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Échec scolaire: L'Afev lance un pacte ce jeudi

Education


Abd Al Malik, Boris Cyrulnik, Stéphane Hessel, ont signé parmi une cinquantaine de personnalités, un "pacte contre l'échec scolaire". Le texte émanant de l'Afev a été publié ce jeudi dans Libération.

En 2009, 20 % des élèves étaient en grande difficulté
En 2009, 20 % des élèves étaient en grande difficulté MaxPPP

Échec de l'élève, échec de l'enseignant, échec de la famille… La proportion d'élèves en grande difficulté est passée de 15 à 20 % entre 2000 et 2009. Une situation alarmante pour l'Afev, une association d'étudiants bénévoles offrant des cours de soutien aux enfants des quartiers populaires.

L'organisme lance un « pacte contre l'échec scolaire », publié ce jeudi dans Libération. Une cinquantaine de personnalités ont signé le texte, notamment Abd Al Malik, Boris Cyrulnik ou Stéphane Hessel, l'écrivain Annie Ernaux, l'ancienne ministre Claudie Haigneré, le généticien Axel Kahn, l'artiste Annette Messager, le journaliste Harry Roselmack, l'ancien footballeur Vikash Dhorasoo, l'athlète Yohann Diniz ou le pédopsychiatre Marcel Rufo.

L'échec scolaire pourrait s'inviter aux débats de la présidentielle

Ce pacte, dont une première version avait été présentée en septembre 2011 lors de la « quatrième journée de refus de l'échec scolaire » organisée par l'Afev, compte bien avoir sa place dans les débats de la campagne présidentielle. Le texte sera en effet présenté aux candidats à l'Élysée.

Pour expliquer les raisons de cet « échec scolaire massif », l'association pointe notamment « notre système scolaire caractérisé par une forte pression sur les élèves et leurs parents et une compétition qui créent de la souffrance et nuisent à son efficacité ».

La solution ? « Passer d'un système de "sélection" à un modèle de "promotion", d'où chaque enfant, quelles que soient ses difficultés et ses appétences, pourra sortir avec la qualification et les compétences nécessaires (...) avec un rapport confiant aux apprentissages et une image positive de soi .»

Repenser la primaire, le collège et l'apprentissage 

Pour redresser la barre, le pacte affiche trois axes: « en finir avec l'amalgame effort et souffrance », « réinventer le collège unique », et favoriser « une orientation choisie en filière professionnelle ».

Ainsi, en primaire, il faudrait remplacer les notes par une évaluation. Plus généralement, il faut « intégrer le travail personnel au temps scolaire afin de ne plus laisser les plus fragiles seuls face à leurs devoirs ». Le collège nécessite pour sa part d'être « repensé comme le prolongement de l'école primaire », par exemple en limitant le nombre d'intervenants.

En effet, passer d'un à dix enseignants entre le CM2 et la 6e, « ce n'est pas bon pour les enfants, il faut une gradation en début de collège », a expliqué à l'AFP le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. A en croire les voeux formulés par Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation la semaine dernière, le président de la république partage cette idée. « Entre un élève de CM2 avec un enseignant unique et l'élève de 6e avec des enseignants multiples dans un établissement qu'il ne connaît pas, la rupture est trop brutale. Il faut organiser un continuum entre ces deux niveaux », avait-t-il alors déclaré.

Enfin, toujours selon l'Afev, il faut revaloriser la filière professionnelle en mettant en œuvre un « plan global » qui pourrait être financé par la refonte de la taxe d'apprentissage. 

Actu France-Soir

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Réactions à cet article6 commentaires

  • Par ccourouve, le 12 Jan à 13:48

    ccourouve
    Étude

    " il faut « intégrer le travail personnel au temps scolaire afin de ne plus laisser les plus fragiles seuls face à leurs devoirs »"


    Tant qu'on donnera priorité à des devoirs mal choisis et mal traités sur l'étude des leçons et la compréhension du cours, il ne faudra pas s'étonner des échecs scolaires.



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  • Par Oriane Borja, le 12 Jan à 21:41

    Oriane Borja
    Cachez ces notes, ou, ces maîtres, que l’on ne saurait voir

    Cachez ces notes, ou, ces maîtres, que l’on ne saurait voirPosté par Oriane Borja le 21 mai 2011

    Libres propos


    Que peut donc lier certaines banques, grandes surface, boîtes de recrutement, le gotha des associations de l’économie sociale et solidaire, et les institutions gouvernementales ?
    Ils investissent ou s’investissent côte à côte dans des actions de lutte contre l’échec scolaire, c‘est tout du moins ainsi qu‘ils le présentent.


