi, est à l’origine de toutes les grandes révolutions de l’informatique des trente dernières années. "


    Ah bon ? En temps qu'informaticien je suis très surpris de lire ça...



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  • Par Anonyme-77656, le 7 oct à 14:27

    Anonyme-77656
    MORT D'UN GRAND MONSIEUR

    bonjour,


    Tout d'abord mes très sincères condoéleances à sa famille c'est une ICÔNE QUI EST PARTI.

    Je suis de la REUNION (à plus de 10.O00 et JE NE SUIS PAS INSENSIBLE à CELA D'AUTANT C'EST UN TR7S GRAND Monsieur, QUI NOUS A QUITTE.Le Monde entier a pensé à lui en envoyant des messages. Depuis ce matin je regarde à la télé On n'arrête pas d'"en parler je suis constammant sur LCI on en dit que du bien de lui. QUI VIVRA VERRA - MAIS CE Monsieur pour moi il est irremplaçable.

    encore mes SINCERES CONDOLEANCES A sa famille MADAME ALEXIS



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  • Par Anonyme-77656, le 7 oct à 15:13

    Anonyme-77656
    Quand je lis un peu partout

    Quand je lis un peu partout sur la toile que "L'humanité pleure Steve Jobs", je ne peux m’empêcher de repenser que la très grande majorité des hommes du monde a pour priorité en se levant le matin de trouver à manger pour leur famille.

    Alors sincèrement, merci de rester humble, l'Humanité se fiche de Steve Jobs et de ses iBidules vendu à nous, les riches de la planètes. L'iPhone, l'iPod ou le Mac n'a jamais absolument changer leur condition.



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  • Par Anonyme-77656, le 7 oct à 23:25

    Anonyme-77656
    Plein de morts

    Newton, Pasteur, Einstein, de Gennes, et tant d'autres VRAIS GENIES sont morts, et la vie continue...



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