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JO 2012 : Bahain et Berrest rameront "le plus loin possible"

Série : Les sportifs français aux JO de Londres 2012


Chaque mercredi, retrouvez sur France-Soir le portrait d'un athlète français qui s'apprête à disputer les Jeux Olympiques de Londres. Aujourd'hui, ils sont deux : Julien Bahain et Cédric Berrest, médaillés de bronze à Pékin en aviron.

Julien Bahain (au premier plan) et Cédric Berrest vivent ensemble leur passion de l'aviron depuis dix ans
Julien Bahain (au premier plan) et Cédric Berrest vivent ensemble leur passion de l'aviron depuis dix ans AFP/Jure Makovec

Ils « ne se quittent pas, comme un vrai petit couple ». C’est ainsi que fonctionnent – et se présentent – Julien Bahain et Cédric Barrest. Ils constituent probablement la meilleure chance de médaille française en aviron aux Jeux olympiques de Londres mais, par modestie sans doute, ne veulent pas le reconnaître et soutiennent que « le groupe France est homogène ». Cependant, leur palmarès s’est déjà bien étoffé ces dernières années et un sacre olympique en « deux de couple » (chacun rame avec deux avirons) -qu'ils seront les seuls à représenter à Londres, leurs compatriotes étant engagés dans d'autres catégories- les propulserait au sommet. Ils sont « les meilleurs de France », et c’est d’ailleurs bien pour ça qu’ils partagent le même bateau et qu’ils représenteront la France dans quelques semaines, après les championnats du monde et un stage intensif dans le Jura.

"Les Jeux olympiques, c’est un rêve"

« On est ensemble parce qu’on est les deux meilleurs dans notre catégorie. On veut être champions olympiques, c’est donc dans notre intérêt d’être ensemble ». Cela fait maintenant 10 ans que les deux hommes se connaissent, au départ tout à fait par hasard. « On s’est rencontrés en équipe nationale , on se suit dans l’ordre alphabétique donc on nous a mis dans la même chambre. Ensuite, on a été ensemble en quatre de couple puis en deux de couple », explique Cédric Berrest. Le natif de Clermont-Ferrand s’entraînait déjà à Toulouse alors que jusqu’en 2009 Julien Bahain faisait partie du club d’Angers. Associé à Cédric en équipe de France et ayant en ligne de mire les JO 2012, il a décidé de rejoindre son coéquipier à l’Aviron Toulousain. « Les Jeux olympiques, c’est un rêve. A Pékin, on a eu la chance de monter sur le podium (ils ont terminé troisième en quatre de couple) et depuis on a encore plus d’envie, on veut être tout en haut » : un ultime objectif commun.

"L'aviron, on a mordu dedans"

Pour cela, ils s’entraînent 345 jours par ans, les seules trêves autorisées étant « une semaine après les championnats du monde et une semaine après les JO » - avec en bonus « le 25 décembre et le 1er janvier, mais on va ramer quand même parce que c’est avant tout un plaisir », précise Cédric Berrest. « Ça nous empêche de faire autre chose, d’aller à Paris aux soirées », raconte Julien Bahain, mais ce n’est pas un problème pour eux car l’aviron, c’est « une passion. On n’a pas choisi ce sport parce qu’on s’est dit qu’on allait devenir champions, on a mordu dedans ». Pour Julien, c’est sa famille qui l’y a amené. Son grand-père d’abord – « c’est son médecin qui lui a conseillé l’aviron pour ses problèmes de dos » - puis son père, son oncle (qui est d’ailleurs le Directeur technique national de l’équipe de France d’aviron) et son grand frère. « Il y allait et avait l’air de bien s’amuser, alors j’ai décidé d’essayer ». Julien Bahain a lui aussi rejoint la discipline sur avis médical, « car j’avais connu une forte poussée de croissance et j’avais des problèmes de dos ».

"Les responsabilités sont différentes"

Julien et Cédric concourent ensemble depuis 2005 et se voient au moins 200 jours par an. Ils sont « très copains » alors être ensemble en club et en équipe nationale ne leur pose aucun problème, bien au contraire. Ils se sont rejoints à Toulouse pour optimiser leurs performances mais une réelle amitié les lie au-delà du sport, « on ne se quitte pas », assurent-ils. Mais ils n’en oublient pas la compétition : « je veux être le meilleur et il veut l’être aussi donc on est sans cesse amenés à se surpasser, on est des compétiteurs avant tout ».  Dans un duo, il y a souvent un leader naturel mais aucun rapport de force ne les oppose, « les responsabilités sont différentes. Julien est positionné en tant que chef de nage (c’est le rameur assis au plus près de la pointe arrière du bateau), c’est plutôt le côté tactique. Moi, j’apporte la puissance et je vois les adversaires », explique Cédric. « Il n’y en a pas un qui prend le dessus sur l’autre », rajoute Julien.

"On a des choses à dire"

En plus d’être complémentaires, ils sont complices, bavards et sur la même longueur d’onde. Ils savent ce qu’ils veulent et sont prêts à (presque) tout pour l’obtenir – « mais je ne veux pas me faire sponsoriser par n’importe quelle marque ou faire des choses qui salissent les valeurs de mon sport », précise Julien Bahain. Ils aimeraient notamment que les médias s’intéressent à eux même pendant les périodes « sans actu » car « ça fait quatre ans qu’on est là mais ils débarquent un mois avant les JO et nous demandent des interviews tous les jours » alors qu’en temps normal les sollicitations sont rares. « Il faut qu’on apprenne à mieux fonctionner avec eux mais on n’a pas eu la chance d’avoir une personnalité qui porte la discipline, comme David Douillet en judo ou Laure Manaudou en natation ». Julien évoque alors « Tony Estanguet qui a réussi, dans un sport comparable au nôtre en termes de notoriété et médiatisation, à se faire un nom ».

"Je menais de front aviron et études"

Sept jours d’entraînement sur sept (cinq heures par jour) à 26 et 27 ans, cela ne laisse que peu de temps aux deux champions pour concilier sport, vie professionnelle et vie privée. Afin de se préparer au mieux pour les Jeux olympiques, ils ont choisi de mettre leurs professions initiales de côté. « Cette année, je suis rameur professionnel, après avoir obtenu l’an dernier mon diplôme d’ingénieur. Je bénéficie d’un détachement complet auprès de la SNCF, avec la possibilité d’intégrer plus tard l’entreprise, explique Julien Bahain. Jusque-là, je menais de front aviron et études, en m’organisant comme je le pouvais, ramant tôt le matin ou tard le soir ». Idem pour Cédric Berrest qui aimerait, par la suite, « reprendre une activité professionnelle tout en poursuivant (s)a carrière ». Avant, ils iront « le plus loin possible à Londres » et c’est tout le mal qu’on leur souhaite. Ambitieux et passionnés, rien ne semble pouvoir arrêter les joyeux compères.

Par Oriane Filhol

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