Résultats Présidentielle 2012

» S'identifier
Mardi 19 mars, 02:03
Accueil > Pratique > Emploi > Licenciées pour avoir médit de leur direction sur Facebook

Licenciées pour avoir médit de leur direction sur Facebook

Emploi


L'affaire n'est pas unique en son genre et pose encore une fois la question de la vie privée sur le réseau social.

Trois femmes qui travaillaient pour SOS-Femmes Dordogne - une association basée à Périgueux qui vient en aide aux victimes de violence conjugales - ont été licenciées pour « faute lourde ». Leur tort, explique l'une d'elles : « avoir dénoncé haut et fort les déviances » de leur direction lors d'une conversation entre collègues et amies sur Facebook. Un soir de juin, ces mères célibataires âgées de 36 à 42 ans, avaient échangé des messages sur leurs « murs » au sujet de leurs conditions de travail. Elles avaient alors évoqué des « insultes » et de « gros dysfonctionnements dans la prise en charge des femmes ».

L'audience de conciliation s'étant soldée par un échec lundi, l'affaire devra être jugée par le Conseil des Prud'hommes le 14 mars 2011.

Facebook, espace d'expression public ou privé ?

D'ici là, les jeunes femmes pourraient avoir à faire à la justice. Car leur patronne, la présidente de l'association Gatienne Doat, a aussi porté plainte pour « menaces de mort et incitation à la haine ». Problème : elle refuse de dire comment elle s'est procuré ces échanges entre « amies ». De leur côté, les ex-travailleuses sociales ont donc déposé une plainte pour « interception illicite de communication ». Selon leur avocat Eric Barateau, la reproduction des propos tenus sur Facebook et « l'immixion dans la vie privée » sont irrecevables devant un tribunal.

C'est justement sur ce dernier point que les juges devront se prononcer. Car ce n'est pas la première histoire du genre. En mai dernier, le conseil des Prud'hommes de Boulogne (92) n'avait pas réussi à se prononcer sur la légalité du licenciement de trois salariés de la société Alten qui avaient, eux aussi, tenu des propos peu élogieux sur leur direction via le réseau social. L'affaire avaient donc été reportée sine die.

Quelle que soit leur issue, ces deux affaires devraient faire jurisprudence. En effet, « la loi ne dit rien à ce sujet », explique maître Pascale Guyard, avocate spécialiste du droit du travail. Ce sera donc aux Prud'hommes de « définir ce qui est de l'ordre de la sphère publique et de la sphère privée » sur Facebook.



Par Emilie Cuisinier
C'est sur France Soir !

Plus d'articles Emploi

Publié : 23/09/10 - 07h13
Mis à jour : 23/09/10 - 09h20
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit


FranceSoir l'e-mag en PDF
FranceSoir l’e-mag a 1 an
N° anniversaire gratuit à découvrir en PDF
Télécharger

France-Soir sur Facebook

Plus d’articles


Dernières vidéos

Audiences TV : Taxi est loin devant

» Voir toutes les vidéos

Les derniers commentaires

    Les membres les plus actifs

    • HeyBaal HeyBaal, le 26 jui à 17:29

      288500 points
      5570 commentaires

      En savoir plus sur HeyBaal


    • nellyolson nellyolson, le 21 sep à 19:55

      203400 points
      3716 commentaires

      En savoir plus sur nellyolson


    • Bluesun Bluesun, le 26 jui à 17:21

      155550 points
      2987 commentaires

      En savoir plus sur Bluesun


    • pasloi pasloi, le 3 mai à 21:48

      150550 points
      2433 commentaires

      En savoir plus sur pasloi


    • Jakyburn Jakyburn, le 20 avr à 21:02

      99900 points
      1686 commentaires

      En savoir plus sur Jakyburn


    Quiz

    Testez vos connaissances

    Quiz Info : Insolites, Retraite, Football et Hollande


    Programmes TV du jour

    Horoscope Quotidien 2012

    Minute Trente de Montvalon

    Faits Divers Les maisons de l'horreur