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JO 2012 : Grégory Baugé, tomber, se relever

Série : Les sportifs français aux JO de Londres 2012

Exclusif

Chaque mercredi, retrouvez sur France-Soir le portrait d'un athlète français qui s'apprête à disputer les Jeux Olympiques de Londres. Aujourd'hui, Grégory Baugé, multiple champion du monde de cyclisme sur piste.

Grégory Baugé, concentré avant de démarrer l'entraînement, le 23 mai à l'Insep
Grégory Baugé, concentré avant de démarrer l'entraînement, le 23 mai à l'Insep AFP/FRANCK FIFE

Quand il prend l'escalier menant à la piste du stade couvert Joseph Maigrot, au centre d'entraînement de l'Insep, Grégory Baugé, 27 ans, champion du monde de vitesse individuelle en 2009, 2010 et 2012, gravit les marches une par une, tranquillement, sans se précipiter. Les évènements récents lui ont prouvé qu'un accident était vite arrivé. « Ca peut aller très vite. On peut tomber ou se couper un doigt, il faut faire attention », avertit le pistard, privé de ses titres des Mondiaux 2001 d'Apeldoorn pour manquement aux obligations de localisation anti-dopage. Pour faire simple, Baugé avait oublié d'indiquer aux inspecteurs l'endroit où il logeait au moment des contrôles. Ne manquerait plus effectivement qu'il oublie aussi une marche et manque Londres par légèreté. « J'ai toujours su me servir de mes échecs pour rebondir. Je dois me servir de ce qu'il s'est passé pour m'améliorer. J'ai appris sur moi. Je suis un compétiteur. Il faut serrer les dents », dit le natif de Maisons-Laffitte dans un large sourire. Baugé ne s'en sépare jamais, même quand une foule de plusieurs journalistes l'observe à l'entraînement alors qu'il porte un survêtement moulant. Le contexte intimiderait de plus timides que lui. On pense ainsi à son entraîneur, Florian Rousseau, triple médaillé d'or olympique à Atlanta et Sydney. « Florian, par son caractère, ne donne pas forcément envie d'aller vers lui, explique Baugé. Mais il a su me faire confiance, et réciproquement. Travailler avec lui m'a donné confiance. Si je suis favori à Londres ? En tout cas, je n'ai pas peur de perdre. » Membre de l'équipe de France, François Pervis décrit Baugé comme « un extraverti. A vrai dire, il nous dégoute un peu. On a l'impression, en le voyant à l'entraînement, qu'il est tire-au-flanc, dilettante, mais il répond toujours présent lors des compétitions. Il a une classe naturelle et une force physique incroyable. » Sur la piste, Baugé est le patron et ce n'est pas un hasard si la Fédération lui a demandé de tester en avant-première le nouvelle arme de guerre de l'équipe de France, le vélo Look L96.

"Je ne cours pas après l'argent"

Alors qu'on le croit à terre, prisonnier du regard de ses coéquipiers qui voient en lui un adversaire, Baugé se relève lors des championnats du monde de Melbourne, début avril. Depuis, il ne néglige aucun détail. Si un vélo possédait des rétroviseurs, il les regarderait plutôt deux fois qu'une, de peur de glisser sur une nouvelle peau de banane. Il se sait « le meilleur » et trouve normal « d'être copié ». C'est lorsqu'il revient en Guadeloupe, la terre natale de sa grand-mère, qu'il prend le temps de souffler. A cause de sa sanction, il avait fait perdre à Kévin Sireau et Michael d'Almeida le titre mondial de la vitesse par équipes. La polémique l'a longtemps agacé. Elle a rappelé que le cyclisme était autant un sport collectif qu'individuel. Comme le football, par exemple, qu'il a pratiqué, petit. «  D'ailleurs, le stade olympique me fait penser à un stade de football anglais. » A l'approche de Londres, il se dit « en forme, prêt à assumer et conscient que l'attention se portera sur lui ». Les hommes à craindre ? « Les Anglais, les Allemands, les Australiens. L'écart est très mince. Il y a un mois, cela s'est joué à un millième. On va continuer à travailler pour être avec les meilleurs. Et aux Jeux, contrairement aux Mondiaux, il y a trois tours. » Après les JO, l'athlète se cherchera sans doute un nouveau défi. Il estime avoir fait le tour de la piste. Reste à savoir s'il pourrait trouver un point de chute sur la route, dans une équipe professionnelle, où il pourrait alors s'amuser à défier les cadors du sprint mondial. « Cavendish, je suis prêt à l'affronter, bien sûr. J'attends simplement que quelqu'un organise le duel. » Il ne court pas après l'argent. « Cela ne m'intéresse pas ». Après le défi, si. « Me battre pour le maillot vert, donner des coups de casque... » Tomber, se relever, l'emporter.

 

La semaine prochaine:

Laura Flessel, escrime

Par Maxime Mianat

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