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Hervé Renard : "La Zambie n'a peur de personne"

CAN 2012


A 48 heures de la finale de la CAN face à la Côte d’Ivoire, Hervé Renard est revenu en longueur sur son parcours, ses émotions, ses rêves. Le coach français des Chipolopolo n’imagine rien d’autre que la victoire dimanche (20h30, Orange sport).

Hervé Renard est confiant pour cette finale de la CAN
Hervé Renard est confiant pour cette finale de la CAN SIPA/Ariel Shalit

FRANCE-SOIR. La Zambie s’apprête à défier les grands Eléphants de Côte d’Ivoire avec une certaine assurance, insouciance. A vous écouter, vous êtes vraiment très confiants avant cette finale…
HERVÉ RENARD. Une finale ça se joue pour être gagnée et l’on va regretter toute notre vie si on ne la gagne pas. Je n’ai surtout pas envie d’entendre dire « Bien joué quand même ». Ca me mettrait en colère. On va se présenter face à eux avec un immense bonheur de représenter la Zambie et une force immense de battre cette équipe de la Côte d’Ivoire.

F.S. Que craignez-vous chez les Eléphants ?
H.R. On n’a peur de personne. On sait la qualité de la Côte d’Ivoire, de ses joueurs que l’on voit toutes les semaines à la télévision. Ils sont très solides défensivement et sont capables de faire la différence offensivement à tout moment. On est devant une montagne. Mais on a tellement de détermination que l’on n’a pas peur d’aller s’installer au somment.

F.S. Comment vivez-vous cette folle aventure ?
H.R. Ce que je vis actuellement, je ne suis pas sûr de le vivre même dans les trois-quarts des clubs de Ligue 1. J’aurais même payé pour vivre ce qui nous attend dimanche en finale de la CAN. Mon but c’est d’avoir des émotions à travers le football. Je fais mon boulot pour gagner des matches comme celui proposé dimanche, pour garder un souvenir fantastique pour le reste de ma vie.

" C’est une revanche sur toutes les critiques qui m’ont touché "

F.S. Pour ceux qui vous découvrent, si vous deviez résumer votre parcours en quelques lignes,  vous diriez…
H.R. Que mon parcours est fait de hauts, de bas. Ça n’a pas toujours été facile. J’ai débuté ma carrière de coach en 2000. Quand vous n’êtes pas un nom du football, vous devez emprunter des chemins sinueux, plus compliqués. Vous ne pouvez pas commencer au haut niveau. Pour être honnête, avant la compétition, vous (les médias) ne connaissiez pas mon nom ni celui de mes joueurs… (…) Aujourd’hui, c’est facile pour vous de dire que je suis avec François Zahoui l’un des meilleurs coachs africains. C’est tout le contraire de ce qui a été précédemment dit. Pour moi c’est une revanche sur toutes les critiques qui m’ont touché.

F.S. Pourquoi n’avez-vous pas exprimé votre joie après la demi-finale contre le Ghana ?
H.R. Ce fut un moment particulier pour moi  car j’étais avec le staff du Ghana en 2008 (Renard était l’adjoint de Claude Le Roy, le sélectionneur des Black Stars à l’époque, NDLR). Tu ne peux pas sauter devant les gens que tu apprécies, par respect pour eux, je me suis donc abstenu. Je me suis rappelé des moments difficiles que j’ai vécus, mais à l’intérieur, j’étais vraiment très heureux.

F.S. Sur votre parcours, sur votre chemin quels coaches ont compté pour vous ?
H.R. Tout au long de ma carrière de joueur puis d’entraîneur j’ai croisé, fréquenté des gens très intéressants. Ça a commencé au centre de formation de Cannes que j’ai intégré en 1983 à l’âge de 15 ans, avec Arsène Wenger comme  directeur du centre de formation, Jean-Marc Guillou, le coach de l’équipe première, puis Jean Fernandez, Guy Lacombe, Claude Le Roy… Autant de personnes que j’ai écoutées avec attention. Ma chance a été de travailler avec Claude Le Roy ensuite. Si je le croise dimanche soir et que je venais à  gagner la CAN, il va me dire « Reste tranquille, en football le plus dur est de  confirmer ».

F.S. Qu’allez-vous faire si vous remportez la CAN dimanche soir ?
H.R. Ce que j’aimerais faire dimanche soir quand on aura gagné la Coupe, c’est aller dans un endroit où il n’y a pas grand monde, prendre un bon capuccino, repenser à tout ce qui vient de se passer et aux moments formidables que je suis en train de vivre. Et ne pas avoir 500 personnes qui me portent, non, ça je n’aime pas trop.

Propos recueillis par Olivier Schwob, à Libreville (Gabon)

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