Résultats Présidentielle 2012

» S'identifier
Vendredi 14 décembre, 00:36
Accueil > Sport > Football > Mboma agressé à Ajaccio : "Ettori devrait parler à son psychiatre"

Mboma agressé à Ajaccio : "Ettori devrait parler à son psychiatre"

Faits Divers France


En déplacement à Ajaccio pour la 36ème journée du championnat National, Ibrahima Faye, un joueur du Paris FC et Alain Mboma, l'entraîneur, ont agressé par Christophe Ettori, le directeur sportif du Gazélec.

En avril dernier, le Gazélec Ajaccio s'est incliné en demi-finale de la Coupe de France face à l'OL (0-4)
En avril dernier, le Gazélec Ajaccio s'est incliné en demi-finale de la Coupe de France face à l'OL (0-4) AFP/PASCAL POCHARD-CASABIANCA

C'est une bien triste histoire qu'ont vécus le staff et les joueurs du Paris FC vendredi lors de la 36ème journée du National. En déplacement à Ajaccio, les Parisiens n'avaient plus rien à gagner – ni à perdre. Mais les Corses, sous tension, avaient pour ultime objectif de se maintenir en tête du championnat. Ce qu'ils ont réussi à faire puisqu'ils ont remporté le match (1-0), se rapprochant ainsi d'une accession en Ligue 2. Jusque là, en apparence, tout allait bien.

Mboma : "Ettori n'a pas arrêté de nous insulter"

C'est à la fin de la rencontre que les choses se gâtent. Un des joueurs parisiens, Ibrahima Faye, a une altercation avec le directeur sportif du Gazélec Christophe Ettori avant que ce dernier ne s'en prenne à Alain Mboma, l'entraîneur du Paris FC.

« Pendant toute la première mi-temps, Christophe Ettori n'a pas arrêté de nous insulter. Mais je ne savais pas qui il était, il était dans les tribunes et je pensais donc que c'était un simple supporter », nous explique Alain Mboma ce mardi en début d'après-midi. Le coach précise qu'Ettori « était déjà suspendu », depuis le 26 janvier pour « bousculade envers entraîneur adverse et propos intimidants et grossiers envers officiels suite à son exclusion ». A la fin de la rencontre, « mon joueur (Ibrahima Faye) a refusé de lui serrer la main puisqu'il avait été insulté », raconte le frère de l'ancien joueur du PSG Patrick Mboma. L'entraîneur du Paris FC n'était pas au courant de la première altercation entre Faye et Ettori. Les Parisiens se rendent ensuite à un cocktail d'après-match au club-house, où ils ont été invités, et reçoivent une étrange visite : « pendant la collation, Monsieur Ettori est arrivé en criant et nous a demandé de sortir, il nous a dit "vous n'avez rien à foutre ici" ».

"Je ne le connaissais pas"

Alain Mboma « n'incrimine pas le Gazelec, le club n'y est pour rien. Le problème, c'est que cet homme en fait partie alors qu'il n'a rien à y faire. Il n'y avait aucun antécédents avec Ajaccio ou Ettori, on n'avait jamais joué là-bas et c'était la première fois qu'on se voyait, je ne le connaissais pas, mais j'avais déjà entendu parler du personnage ». Alors toute l'équipe part sans faire d'histoire. Les choses auraient pu s'arrêter là mais, en arrivant sur le parking de l'hôtel, l'invité surprise réapparaît. « Il nous avait suivi en scooter. Il s'est dirigé vers le car en criant "il est où le courageux, il est où le courageux ?" Je lui ai demandé de qui il parlait et il m'a répondu "l'autre enculé de négro". Je me suis interposé pour ne pas qu'il aille voir mes joueurs et il s'en est donc pris à moi ». Mboma se retrouve au sol, après qu'Ettori lui a foncé dessus, et reçoit d'autres coups de pieds dans le dos.

"Personne ne bouge"

« Mon adjoint (Hugo Cabouret) et les dirigeants sont intervenus quand ils ont vu que d'autres personnes me frappaient, mais on les a arrêté. J'ai entendu "personne ne bouge" et, plus tard, ils m'ont raconté qu'il y avait des hommes armés ». Quand il se relève, la police était arrivée mais Ettori a disparu. Les choses se sont « plus ou moins calmées » et les forces de l'ordre n'ont rien fait. Physiquement, « je ne suis pas blessé, j'ai juste des douleurs au genou parce que je suis tombé ». Et psychologiquement ? « Dans mon malheur, j'ai quand même de la chance. Je suis moins choqué que mes collègues car je n'ai pas vu les armes. C'est autre chose quand on ne voit pas ce qu'il se passe ».

