Résultats Présidentielle 2012

» S'identifier
Jeudi 16 juillet, 03:23
Accueil > Sport > Autres sports > Athlétisme > Biron : "L'idée, c'était de taper Lemaitre"

Biron : "L'idée, c'était de taper Lemaitre"

Saison d'athlétisme 2012


Le sprinteur français Emmanuel Biron compte jouer sa carte personnelle sur 60 mètres aux Mondiaux d'athlétisme en salle, deux semaines après avoir failli battre son ami Christophe Lemaitre.

Emmanuel Biron et Christophe Lemaitre, amis dans la vie, rivaux sur la piste
Emmanuel Biron et Christophe Lemaitre, amis dans la vie, rivaux sur la piste SIPA/THIERRY ZOCCOLAN

Onze athlètes français prendront part aux championnats du monde en salle, qui se tiendront du 9 au 11 mars à Istanbul. Sur 60 mètres, en l'absence de la star Christophe Lemaitre, Emmanuel Biron sera le seul représentant français. L'occasion rêvée pour briller.

France-Soir. Les Mondiaux d'athlétisme en salle démarrent le 9 mars. La pression monte-t-elle doucement ?

Emmanuelle Biron. J'ai encore deux jours de préparation avant de partir, mercredi midi, pour la Turquie. Pour le moment, j'essaye de prendre du recul par rapport au stress. C'est l'un des conseils que m'a donné mon pote Christophe Lemaitre : ne pas se prendre la tête avant une grande compétition comme les Mondiaux. Le Jour J, en revanche, il faut se mettre la pression puis la contenir pour courir.

F.-S. Est-ce compliqué d'avoir un ami, Christophe Lemaitre, comme rival ?

E.B. En rentrant des Championnats du monde de Daegu, nous avons passé plusieurs week-end ensemble. Comme je vis à Lyon, nous sommes allés voir le Real Madrid en Ligue des Champions. On se donne des nouvelles. Jusqu'à récemment, je ne le considérai pas comme un rival. Avant les courses, dans la chambre d'appel, on se motive, on se tape dans les mains pour se souhaiter bonne chance. On monte doucement en pression avant la compétition. A Aubière, ce n'est pas passé loin.

F.-S. Au Aubière, justement, lors des championnats de France en salle, Lemaitre ne vous a devancé que d'un centième sur 60 mètres...

E.B. Ce jour-là, mon entraîneur m'avait dit : « Avec ton départ monstrueux, personne ne te rattrapera si tu pars vite. » Cela m'a rassuré. Je forge ma confiance autour de mon départ. Je sais qu'il est bon. L'idée, c'était de taper Lemaître. Il m'a battu mais j'ai tout de même explosé mon record (6''60)

F.-S. Comment expliquez-vous vos progrès sur la discipline (14 centièmes gagnés en un an) ?

E.B. J'ai eu une prise de conscience. Auparavant, j'avais du mal à croire en mon potentiel de sprinteur. En octobre, je me suis pris en main. J'ai augmenté les séances de kiné. J'ai travaillé mon amplitude, ma souplesse. A Deagu, lors des Mondiaux 2011, j'ai eu l'occasion de voir Usain Bolt s'entraîner et j'ai vu à quel point il accordait de l'importance à ses exercices. Il est si souple !

F.-S. Lemaitre vous a donné sa médaille d'argent du 4x100 m obtenue à Daegu. Vous étiez le cinquième relayeur, celui qui ne court pas.

E.B. C'était fort. Au moment où il décide de me la donner, je me dis qu'on a passé un cap dans notre relation. On a passé beaucoup de temps ensemble en Corée du Sud. Je me suis impliqué jusqu'au bout. J'ai perdu la confiance des entraîneurs mais pas celles de mes coéquipiers.

F.-S. Pourquoi vous entendez-vous si bien avec lui ?

E.B. Il est un peu réservé. Mais, lorsqu'il est en confiance, il aime bien provoquer. Il sait mettre de la folie. Il a dû sentir qu'il pouvait se lâcher avec moi. 

F.-S. A quel âge avez-vous commencé l'athlétisme ?

E.B. A 11 ans. J'ai fais du saut à la perche, du saut en hauteur, du sprint... Je suis athlète professionnel depuis trois ans. J'ai aussi fait un an de philo et deux de psycho.

F.-S. Chez les sprinteurs français, vous êtes donc vu comme l'intellectuel de la bande ?

E.B. Christophe s'en amuse ! J'ai de l'humour, cela ne me gêne pas. Depuis longtemps, aussi, on me surnomme Lord Byron. Byron à cause de Biron, mon nom.

F.-S. En 2010, à Parilly, on vous a vu courir déguisé en ninja (voir le lien). Allez-vous le refaire ?

E.B. J'aurais aimé mais c'est compliqué de blaguer en cette année olympique. A Parilly, il s'agissait d'une compétition interclubs. C'était un pari. J'avais trouvé cela sympa.

F.-S. Que visez-vous à Istanbul ?

E.B. Les demi-finales, ce serait super. Si j'arrive à améliorer mon record, ou du moins à m'en approcher, pourquoi ne pas atteindre la finale ? Quand j'ai un objectif, je me l'approprie et je donne le meilleur de moi-même pour l'atteindre.





Par Maxime Mianat

FranceSoir l'e-mag en PDF
FranceSoir l’e-mag a 1 an
N° anniversaire gratuit à découvrir en PDF
Télécharger

France-Soir sur Facebook

Plus d’articles


Dernières vidéos

Audiences TV : Taxi est loin devant

» Voir toutes les vidéos

Les derniers commentaires

    Les membres les plus actifs

    • HeyBaal HeyBaal, le 26 jui à 17:29

      288500 points
      5570 commentaires

      En savoir plus sur HeyBaal


    • nellyolson nellyolson, le 21 sep à 19:55

      203400 points
      3716 commentaires

      En savoir plus sur nellyolson


    • Bluesun Bluesun, le 26 jui à 17:21

      155550 points
      2987 commentaires

      En savoir plus sur Bluesun


    • pasloi pasloi, le 3 mai à 21:48

      150550 points
      2433 commentaires

      En savoir plus sur pasloi


    • Jakyburn Jakyburn, le 20 avr à 21:02

      99900 points
      1686 commentaires

      En savoir plus sur Jakyburn


    Quiz

    Testez vos connaissances

    Quiz Info : Insolites, Retraite, Football et Hollande


    Tour de France 2011

    Programmes TV du jour