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Formation - Les filières zéro chômage

Emploi


Les lycéens de terminale doivent dès cette semaine exprimer des vœux d’orientation. Parmi les secteurs qui recrutent, sept filières affichent des performances record pour l’emploi.

Les techniques et les qualifications françaises sont très appréciées à l’étranger
Les techniques et les qualifications françaises sont très appréciées à l’étranger SIPA

A l’heure où un jeune actif sur quatre est au chômage, adopter la bonne stratégie d’orientation est indispensable pour espérer décrocher rapidement un contrat. Les services à la personne, la mutation verte de l’économie, les technologies de pointe figurent parmi les secteurs les plus prometteurs en termes de recrutement à moyen voire à long terme, confirme un bulletin du Centre d’analyse stratégique (CAS) publié cet hiver.

 

L’horizon des futurs diplômés s’éclaircit, à condition de réunir certains leviers de réussite. « Il y a de l’emploi. Mais les jeunes ne savent pas toujours saisir leur chance. Ils veulent faire un métier passionnant et bien rémunéré. Bien souvent, il faut déjà accepter de mettre les mains dans le cambouis et se donner à fond », assure Julie Mleczko, à Studyrama.

 

La réussite passe aussi par le succès croissant des formations pratiques. L’apprentissage, qui court désormais du CAP jusqu’à bac + 5, fait partie des atouts les plus sérieux. « L’alternance est perçue comme une sorte de période d’essai pour l’employeur potentiel comme pour l’étudiant. Quand tout se passe bien, le jeune met toutes les chances de son côté pour décrocher un véritable contrat au sein de l’entreprise qui l’a formé », soutient Eric de Saqui, représentant de Syntec numérique.

Enfin, « il faut faire tomber les stéréotypes », assène le directeur de l’Onisep, Pascal Charvet, qui déplore la supériorité numérique des garçons dans les filières scientifiques. « Les filles représentent 52 % des effectifs en bac S, mais elles ne sont que 27 % dans les filières scientifiques du supérieur et à peine 10 % en sciences et techniques industrielles. Or les entreprises sont désireuses de mixité. »

 

Tous secteurs confondus, sept familles de métiers se détachent à l’heure actuelle : les services de proximité, l’environnement, l’informatique, le bâtiment, l’hôtellerie, les sciences et les métiers de la santé et du social. Dans ces filières « zéro chômage » – la liste n’est pas exhaustive –, voici des formations gagnantes.

 

Les services à la personne


Les métiers sont très variés : employé de ménage, agent d’entretien, cuisinier à domicile, garde d’enfant, accompagnement des personnes âgées. Déjà 390.000 emplois ont été créés dans le secteur des services à la personne depuis 2005. Et d’ici à 2015 il faudra encore créer 400.000 emplois rien que pour répondre aux besoins des aînés, estime le gouvernement.

 

80 % d’insertion professionnelle pour les bac + 3 en management

Les besoins actuels sont essentiellement couverts par les formations courtes : CAP assistant technique en milieu familial et collectif, CAP petite enfance, bac pro des secteurs sanitaire, social et médico-social (en remplacement du BEP carrières sanitaires et sociales à la rentrée 2011) notamment. Les entreprises de services à la personne commencent à se tourner vers des profils de plus en plus qualifiés pour encadrer. Ainsi, la licence management territorial des services de proximité de l’université d’Angers affiche un taux d’insertion professionnelle de l’ordre de 80 %.

 

A savoir

Au-dessous d’un bac + 2, les salaires sont proches du SMIC. Mais on peut commencer au bas de l’échelle et évoluer rapidement grâce à la formation continue.

 

Les métiers de l’environnement


Les métiers liés à l’environnement devraient générer 600.000 emplois d’ici à 2020 afin d’atteindre les objectifs du Grenelle. Actuellement, la seule filière de l’eau et de l’assainissement concentre pas moins de 124.000 emplois, et la gestion des déchets un peu plus de 40.000 salariés au sein de groupes tels Veolia et Suez.