Une question substiste : pourquoi Christophe Ettori a eu un tel comportement ? « Je ne sais pas », répond Alain Mboma, incrédule. Ajaccio était effectivement sous pression à l'entame de ce match qu'il lui fallait absolument remporter, mais le Gazélec a fini victorieux. « Heureusement qu'on a perdu, qu'est-ce que ça aurait été si on avait pris ne serait-ce qu'un point ? Il n'est pas fini ce gars-là », ironise l'entraîneur.

Après l'altercation, « le président est venu nous voir, puis j'ai eu un coup de fil de l'entraîneur, qui s'est excusé. Il n'en peut plus de ce bonhomme ». Mais d'Ettori, « je n'attends pas d'excuse et je ne veux pas de nouvelles. C'est à son psychiatre qu'il devrait parler », estime le coach du Paris FC.

Miniconi : "Le Gazélec n'a rien à se reprocher"

La commission de discipline de la Fédération Française de football va examiner les premiers rapports (des arbitres, des délégués et des officiels du match) sur l'agression dès mercredi, ainsi que le courrier du club parisien narrant les faits. Mais selon Mboma, « ce n'est pas la première fois que ça arrive et, souvent, il n'y a pas de suites. Donc je n'attends pas grand chose ». « Le Gazélec n'a rien à se reprocher, explique Olivier Miniconi, président délégué du club ajaccien dans Le Parisien de mardi. L'altercation a été d'ordre privé et a eu lieu à l'extérieur du stade. On ne va pas se mettre à contrôler tout ce qui se passe en ville après un match. On attend donc de voir les griefs qui nous sont reprochés et on y répondra le cas échéant ». L'instance disciplinaire devra chercher s'il y a un lien direct entre le match et l'agression sur le parking. Le GFCO Ajaccio a déjà écopé de 4 points de pénalité, dont 2 avec sursis, dans une autre affaire, et une nouvelle sanction pourrait avoir un impact lourd sur le classement final du championnat National.

Quant à Mboma, il aimerait juste « que ça ne se reproduise plus et qu'on n'en parle plus, mais ça ne doit pas être passé sous silence ». Il a décidé de porter plainte car « c'est impossible de laisser passer ces agissements ».

 

Le président du Gazélec Ajaccio Fanfan Tagliaglioli a qualifié de « farfelues » les accusations de l'entraîneur du Paris FC Alain Mboma. « C'est une altercation de rien du tout qui a duré trente secondes. Il ne s'est pas passé grand-chose », a déclaré mardi le dirigeant du club corse en précisant qu'il avait dîné avec le président du Paris FC le lendemain du match et que le club parisien ne porterait pas plainte. Selon le président du Gazélec, « l'origine de l'altercation vient du fait qu'un joueur du Paris FC a un peu provoqué un supporteur de chez nous, sur le parking du stade. Ensuite, il y a une petite échauffourée devant l'hôtel où résidait le Paris FC. C'est tout ». Concernant l'accusation formulée par Alain Mboma qu'un homme était armé durant l'altercation, Fanfan Tagliaglioli assure que « Mboma rêve. Il a dû regarder trop de films policiers ».

Propos recueillis par Oriane Filhol

FranceSoir l'e-mag en PDF
FranceSoir l’e-mag a 1 an
N° anniversaire gratuit à découvrir en PDF
Télécharger

France-Soir sur Facebook

Plus d’articles


Dernières vidéos

Audiences TV : Taxi est loin devant

» Voir toutes les vidéos

Les derniers commentaires

    Les membres les plus actifs

    • HeyBaal HeyBaal, le 26 jui à 17:29

      288500 points
      5570 commentaires

      En savoir plus sur HeyBaal


    • nellyolson nellyolson, le 21 sep à 19:55

      203400 points
      3716 commentaires

      En savoir plus sur nellyolson


    • Bluesun Bluesun, le 26 jui à 17:21

      155550 points
      2987 commentaires

      En savoir plus sur Bluesun


    • pasloi pasloi, le 3 mai à 21:48

      150550 points
      2433 commentaires

      En savoir plus sur pasloi


    • Jakyburn Jakyburn, le 20 avr à 21:02

      99900 points
      1686 commentaires

      En savoir plus sur Jakyburn


    Quiz

    Testez vos connaissances

    Quiz Info : Insolites, Retraite, Football et Hollande


    Tour de France 2011

    Programmes TV du jour