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Ophélie David, les dessous d'un incroyable retour

Ski


INTERVIEW. Moins d'un mois après s'être blessée au genou, Ophélie David est revenue pour reprendre la tête de la Coupe du monde de skicross. Une performance exceptionnelle sur laquelle revient la championne...

Après avoir brillé en Allemagne le week-end dernier, Ophélie David repart déjà; pour  la Suède, cette fois, où elle courra vendredi et samedi
Après avoir brillé en Allemagne le week-end dernier, Ophélie David repart déjà; pour la Suède, cette fois, où elle courra vendredi et samedi SIPA/Kerstin Joensson/AP/

Phénoménale Ophélie David! Victime le 26 janvier dernier d'une fracture de la tête du péroné à Aspen, la septuple vainqueur de la Coupe du monde de skicross est parvenue à s'aligner le week-end dernier à Bischofswiesen, en Allemagne. Mais la Française ne s'est pas contentée de participer; elle a terminé deux fois deuxième, samedi puis dimanche, reprenant la tête du classement général de la Coupe du monde. Une incroyable performance, réussie à peine un mois après avoir contracté une blessure qui nécessite, d'ordinaire, six semaines de repos. La skieuse de l'Alpe d'Huez s'explique sur ce retour aussi inattendu que marquant.

 

France-Soir. On ne s'attendait pas à vous revoir si vite à pareille fête. Comment l'expliquez-vous?

Ophélie David. Dès que je suis rentrée d'Aspen, j'ai commencé à penser à un programme pour pouvoir revenir au plus vite. J'y ai réfléchi avec le médecin de la Fédération, mais aussi et avec deux chirurgiens orthopédiques grenoblois, les professeurs Barth et Prudhon. Tous deux ont été très réactifs; alors qu'on m'avait annoncé que les ligaments étaient touchés, ils m'ont fait passer une IRM et se sont rendus compte que c'était en fait le péroné. J'ai été soulagée de l'apprendre, et dès lors je n'avais qu'une idée en tête; revenir en quatre semaines au lieu de six, pour pouvoir m'aligner en Allemagne!

 

"Les médecins ne m'ont pas prise pour une folle"

 

F.-S. Ont-ils tenté de vous en dissuader?

O. D. Non, et je leur en suis reconnaissante. Ils ne m'ont pas prise pour une folle, mais m'ont comprise et aidé à mener ce projet à bien. Pendant trois semaines, je n'ai fait que de la piscine puis, le week-end du 19 février, je suis remontée sur des skis. Cela a été une souffrance considérable le samedi, plus supportable le dimanche; après ces entraînements, ils m'ont fait passer des radios et, en voyant que tout allait bien, nous avons décidé de foncer.

F.-S. Les risques étaient pourtant réels d'aggraver votre blessure...

O.D. Oui et non. Je savais que cela pouvait retarder l'ossification, et puis à force de bouger une fracture on peut déclencher des douleurs chroniques. Mais je savais aussi que, dans le cas très précis de la blessure que j'avais contractée, ce risque était quasiment inexistant...

"Une guerre de tranchées"

F.-S. Et finalement, cette stratégie s'est donc avérée payante. Comment se sont passées vos courses?

O.D. J'y suis allée sereine, car la décision m'appartenait entièrement. Avant de reconnaître le parcours, mon entraîneur m'a fait comprendre que je n'étais pas là pour passer un test mais bien pour disputer une manche de Coupe du monde, qu'il fallait donc que je fasse abstraction du contexte pour rentrer dans la compétition. Et j'y suis parvenue, après avoir entamé une vraie guerre de tranchées avec moi-même; à chaque virage, je regagnais un peu de confiance, chaque mètre était une victoire.

F.-S. Quels sentiments vous ont habitée en constatant que vous étiez deuxième, samedi?

O.D. C'était vraiment génial, car j'étais la seule à y croire. Dans ces cas-là, il faut avoir les reins solides car certaines réflexions, certaines attitudes peuvent vraiment vous mettre KO. Avant le départ, en Allemagne, quelqu'un de la Fédération est venu me voir en me disant “Tu ne te rends pas compte, si tu te casses la jambe, que va-t-on dire aux journalistes?” Visiblement, les mots dans le journal sont plus importants que notre état de santé... J'ai trouvé ça très déplacé, d'autant que la Fédération ne m'avait envoyé qu'un texto pour prendre de mes nouvelles, avant de m'appeler pour savoir si j'irais à Bischofswiesen. Mais j'ai réussi à passer outre pour bien figurer. C'est une belle récompense pour ceux qui m'accompagnent.

 

F.-S. Vous avez repris la tête du classement de la Coupe du monde, après huit épreuves sur onze. Un huitième globe de cristal est-il en vue, alors que vous serez en lice ce wekk-end à Branas, en Suède?

O.D. Branas, c'est une piste qui me réussit bien. J'y ai gagné deux fois, le terrain sera moins défoncé, moins difficile qu'en Allemagne. Je serai également mieux préparée... Donc j'ai bon espoir de bien y figurer. Et puis je crois aussi que mon retour inattendu a marqué les esprits de mes concurrentes. Je pense avoir pris un avantage psychologique sur elles.

 

Par Jean Berthelot de La Glétais

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