 

Près de 100 % d’embauche dans la filière de l’eau et des déchets

Dans le domaine de l’eau et des déchets, le taux d’insertion professionnelle avoisine 100 %, selon l’Onisep. Parmi les formations les plus recherchées : CAP gestion des déchets, CAP agent de la qualité de l’eau, CAP opérateur des industries du recyclage, bac pro hygiène et environnement, BTS métiers de l’eau, BTS bioanalyses et contrôles, BTS hygiène, propreté, environnement. Les formations pointues, de bac + 3 à bac + 5, après une première qualification en chimie, biologie ou physique, se multiplient également. Par exemple, la licence pro ressources et qualité de l’eau dans l’environnement, délivrée par l’université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), traite de l’ensemble des métiers qui touchent à l’eau : préservation des ressources, tests en laboratoire, recyclage. « Les titulaires d’une licence pro ont une longueur d’avance sur le marché du travail, car leur formation en alternance leur permet d’être rapidement opérationnels », indique Nathalie Obert-Ben Taïeb, responsable pédagogique au CFA UPMC.

 

A savoir

Attention au malentendu entre les intitulés des diplômes et les débouchés. « L’environnement fait rêver les bacheliers qui veulent suivre des études supérieures alors qu’actuellement, trois fois sur quatre, le recrutement requiert un CAP ou un bac pro », indique Arielle Girot, à l’Onisep.

 

Les métiers de l’informatique


L’informatique touche tous les secteurs concernés par l’innovation économique et technologique : santé, développement durable, mobilité urbaine, gestion… En 2011, le marché des logiciels et services devrait encore enregistrer une croissance de 3 %, selon le Syntec numérique.

 

90 % d’insertion pour les diplômés en informatique de gestion

Les écoles spécialisées – ECE, Epitech, ENSEEIHT, Epita notamment – restent la formation de référence. « Mais la double casquette école d’ingénieurs et gestionnaire MBA permet de se démarquer », révèle Eric de Saqui, représentant du Syntec numérique et DRH de Sogeti.

Une filiale de Cap Gemini, qui a recruté 3.000 collaborateurs en France en 2010, dont 50 % de jeunes diplômés, prévoit encore 1.500 embauches cette année. Le taux d’insertion des jeunes diplômés en informatique de gestion avoisine 90 %, selon l’Apec.

Sogeti et l’université Paris-XIII ont signé cet hiver un partenariat pour créer un nouveau diplôme universitaire en conception et développement de systèmes d’information ouvert aux étudiants bac + 4 et bac + 5.

 

A savoir

« Les métiers du Web et de l’informatique requièrent une solide culture scientifique. Le niveau d’entrée s’établit au minimum à bac + 2, même dans le secteur des jeux vidéo », indique Pascal Charvet.

 

Le bâtiment et la construction


La Fédération française du bâtiment (FFB) prévoit la création de 10.000 à 15.000 postes salariés et intérimaires en 2011. Le CAS table carrément sur 149.000 postes créés d’ici à 2015. « On recherche, d’une part, des jeunes en formation initiale au niveau CAP et BEP pour renouveler les départs en retraite des travailleurs sur les chantiers. On recrute, d’autre part, des titulaires de bacs pro, de BTS et de diplômes d’ingénieur, car les entreprises souhaitent se structurer en interne », indique Armel Le Compagnon, président de la commission formation à la FFB.

 

95 % d’insertion pour les apprentis

« Les métiers sont à la fois traditionnels et de haute technologie, et les diplômes très en pointe avec les besoins des entreprises », indique Arielle Girot. Tous les niveaux de qualification sont recherchés : CAP maçon, CAP peintre, CAP conducteur d’engin, CAP conducteur de route, BTS études et économie de la construction, BTS conducteur de travaux, et, en haut de l’échelle, les ingénieurs pour concevoir et encadrer les travaux. L’Ecole supérieure technique du bâtiment (ESTB) est la formation de référence à Paris. 

 

A savoir

La formation en apprentissage est plébiscitée, même au niveau ingénieur. « On compte chaque année environ 70.000 apprentis en CFA. Leur taux d’insertion professionnelle dépasse 95 % », indique Armel Le Compagnon.

 

L’hôtellerie et de la restauration


Avec 14.000 postes à pourvoir chaque année, ce secteur recrutera toujours, l’Onisep. Le CAS prévoit la création de 18.000 emplois d’ici à 2015.

 

Les diplômés français recherchés à l’étranger

« Le CAP cuisine est le diplôme de référence pour la restauration. Il permet de commencer à faire ses armes avant de suivre toute une évolution très structurée pour devenir chef », indique Arielle Girot. Le bac hôtellerie est polyvalent : accueil, restauration, hébergement.