    Initiée en 2008 par l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville créée en 1991), la Journée du Refus de l’Echec Scolaire est portée par un vaste réseau d’organisations représentant les enseignants, les familles et parents d’élèves, des acteurs de l’éducation populaire, des médias. L’initiative est placée sous le haut parrainage de l’Unicef ( Fonds des Nations Unies pour l’enfance) qui se base lui-même sur les rapports de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économiques).


    C’est de ces Journées du refus de l’échec scolaire qu’est sortie l’idée de suppression des notes en milieu scolaire au profit d‘une évaluation par compétences. On ne s’étonnera pas qu’on applique là à la lettre, les directives de l’OCDE qui est chargée d’évaluer les politiques éducatives à l’aune de ses propres prescriptions.


     


     


    Si Luc Chatel a concédé qu’ « on n’en (était) pas là », il a fait valoir que la loi Fillon sur l’école de 2005 avait prévu, à côté de l’actuel système de notation par les enseignants, « une évaluation par connaissances et compétences » acquises ou non par l’élève de 6 à 16 ans, tout au long de sa scolarité obligatoire.


    Si plusieurs personnalités ont signé l’appel de l’Afev : Daniel Pennac, Marcel Rufo, Michel Rocard, Axel Kahn, Boris Cyrulnik et autres Richard Descoings, c’est que tous dénoncent les conséquences « désastreuses » de ce système de classement sur les élèves.


    Au cœur du problème, il serait question de la confiance en soi qui serait indispensable à la réussite scolaire : fissuration de l’estime de soi, absence de valorisation, détérioration des relations familiales et, à terme, souffrance scolaire.


    Pour nos néopédagogues, il s’agirait donc de mettre la charrue avant les bœufs en fixant comme but, ce qui n’est qu’une conséquence; comme c’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en travaillant que l’on prend de l’assurance dans son travail, sauf à se rendre sûr et fier de son incapacité, ce qui revient à confondre arrogance et confiance en soi.


    Ce n’est pas une nouveauté que de vouloir la suppression de tout classement entre nos chères petites têtes plus ou moins blondes, l’idéologie avait déjà fait son œuvre dans le primaire sous la dictature des néopédagogues des IUFM.


    Points rouges, points oranges, points verts et autre permis à points pour éviter de punir les élèves en cas de mauvais comportement, NA, VA, A, assortis d’émoticônes pour les acquisitions de compétences, lesquelles laissent parfois rêveur quand la compétence « Bouge son corps » équivaut à la résolution d’une consigne en mathématiques par exemple. Mais il faut bien valoriser la compétence de ceux à qui on n’en demande pas justement.


    Cela n’empêche pas nos petits écoliers en pantacourts de comptabiliser et de comparer entre eux, minutieusement, le nombre de tels ou tels « bonhommes verts » qu’ils ont récoltés du fruit de leur travail, le nombre de « bonhommes rouges » du fruit du non-effort qu’on leur aura demandé, ou de l’incompréhension, le cas échéant, la sélection naturelle revenant au galop.


    C’est l’OCDE qui nous somme de nous aligner sur son modèle éducatif uniformisé mondial. Dès 1997, l’OCDE met en chantier un programme de définition et de sélection des compétences dites « clés » (DeSeCo), dans le but explicite de « fournir un cadre conceptuel pour orienter le développement à long terme des évaluations et l’extension à des nouveaux domaines de compétences ».


    Ces orientations, confirmées par les conseils européens de Stockholm (2001) et Barcelone (2002), ont débouché en novembre 2005 sur une proposition de recommandation du Parlement européen et du Conseil, présentée par la Commission, concernant « les compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie ». Cette proposition a été adoptée le 26 septembre 2006. Le document adopté précise que « selon les études internationales, on entend par compétence une combinaison de connaissances, d’aptitudes et d’attitudes appropriées à une situation donnée. Les compétences clés sont « celles qui fondent l’épanouissement personnel, l’inclusion sociale, la citoyenneté active et l’emploi ».


    Elles sont définies dans le Cadre européen des Compétences clés pour l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie, et sont au nombre de huit :


    Communication dans la langue maternelle ; Communication dans une langue étrangère ; Culture mathématique et compétences de base en sciences et technologies ; Culture numérique ; Apprendre à apprendre ; Compétences interpersonnelles, interculturelles et compétences sociales et civiques ; Esprit d’entreprise ; Sensibilité culturelle.


    Jamais il ne sera question de savoirs maîtrisés, il s’agit simplement d’une aptitude à entrer dans un monde du travail adapté à l’économie flexible.


    La flexibilité étant la clef de la rentabilité, il s’agira d’être flexible dans l’objet de son emploi, dans sa géographie, dans sa rémunération, le tout ponctué de formations s’inscrivant dans l’éducation « tout au long de la vie » qui signifie que sa vie durant, il faudra s’adapter à l’économie mondiale fluctuant au gré des besoins du marché.


