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JO 2020 : La crise s'invite dans le choix de la ville hôte

Jeux Olympiques de Londres 2012


À quinze mois de l'élection de la ville hôte des JO 2020, le Comité International Olympique effectue mercredi un premier écrémage, dans un contexte économique difficile.

Bakou, capitale de Azerbaïdjan, est la première ville menacée par le choix du CIO
Bakou, capitale de Azerbaïdjan, est la première ville menacée par le choix du CIO AFP/JOHANNES EISELE

Le contexte économique délicat pèse sur l'olympisme. Un temps annoncé favorite, Rome a par exemple retiré sa candidature pour organiser les JO 2020, lâché par un gouvernement pressé par d'autres priorités. Mercredi, le CIO doit choisir entre plusieurs dossiers, en éliminant les moins fiables. Il doit doser entre sa volonté de conserver, jusqu'à l'élection du 7 septembre 2013, une concurrence ouverte et multiple, et la real-politik qui lui commande, en ces temps de récession économique, de ne pas laisser des candidates dépenser sans compter pour aller à un casse-pipe annoncé. Voici les forces et les faiblesses des villes encore en lice :

 

- Istanbul

La capitale turque décroche la palme de la ténacité avec cette cinquième candidature en six élections (2000, 2004, 2008, 2012). La candidature de la mégapole turque bénéficie d'une équipe totalement renouvelée. Cité fascinante, Istanbul joue sur un atout unique en proposant des JO sur deux continents. Elle peut également se targuer d'un taux de croissance à deux chiffres et d'une économie performante. En revanche, le système chaotique des transports stambouliotes est un casse-tête pour les défenseurs d'un dossier qui souffre également de la concurrence de la candidature turque à l'Euro 2020 de football. Le CIO a demandé à la Turquie de choisir entre ces deux dossiers, ce que le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a du mal à faire. Une hésitation qui rend incertaine la décision du CIO sur son avenir dans la course à 2020.

- Tokyo

Auteurs d'un dossier technique impressionnant qui mêle des installations d'avant-garde aux sites des JO de 1964, les Japonais souffrent d'un déficit de communication et de représentation au sein du CIO. Ils sont également handicapés par l'attribution des JO d'hiver 2018 à la proche Corée du Sud (Pyeongchang). Hésitantes après le séisme de mars 2011 et la catastrophe de Fukushima, les autorités tokyoïtes en ont finalement fait une plus-value pour leur dossier, jouant de la candidature olympique comme d'un moteur pour accélérer la reconstruction de leur ville et du pays. 

- Bakou

Bakou, 2 millions d'habitants sur les 9 que compte l'Azerbaïdjan, est candidate pour la deuxième fois après la campagne pour 2016 lors de laquelle elle n'avait pas atteint la finale, éliminée sur dossier par le CIO. Les handicaps de la ville de la Caspienne sont peu ou prou les mêmes qu'à l'époque aux yeux d'experts qui, désormais, tendent à privilégier les candidates qui ont déjà des infrastructures. A Bakou, toutes les installations restent à construire. Les autorités qui soutiennent fortement le projet arguent d'une richesse certaine tirée du pétrole et d'un taux de croissance enviable. Mais, aux yeux du CIO, Bakou doit encore s'aguerrir dans l'organisation de grands événements avant de prétendre aux Jeux. Elle est sans doute la première ville menacée d'être sortie. 

- Doha

Choisi pour organiser le Mondial-2022 de football, le Qatar a prouvé dans la dernière décennie sa capacité à organiser de grandes manifestations. Il y a trois ans, il avait été recalé en raison des températures régnant dans la péninsule en juillet-août. Cette fois, le Qatar a été autorisé à poser une candidature en octobre mais le CIO ne cache pas sa préférence pour des JO estivaux. Beaucoup en son sein s'interrogent également sur la légitimité d'un micro-pays à organiser deux événements planétaires en deux ans. La candidature de Doha insiste sur son caractère pan-arabe et moyen-oriental pour lever l'obstacle. Elle peut également se targuer de la sécurité de son financement dans un pays opulent pour espérer passer le cap de cette première sélection. 

- Madrid

Battue pour 2012 et 2016, élection où elle est arrivée contre toute attente en finale contre Rio, Madrid a bien failli jeter l'éponge en raison de la situation économique. Mais la détermination espagnole est intacte, renforcée par cette frange de soutiens indéfectibles qui, au sein du CIO, vote en bloc pour elle par nostalgie de l'époque du président Juan Antonio Samaranch. Pour mener cette candidature de crise, Madrid a peu ou prou recyclé le concept des deux derniers dossiers et économise sur sa communication et ses sorties. Qu'importe pour l'instant. Elle passera l'examen pour atteindre la finale.

Par M. M. (avec AFP)

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