Les techniques et les qualifications françaises sont très appréciées à l’étranger, où les jeunes diplômés trouvent sans problème du travail. Le BTS hôtellerie-restauration propose deux options : mercatique et gestion hôtelière ou art culinaire, art de la table et du service. « Pour s’épanouir dans cette voie, il faut aimer recevoir et avoir le goût du service bien fait. »

 

A savoir

Le bac hôtellerie exige un bon niveau dans deux langues vivantes, dont l’anglais.

 

Ingénieurs scientifiques


« La filière des sciences et techniques se désertifie. Les inscriptions ont chuté de 18 % l’année dernière, alors que c’est dans ce domaine qu’on recrutera demain », déplore Pascal Charvet, à l’Onisep.

 

99 % des ingénieurs spécialistes de l’énergie recrutés avant le diplôme

Le secteur de l’énergie (pétrole, électricité, gaz, énergies renouvelables) offre des débouchés immédiats aux titulaires de formations pointues, de bac + 2 à + 5, tels le BTS électrotechnique, le DUT génie thermique et énergie, le DUT génie industriel et maintenance, les licences radioprotection et sûreté nucléaire à l’université Aix-Marseille ou radioprotection, démantèlement et déchets nucléaire à l’université de Lyon. 99 % des diplômés de l’Ecole nationale supérieure du pétrole et des moteurs (ENSPM) ont déjà un emploi au moment de l’obtention de leur diplôme. 90 % des thésards de l’Institut français du pétrole (IFP) décrochent un emploi dans les six mois. Et les ingénieurs de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) affichent un taux de 86 %.

 

Outre ces disciplines phares, les écoles d’ingénieurs scientifiques affichaient en moyenne en 2009 un taux d’insertion professionnelle de 82 %, selon la dernière étude du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF). « Les grandes sociétés de services et les grands groupes comme Areva, EDF ou Veolia sont les premiers embaucheurs. Et 13,5 % des ingénieurs français travaillent à l’étranger », précise l’auteur de l’étude, Gérard Duwat.

 

A savoir

« Les études scientifiques sont identifiées à tort au métier de chercheur, mal payé. Alors qu’on a surtout besoin d’ingénieurs », rectifie Pascal Charvet. Le salaire brut médian d’un ingénieur est de 33.000 € par an pour les débutants et de 82.000 € en fin de carrière, selon le CNISF.

 

Infirmiers et aides-soignants


La France connaît une pénurie criante de personnel infirmier. Pour y faire face, la création de 149.000 postes d’infirmier et de 78.000 postes d’aide-soignant est prévue entre 2005 et 2015, selon le CAS.

Rien que dans le privé (qui représente la moitié des effectifs de la branche), 4.000 postes d’infirmier sont vacants, indique la Fédération hospitalière privée.

 

Des milliers de postes restent vacants

Le diplôme d’Etat d’infirmier s’obtient dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI). Le quota national d’inscriptions, fixé à 30.000, n’est jamais rempli, et seulement 21.000 élèves en sortent diplômés chaque année. Car ils sont nombreux (de l’ordre de 20 %) à abandonner prématurément. « Le manque d’encadrement pendant les stages » est notamment en cause, pointe une récente enquête de la Direction de la recherche et des études statistiques.

 

A savoir

Le métier impose des horaires de nuit ainsi qu’une activité le dimanche et les jours fériés. Les rémunérations ne dépassent pas 1.500 € brut en début de carrière pour un infirmier du secteur public et 1.350 € pour un aide-soignant.

 

Agenda pratique


De nombreux salons ouvrent pour faciliter l’orientation, à Paris mais aussi dans les régions.

28-29 janvier, Paris : Salon spécial informatique et multimédia.

4-5 février, Paris : Salon des masters, mastères et MBA.

5 février, Paris : Formations tourisme-hôtellerie-restauration.

6 février, Paris : Formations ingénieurs et nouvelles technologies.

6 février, Paris : Formations médicales et paramédicales.

4 mars, Paris : Salon de L’Etudiant.

18-19 mars, Paris : Sup’Alternance.

24-27 novembre, Paris : Salon européen de l’éducation.

 

Laurence Valdès
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Publié : 18/01/11 - 08h08
Mis à jour : 18/01/11 - 08h10
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