    Notre conception de la vie, enracinée, sécurisée, à visage humain, vole en éclat au profit de l’homme nomade et corvéable à merci.


    Les néopédagogistes jouant à plein les idiots-utiles du système libéral.


    Le bilan de compétences est en effet à la fois inspiré par les pseudo sciences de l’éducation baignées par les Dolto et autres méthodes Montessori, et par le rapport PISA de l’OCDE dont l’objectif est l’adéquation au marché.


    Il était ainsi déjà adopté par les écoles primaires car faisant partie intégrante de l’idéologie des IUFM, mais pas à partir du collège, les enseignants y étant plus spécialisés que les « professeurs des écoles « , subissaient moins le joug de la dictature des IUFM. C’est fini, ils vont peu à peu se mettre au diapason des « projets pédagogiques », travail en équipe et autres, compétences transversales.


    Ou, comment le nouvel ordre éducatif mondial poursuit son emprise sans que les personnels éducatifs, voire politiques, sachent véritablement quelles sont les sources et les objectifs des évidences qui leur sont imposées.



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  • Par HeyBaal, le 13 Jan à 14:22

    HeyBaal
    Que savent ces personnalités

    Que savent ces personnalités de l'échec scolaire ? Quelle est la légitimité de leur soutien ? C'est n'importe quoi.


    Il n'y a pas d'échec "scolaire", il y a échec de cette méthode qui conciste à dire que tout le monde est honnêtes, capable et motibé, et devra réussir un enseignement général pour être un bon employé de bureau.


    La vie n'est pas simpliste, elle est complexe. Alors arrêtons de former nos gamins de façon simpliste, en rabrouant ceux qui ont l'outrecuidance de ne pas suivre le groupe.



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  • Par Anonyme-77656, le 14 Jan à 23:05

    Anonyme-77656
    a quand le retour aux sources

    pour reussir a l ecole il faut des instits. et profs. qui s investissent avec passion motivation .qu ils fassent progresser les eleves en fonction des possibilite de chacun et non au nom d un systeme pour finir pour certain sur une voie sans issue.que l education scolaire fasse son boulot d enseignant avec les vraies valeurs et sans diplomes au rabais



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  • Par Anonyme-77656, le 17 Jan à 03:24

    Anonyme-77656
    bien d'accord, il y a un réel

    bien d'accord, il y a un réel problème de méthode.., comment est-il possible que des enfants puissent passer plus de 10 ans sur les bancs de l'école et sortir de 3éme avec des difficultés énormes sur les bases, que sont la lecture et l'écriture. Plus d'un siècle d'école obligatoire, et les méthodes d'apprentissages des bases ne sont toujours pas maitrisées par ceux qui décident des contenus, et des façons de faire.... des réformes, des réformes...et encore... ça s'appelle faire pour faire, ça flatte l'électeur..... bravo..... ...je ne peux m'empêcher de penser à cette montruosité nommée Accords Généraux sur le Commerce des Services, ou il y est préconnisé un abaissement généralisé du niveau d'éducation...(pour ceux qu'ont pas les sous j'veux dire)...un p'tit retour à la lutte des classes?

    non ça fait vraiment plaisir qu'il y ai des gens aussi intelligents pour statuer sur ces questions... (je blague..) si seulement les enseignants pouvaient se libérer de leurs chaînes, mais bon.. (qd t'es un bon fonctionnaire c'est pas si facile!! hihi!)

    Que des personnalités médiatiques se mobilisent, c'est trés bien,...mais quelle légitimité?

    des grands pédagogues, éducateurs, des gens éminents sur la question, des gens de terrain, passionnés c'est ce qu'il nous faut...



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  • Par Anonyme-77656, le 20 Jan à 13:03

    Anonyme-77656
    il a y des concepts qui marchent

    Certains pays enseignent par matière: quand l'élève a atteint le niveau en math, il apprend ensuite l'anglais, et va à son rythme: quand il change de classe il a le niveau.

    En Irlande 2 systèmes sont intéressant: pour motiver l'élève en difficulté, une méthode préconise de faire des interro ultra simples, pour les habituer à avoir des bonnes notes, et les motiver.. il y a aussi le stage des prof en entreprises pendant l'été: la durée et le sujet son choisi par le prof: cela permet de leur fournir une connaissance du tissu industriel local, ce qu'il s'y passe, les besoins,d'avoir comme des vacances céréblales: les profs jouent le jeu, ils veulent se rendre utiles, et cela permet d'illustrer les cours de facon interressante: de nombreux prof francais n'ont jamais mis les pieds en entreprise: ils ne peuvent pas l'enseigner correctement, ils en ont qu'une image, aucune connaissance personnelle... mais réformer l'éducation nationale, malgré ce qu'elle coute, c'est très difficile.



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