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Juvisy-Lyon : "On travaille pour contrer l'OL", assure Soubeyrand

Football Féminin


Ce samedi soir (20h45, Eurosport) se joue la finale du championnat de France de D1 entre l'Olympique Lyonnais, leader avec 78, et Juvisy, un point derrière. Sandrine Soubeyrand, la capitaine juvisienne, veut croire à une victoire qui donnerait le titre à son équipe.

Capitaine de l'équipe de France et de Juvisy, Sandrine Soubeyrand a encore de beaux moments à vivre cette saison
Capitaine de l'équipe de France et de Juvisy, Sandrine Soubeyrand a encore de beaux moments à vivre cette saison AFP/PATRIK STOLLARZ

L'entretien a eu lieu il y a dix jours dans les salons de l'hôtel de ville de Paris où Bruno Bini le sélectionneur de l'équipe de France a livré sa liste de 24 joueuses retenues pour la préparation des JO. Sandrine Soubeyrand, 39 ans le 16 août, a évoqué pour France-Soir les Jeux olympiques, ses premiers malgré une carrière en équipe de France qui a débuté le 12 avril 1997 avec une victoire en Belgique (3-0). 177 capes plus tard, sa motivation est intacte. Mais avant de penser aux JO, « Soub' » a encore un dernier objectif avec son club : devenir championne de France. Pour cela, il faudra battre les Lyonnaises qui visent le triplé Ligue des champions-Coupe de France-Championnat, ce samedi soir au Stade Robert Bobin d'Evry-Bondoufle.

FRANCE-SOIR. Dans quel état d'esprit êtes-vous à l'approche du match contre Lyon ?
SANDRINE SOUBEYRAND. La priorité c'est de gagner contre Soyaux pour s'assurer la participation à la Ligue des champions (les Juvisiennes ont gagné 2-0). Si on nous avait dit en début de saison qu'on aurait un point de retard sur les Lyonnaises avant de les affronter Lyon, je ne sais pas si on y aurait cru. Mais on joue pour ça, pour essayer de se permettre de rêver lors du dernier match contre la meilleure équipe. On n'a pas de pression.C'est elle qui l'ont. Elles ont l'ambition de faire un triplé. Nous, notre ambition était de se qualifier pour la Coupe d'Europe. Maintenant c'est presque du bonus. On ne va pas dire qu'on y est arrivé en ayant cette deuxième place car il faut toujours aller chercher plus loin. On se permet de rêver, il faut jouer le jeu jusqu'au bout.

F.-S. L'an passé Lyon a tout écrasé sur son passage en D1. Comment expliquez-vous ce resserrement cette saison ?
S.S. Lyon c'est un moteur. On a toujours envie de battre celui qui est au-dessus. On se donne les moyens, on cherche les solutions pour optimiser ce que l'on peut pour essayer de rivaliser avec elles. Chercher à progresser pour essayer de s'améliorer pour battre l'équipe qui est première, c'est l'objectif des sportifs. L'an passé on avait fini 4e, on voulait revenir dans les deux premières. Toutes les équipes ont envie de suivre la locomotive puis de la dépasser. On n'a pas tous les même moyens, mais nous faisons avec ce que nous avons et ce n'est pas non plus négligeable. Le foot féminin est encore loin d'où il peut arriver. Avec d'autres moyens et une autre façon de travailler on peut y arriver. Montpellier n'a pas les même moyens que Lyon, PSG non plus et pourtant ces équipes ont accroché Lyon cette année. On travaille pour contrer Lyon.

"Le foot féminin vend très peu de matches au prix fort"

F.-S. Les moyens financiers, c'est le nerf de la guerre ?
S.S. Un club comme Montpellier qui a un budget de 36 millions d'euros, le 13e de Ligue 1, arrive à être champion de France cette année. Ce n'est pas le fruit du hasard. Le foot est un sport collectif. L'argent est important mais ce n'est pas le seul vecteur qui va permettre d'être champion. Cette année ça aurait dû être Paris ; c'est une équipe en construction, avec des individualités plus fortes, mais un collectif moins rôdé et elle a manqué le coche. En revanche, pour rivaliser au niveau international, il faut des moyens, comme pour nous par exemple en Coupe d'Europe. Il faut tendre vers un club comme Lyon qui se donne les moyens. Après on voit bien que c'est compliqué pour l'ensemble des clubs, même pour les clubs pro. Les collectivité territoriales ont peut-être envie de mettre de l'argent dans d'autres priorités et après il faut trouver des sponsors privés. Force est de constater que même si on se développe, ce qui fait vivre le sport et le foot masculin ce sont les droits télé et cela se réduit. Chez nous on vend très peu de matches au prix fort. C'est compliqué.

F.-S. Bruno Bini a annoncé sa liste pour les JO, est-ce que cela marque pour vous le début des JO ?
S.S. Après le tirage au sort, c'est une nouvelle étape. Ca pose le décors. On sait avec qui on va vivre l'aventure. Le vrai commencement sera le premier jour du stage. Il y a des étapes incontournables : savoir contre qui on va jouer, savoir qui est sélectionné.C'est souvent les stages les plus importants pour définir le cadre, redonner les objectifs et puis après une fois que l'on en pris dans l'engrenage, c'est parti.

F.-S. Entre la Coupe du monde, l'après-Mondial, la tournoi de Chypre, la saison de l'équipe de France de France a été longue, n'êtes-vous pas épuisée ?
S.S. Il y a eu très peu de coupure. On fait beaucoup de match internationaux, c'est un avantage car cela nous permet de nous étalonner, de créer des automatismes. C'est aussi parfois un peu fatigant, on en est déjà à 14 matches internationaux. On va encore en faire trois (Roumanie, Russie, Japon, en match de préparation) et puis j'espère six. Cela fait neuf matches en plus pour des filles qui jouent déjà beaucoup en club. Ca fait beaucoup pour un club comme Lyon qui a fait la Coupe d'Europe jusqu'au bout, la Coupe de France jusqu'au bout, heureusement elles ont un gros effectif. Quand on est internationale on a l'habitude. La priorité sera de récupérer à partir du 5 juin et de repartir sur une préparation. Les JO c'est quand même une évènement qui nous fait rêver.


" A travers les Jeux, c'est aussi l'histoire qui est retracée"

F.-S. Justement, que vous inspirent les Jeux olympiques ?
S.S. Il y a plein d'images qui me viennent à l'esprit car je suis une passionnée de sport. Par exemple, en1992, l'équipe de basket américaine, Magic Johnson, Michael Jordan, Scottie Pippen, Charles Barkley… Il y en a tellement d'autres. Mes premiers souvenirs, je revois Carl Lewis au triple saut en 1984. Il y en a d'autres qui ont marqué l'histoire, Nadia Comaneci en gymnastique. Un peu plus récemment, je retiens Phelps. On a beaucoup de référence de sportifs américains car ce sont eux qui ont souvent eu des médailles.

F.-S. Les Jeux c'est un évènement qui dépasse les frontières du sport selon vous ?
S.S. Ca fait plus de 100 ans que ça existe. En 1972, à Munich, il y a eu cet attentat contre les Israéliens, ça aussi ça fait partie de l'histoire. Il y a aussi les Jeux des Berlin en1936… Disons qu'à travers les Jeux, c'est aussi l'histoire du monde qui est retracée. C'est souvent lié. Le sport permet de faire passer des messages politiques. Cela ne devrait pas être le cas mais c'est un tel évènement, tellement suivi médiatiquement. Les Jeux olympiques ont souvent servi au rayonnement international de certains pays. On a associé des sportifs à des problèmes internationaux. Il y a moins de message qui passent dans une Coupe du monde de football.

"Relever un défi à plusieurs, c'est pour cela je suis encore là"

F.-S. Pour en revenir à l'équipe de France, vous allez être basées à Glasgow (Ecosse). Cela va-t-il être frustrant pour vous d'être aussi loin de village olympique?
S.S. Oui au regard des autres sports, on ne sera pas au village. Mais peut-être que cela va se révéler être un avantage. On a l'habitude de vivre en vase clos dans une compétition où il y a que nous ou une équipe à d'autres étages de l'hôtel. J'ai discuté avec d'autres athlète qui m'ont dit que le village est parfois fatigant, qu'il peut y avoir des contraintes. Nous, nous allons fonctionner comme on en a l'habitude, c'est aussi un avantage.

F.-S. A bientôt 39 ans, qu'est-ce qui vous fait encore courir ?
S.S. Le foot en lui même, je suis passionnée par ce sport. Le jour où je ne pourrai plus courir après le ballon, il faudra que je me trouve une autre occupation (rire). C'est le plaisir, le partage, c'est ce pour quoi on fait un sport collectif. C'est se prouver à soit qu'on peut encore dépasser des limites. Je pense que c'est pour ça que je continue. Même si j'ai atteint mes limites au plan purement physique, relever un défi à plusieurs, c'est la raison pour laquelle je suis encore là.

F.-S. Ca veut dire que cette année, vous serez championne de France ?
S.S. C'est tout ce que je souhaite...

Propos recueillis par Syanie Dalmat

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